Test du Logitech Illuminated : un clavier rétro-illuminé !
Bruno Cormier le 07 novembre 2008 (59 534 lectures)
Tester un clavier. Une tache clairement difficile, voire impossible à faire en toute objectivité. On n'aura pas la prétention d'avoir la préférence ultime en terme de clavier, mais force est de constater que notre métier nous impose cet accessoire comme un outil de travail essentiel, celui que nous touchons le plus, à rendre jalouse la souris, toujours moins rapide qu'un raccourci-clavier.
Alors oui, des claviers, j'en ai usé un paquet. Les plus courageux ont résisté aux cendres de cigarettes, aux giclées de cafés, les plus persistants ont gardé leurs couleurs et le motif de leurs touches intact malgré une transpiration acide et les violents frottements de touche d'un rédacteur-joueur acharné. Premières victimes, les touches : Z, S, D, Q pour le joueur, et E, T, M, C pour le rédacteur dont la pratique dactylographique est certes rapide, mais peu académique.
Trois semaines que le clavier Illuminated de Logitech s'en prend plein les touches. Et cette fois, on l'a utilisé à la fois durant nos longues journées de rédaction et dans nos éprouvantes soirées de jeu. Et autant dire que le PvP, surtout quand on perd, ça fait mal au clavier autant qu'aux doigts.
Apparence, matériaux et design
Question look et fabrication, aucun doute, le Logitech Illuminated est une véritable délectation. Les matériaux utilisés sont parfaitement adaptés au toucher, les touches ne sont pas rugueuses, le repose main est une matière semi-molle très douce et très agréable pour les paumes, mais nous avons surtout été impressionné par le plastique qui entoure les blocs de touches du clavier : un compromis parfait entre douceur et rugosité.
Le look est lui aussi très étudié, intimement lié à un design qui se veut à la fois futuriste et sobre, luxueux mais sans paillettes. Le clavier est d'abord très fin, le plus fin que nous ayons pour l'instant rencontré jusqu'à présent. La disposition de ses touches est plutôt classique, et c'est plutôt dommage, on aurait finalement aimé un clavier moins large, avec le bloc principal et le pavé numérique rapprochés au maximum. Un design très pratique pour les rédacteurs qui écrivent souvent des chiffres dans leur texte : un pavé numérique trop éloigné à droite cause souvent une gêne à l'extérieur du poignet droit, beaucoup moins notable lorsque le pavé numérique est proche du reste des touches dans un format plus « low-profile ».
Mais quelques astuces sont à noter, très pratiques : tout d'abord, l'évacuation de cette satanée touche « Inser », au profit d'une double touche « Suppr ». Combien de fois presse-t-on innocemment la commande « Inser » en voulant seulement supprimer quelques caractères, avec une bonne crise de nerfs à la clé... ?
Autre praticularité de design, toutes les touches de la ligne inférieure adoptent une taille classique, bien plus épais que celui des autres touches du clavier en design low-profile, celui d'un clavier de portable. L'avantage se fait surtout sentir pour la barre Espace, bien plus facile à presser lors d'une rédaction rapide. Ayant longtemps travaillé sur un autre clavier aux touches low-profile, comme le UltraX Premium de Logitech, la différence de confort se fait agréablement sentir.
Quant aux touches elles-mêmes, Logitech a opté pour une grande souplesse sous la frappe, alors que le UltraX était beaucoup plus rigide, et fatigant pour un rédacteur. Des touches souples, c'est donc bien pour un rédacteur, mais déjà beaucoup moins pour un joueur. Bref, on regrette tout de même un manque d'originalité dans la disposition des touches, malgré une gamme de matériaux offrant une sensation de toucher assez exceptionnelle.
Que la lumière soit !
Parlons évidemment de LA fonction ultime de ce clavier, et qui est finalement la seule notable avec la qualité de ses matériaux : le rétroéclairage de ses touches. Le système est très efficace, une touche située tout en haut à droite du clavier permet de régler la luminosité sur trois intensités différentes, ou même d'éteindre simplement la lumière.
