Test exclusif du luxuriant boîtier PC-888 de Lian-Li
Bruno Cormier le 07 janvier 2009 (31 696 lectures)
Tous les ingrédients du luxe
Voici donc un boîtier au look bien particulier. Certains aimeront, d'autres non, nous penchons plutôt du second côté. Bref, allons plus loin. Première constatation, ce boîtier est entièrement composé de 125 pièces d'aluminium faites sur mesure, et du coup, il est très léger par rapport à sa grande taille. La finition est très bonne, même si les arêtes sont très accentuées, et sans être coupantes, elles sont un peu hostiles aux manipulations, mes mains s'en souviennent encore.
Seconde surprise, un bundle très complet, avec un maximum de vis en tout genre, un maximum de câbles SATA dont certains très longs pour monter au second étage, et des caddies pour disques durs en aluminium. Summum du raffinement, la marque fournit une petite boîte compartimentée pour y ranger ses vis selon leur type, ainsi qu'un outil pour enfoncer les écrous de support de la carte mère facilement dans leur plaque. Très appréciable.
Le replicateur de port au sommet du boîtier est un sans-faute : pas moins de cinq ports USB, un port eSATA, un Firewire, les traditionnelles entrées-sorties audio, et surtout un lecteur de carte-mémoire compatible avec 14 formats différents.
L'intérieur du boîtier est une autre paire de manches. La structure interne fait tout de suite très peur en termes d'ergonomie. On y distingue trois étages, un gros rez-de-chaussée qui embarquera la carte mère et ses cartes filles dans un compartiment copieusement ventilé par deux turbines de 140 mm en aspiration à l'avant, et d'un 120 mm en extraction à l'arrière.
Les trois ventilos pourront être contrôlés par un petit rhéobus intégré au boîtier, avec une molette disponible sous la turbine arrière, avec une rotation maximale de 1500 tpm. L'intensité des LED bleue augmentera avec la vitesse des ventilos, et le rhéobus offre en tout trois prises 3 broches. Remarquez aussi que tout l'avant est équipé de filtre à poussière pour filtrer l'air aspiré.
Le second étage est consacré à l'alimentation, il est compatible avec les blocs les plus longs. Le troisième étage est réservé aux lecteurs optiques 5,25 pouces, il pourra en accueillir deux... seulement. Et pour ces derniers, il faudra impérativement trouver des lecteurs en SATA, car il sera impossible de trouver un câble IDE classique assez long pour monter au dernier étage du boîtier. D'autre part, le lecteur optique du haut sera en conflit avec les câbles du réplicateur de port au sommet, on peut l'enfoncer, mais il sera très difficile de le retirer car les câbles bloquent et gênent énormément.
Juste sous l'alimentation on retrouve une cage à disques durs prééquipée pour accueillir jusqu'à quatre disques SATA en RAID. L'ensemble laisse plutôt perplexe : pas de système antivibrations, impossible de placer un seul disque PATA, l'alimentation des PCB d'accueil SATA se fait par prise Molex (les connecteurs SATA de votre alimentation ne serviront qu'aux lecteurs optiques), et le branchement à chaud ne pourra se faire qu'en ouvrant le panneau latéral, un exercice pas vraiment aisé...
Les portes latérales offrent des caoutchoucs pour isoler les compartiments de la carte mère de manière hermétique. Une idée sympathique contre les nuisances sonores et la poussière.
Mais le luxe n'est pas synonyme de perfection
Le revers de la médaille maintenant. L'installation d'une configuration dans ce boîtier fut digne d'une galère romaine bourrée d'esclaves asmathiques. On commence par les portes latérales, qui s'ouvrent avec un système plutôt sympathique certes (un loquet à dévisser et tirer), mais les remettre en place est une autre paire de manches : il faudra rentrer plusieurs petits pilons dans leur trou respectif, un exercice qui nous a pris plusieurs minutes à chaque fois, sans compter les câbles qui gênent un peu plus une fois l'installation effectuée.
Le panneau de support de la carte mère est amovible, la manipulation est très simple, et c'est un bon point pour ce boîtier. Cette méthode d'installation de carte mère s'avère vraiment très pratique. En revanche, pour l'installation sans outil, c'est totalement raté : ce boîtier regorge de vis, partout, même sur les caddies des disques durs. Même la majorité des vis est faite pour être tournée à la main, leur multitude en devient vite longue et fastidieuse.
L'installation de la configuration fut d'ailleurs globalement très fastidieuse. La gestion des câbles est vraiment le point faible du boîtier. Très haut, il faut de longs câbles, et il y a très peu de place dans les conduits prévus à cet effet. Rien que le câble 24 broches de l'alimentation de la carte mère est déjà très encombrant et les autres deviennent du coup un véritable cauchemar à faire passer entre les étages. Trop longs, trop courts, trop large, bref...
En fonctionnement, les trois ventilateurs fournis avec le boîtier sont très silencieux, même à pleine vitesse. Les LED bleues sont du plus bel effet, surtout au sommet, avec le nom de la marque Lian-Li rétroéclairé. C'est clairement un boîtier qu'il faut plutôt « admirer » que manipuler. On y installera sa configuration pour ne plus y toucher, et c'est d'ailleurs un peu l'idée de Lian-Li dans ce châssis, mis au point pour démontrer les talents de conception et de fabrication de Lian-Li. Avec plus ou moins de succès.