Autant vous le dire tout de suite, éteindre la lumière n'est, du coup, vraiment pas conseillé pour ce clavier. Les motifs translucides des touches restent très ternes si aucune lumière ne les traverse, et même en plein jour, il leur faudra un éclairage pour les mettre visuellement en évidence.
Sur les trois intensités d'éclairage, la plus forte commence très vite à déranger, car la lumière des LED transpire entre les touches, ce qui entraîne finalement une gêne visuelle remarquable. L'intensité moyenne sera déjà moins agressive, mais c'est finalement l'éclairage minimal qui nous a surtout charmés : juste assez pour mettre parfaitement en évidence les touches, et surtout trop peu pour transpirer entre les touches, ce qui donne un réel sentiment de perfection à apprécier particulièrement dans la pénombre, voir le noir complet.
Le rétroéclairage LED de ce clavier est parfaitement réussi, avec une LED pour chaque touche, et trois niveaux qui conviendront certainement à tous les goûts.
Quelle utilisation ?
C'est LE point noir du clavier, et en même temps, ce n'est pas vraiment un défaut puisqu'il n'est clairement pas destiné à ce genre d'utilisation : cet Illuminated n'est pas fait pour fraguer de l'Illuminati dans Deus Ex, ni dans n'importe quel autre jeu d'ailleurs. Les touches sont trop souples, l'interface de configuration logicielle fournie avec les pilotes de Logitech reste très minimaliste, pour la bureautique uniquement (et sous Vista particulièrement), et même si les touches ont parfaitement résisté à de nombreuses soirées de stress « in game », les acharnés opteront clairement pour un clavier plus blindé pour du long terme.
C'est donc surtout pour les rédacteurs et les utilisateurs bureautique que ce clavier s'avère particulièrement jouissif. Dans cette tâche, il est même, selon mon avis purement subjectif, plus sexy que le DiNovo, trop perfectionné et pas si parfait. L'Illuminated est un plaisir pour les yeux, un plaisir pour les doigts, et un modèle de productivité pour tous ceux qui torturent allègrement les traitements de texte, tableurs, et autres environnements de programmation.
Alors oui, des claviers, j'en ai usé un paquet. Les plus courageux ont résisté aux cendres de cigarettes, aux giclées de cafés, les plus persistants ont gardé leurs couleurs et le motif de leurs touches intact malgré une transpiration acide et les violents frottements de touche d'un rédacteur-joueur acharné. Premières victimes, les touches : Z, S, D, Q pour le joueur, et E, T, M, C pour le rédacteur dont la pratique dactylographique est certes rapide, mais peu académique.
Trois semaines que le clavier Illuminated de Logitech s'en prend plein les touches. Et cette fois, on l'a utilisé à la fois durant nos longues journées de rédaction et dans nos éprouvantes soirées de jeu. Et autant dire que le PvP, surtout quand on perd, ça fait mal au clavier autant qu'aux doigts.
Apparence, matériaux et design
Question look et fabrication, aucun doute, le Logitech Illuminated est une véritable délectation. Les matériaux utilisés sont parfaitement adaptés au toucher, les touches ne sont pas rugueuses, le repose main est une matière semi-molle très douce et très agréable pour les paumes, mais nous avons surtout été impressionné par le plastique qui entoure les blocs de touches du clavier : un compromis parfait entre douceur et rugosité.
Le look est lui aussi très étudié, intimement lié à un design qui se veut à la fois futuriste et sobre, luxueux mais sans paillettes. Le clavier est d'abord très fin, le plus fin que nous ayons pour l'instant rencontré jusqu'à présent. La disposition de ses touches est plutôt classique, et c'est plutôt dommage, on aurait finalement aimé un clavier moins large, avec le bloc principal et le pavé numérique rapprochés au maximum. Un design très pratique pour les rédacteurs qui écrivent souvent des chiffres dans leur texte : un pavé numérique trop éloigné à droite cause souvent une gêne à l'extérieur du poignet droit, beaucoup moins notable lorsque le pavé numérique est proche du reste des touches dans un format plus « low-profile ».
Mais quelques astuces sont à noter, très pratiques : tout d'abord, l'évacuation de cette satanée touche « Inser », au profit d'une double touche « Suppr ». Combien de fois presse-t-on innocemment la commande « Inser » en voulant seulement supprimer quelques caractères, avec une bonne crise de nerfs à la clé... ?
Autre praticularité de design, toutes les touches de la ligne inférieure adoptent une taille classique, bien plus épais que celui des autres touches du clavier en design low-profile, celui d'un clavier de portable. L'avantage se fait surtout sentir pour la barre Espace, bien plus facile à presser lors d'une rédaction rapide. Ayant longtemps travaillé sur un autre clavier aux touches low-profile, comme le UltraX Premium de Logitech, la différence de confort se fait agréablement sentir.
Quant aux touches elles-mêmes, Logitech a opté pour une grande souplesse sous la frappe, alors que le UltraX était beaucoup plus rigide, et fatigant pour un rédacteur. Des touches souples, c'est donc bien pour un rédacteur, mais déjà beaucoup moins pour un joueur. Bref, on regrette tout de même un manque d'originalité dans la disposition des touches, malgré une gamme de matériaux offrant une sensation de toucher assez exceptionnelle.
Comparaison avec le Logitech UltraX, qui a bien mangé au passage.
Notez que depuis, il est mort d'uncoma éthylique court-circuit .
Notez que depuis, il est mort d'un
Que la lumière soit !
Parlons évidemment de LA fonction ultime de ce clavier, et qui est finalement la seule notable avec la qualité de ses matériaux : le rétroéclairage de ses touches. Le système est très efficace, une touche située tout en haut à droite du clavier permet de régler la luminosité sur trois intensités différentes, ou même d'éteindre simplement la lumière.
Puissance moyenne Puissance forte
Autant vous le dire tout de suite, éteindre la lumière n'est, du coup, vraiment pas conseillé pour ce clavier. Les motifs translucides des touches restent très ternes si aucune lumière ne les traverse, et même en plein jour, il leur faudra un éclairage pour les mettre visuellement en évidence.
Sur les trois intensités d'éclairage, la plus forte commence très vite à déranger, car la lumière des LED transpire entre les touches, ce qui entraîne finalement une gêne visuelle remarquable. L'intensité moyenne sera déjà moins agressive, mais c'est finalement l'éclairage minimal qui nous a surtout charmés : juste assez pour mettre parfaitement en évidence les touches, et surtout trop peu pour transpirer entre les touches, ce qui donne un réel sentiment de perfection à apprécier particulièrement dans la pénombre, voir le noir complet.
Faible Moyen Fort
Le rétroéclairage LED de ce clavier est parfaitement réussi, avec une LED pour chaque touche, et trois niveaux qui conviendront certainement à tous les goûts.
Quelle utilisation ?
C'est LE point noir du clavier, et en même temps, ce n'est pas vraiment un défaut puisqu'il n'est clairement pas destiné à ce genre d'utilisation : cet Illuminated n'est pas fait pour fraguer de l'Illuminati dans Deus Ex, ni dans n'importe quel autre jeu d'ailleurs. Les touches sont trop souples, l'interface de configuration logicielle fournie avec les pilotes de Logitech reste très minimaliste, pour la bureautique uniquement (et sous Vista particulièrement), et même si les touches ont parfaitement résisté à de nombreuses soirées de stress « in game », les acharnés opteront clairement pour un clavier plus blindé pour du long terme.
C'est donc surtout pour les rédacteurs et les utilisateurs bureautique que ce clavier s'avère particulièrement jouissif. Dans cette tâche, il est même, selon mon avis purement subjectif, plus sexy que le DiNovo, trop perfectionné et pas si parfait. L'Illuminated est un plaisir pour les yeux, un plaisir pour les doigts, et un modèle de productivité pour tous ceux qui torturent allègrement les traitements de texte, tableurs, et autres environnements de programmation.
Sommaire
- 1. Un clavier d'illuminé ?
- 2. Luxe, classe et volupté...



