Voici donc un boîtier au look bien particulier. Certains aimeront, d'autres non, nous penchons plutôt du second côté. Bref, allons plus loin. Première constatation, ce boîtier est entièrement composé de 125 pièces d'aluminium faites sur mesure, et du coup, il est très léger par rapport à sa grande taille. La finition est très bonne, même si les arêtes sont très accentuées, et sans être coupantes, elles sont un peu hostiles aux manipulations, mes mains s'en souviennent encore.
Seconde surprise, un bundle très complet, avec un maximum de vis en tout genre, un maximum de câbles SATA dont certains très longs pour monter au second étage, et des caddies pour disques durs en aluminium. Summum du raffinement, la marque fournit une petite boîte compartimentée pour y ranger ses vis selon leur type, ainsi qu'un outil pour enfoncer les écrous de support de la carte mère facilement dans leur plaque. Très appréciable.
Le replicateur de port au sommet du boîtier est un sans-faute : pas moins de cinq ports USB, un port eSATA, un Firewire, les traditionnelles entrées-sorties audio, et surtout un lecteur de carte-mémoire compatible avec 14 formats différents.
L'intérieur du boîtier est une autre paire de manches. La structure interne fait tout de suite très peur en termes d'ergonomie. On y distingue trois étages, un gros rez-de-chaussée qui embarquera la carte mère et ses cartes filles dans un compartiment copieusement ventilé par deux turbines de 140 mm en aspiration à l'avant, et d'un 120 mm en extraction à l'arrière.
Les trois ventilos pourront être contrôlés par un petit rhéobus intégré au boîtier, avec une molette disponible sous la turbine arrière, avec une rotation maximale de 1500 tpm. L'intensité des LED bleue augmentera avec la vitesse des ventilos, et le rhéobus offre en tout trois prises 3 broches. Remarquez aussi que tout l'avant est équipé de filtre à poussière pour filtrer l'air aspiré.
Le second étage est consacré à l'alimentation, il est compatible avec les blocs les plus longs. Le troisième étage est réservé aux lecteurs optiques 5,25 pouces, il pourra en accueillir deux... seulement. Et pour ces derniers, il faudra impérativement trouver des lecteurs en SATA, car il sera impossible de trouver un câble IDE classique assez long pour monter au dernier étage du boîtier. D'autre part, le lecteur optique du haut sera en conflit avec les câbles du réplicateur de port au sommet, on peut l'enfoncer, mais il sera très difficile de le retirer car les câbles bloquent et gênent énormément.
Juste sous l'alimentation on retrouve une cage à disques durs prééquipée pour accueillir jusqu'à quatre disques SATA en RAID. L'ensemble laisse plutôt perplexe : pas de système antivibrations, impossible de placer un seul disque PATA, l'alimentation des PCB d'accueil SATA se fait par prise Molex (les connecteurs SATA de votre alimentation ne serviront qu'aux lecteurs optiques), et le branchement à chaud ne pourra se faire qu'en ouvrant le panneau latéral, un exercice pas vraiment aisé...
Les portes latérales offrent des caoutchoucs pour isoler les compartiments de la carte mère de manière hermétique. Une idée sympathique contre les nuisances sonores et la poussière.
Mais le luxe n'est pas synonyme de perfection
Le revers de la médaille maintenant. L'installation d'une configuration dans ce boîtier fut digne d'une galère romaine bourrée d'esclaves asmathiques. On commence par les portes latérales, qui s'ouvrent avec un système plutôt sympathique certes (un loquet à dévisser et tirer), mais les remettre en place est une autre paire de manches : il faudra rentrer plusieurs petits pilons dans leur trou respectif, un exercice qui nous a pris plusieurs minutes à chaque fois, sans compter les câbles qui gênent un peu plus une fois l'installation effectuée.
Le panneau de support de la carte mère est amovible, la manipulation est très simple, et c'est un bon point pour ce boîtier. Cette méthode d'installation de carte mère s'avère vraiment très pratique. En revanche, pour l'installation sans outil, c'est totalement raté : ce boîtier regorge de vis, partout, même sur les caddies des disques durs. Même la majorité des vis est faite pour être tournée à la main, leur multitude en devient vite longue et fastidieuse.
L'installation de la configuration fut d'ailleurs globalement très fastidieuse. La gestion des câbles est vraiment le point faible du boîtier. Très haut, il faut de longs câbles, et il y a très peu de place dans les conduits prévus à cet effet. Rien que le câble 24 broches de l'alimentation de la carte mère est déjà très encombrant et les autres deviennent du coup un véritable cauchemar à faire passer entre les étages. Trop longs, trop courts, trop large, bref...
En fonctionnement, les trois ventilateurs fournis avec le boîtier sont très silencieux, même à pleine vitesse. Les LED bleues sont du plus bel effet, surtout au sommet, avec le nom de la marque Lian-Li rétroéclairé. C'est clairement un boîtier qu'il faut plutôt « admirer » que manipuler. On y installera sa configuration pour ne plus y toucher, et c'est d'ailleurs un peu l'idée de Lian-Li dans ce châssis, mis au point pour démontrer les talents de conception et de fabrication de Lian-Li. Avec plus ou moins de succès.
Sommaire
- 1. Le nouveau boîtier au sommet de l'art de Lian-Li
- 2. Examen et installation : le luxe demande des sacrifices





































