SN68SG2 : le Shuttle AM2 à 220 €
David Legrand le 20 septembre 2007 (29 352 lectures)
Passons maintenant aux choses sérieuses. Nous avons décidé d'effectuer quelques tests sur notre machine du jour en l'équipant d'un Athlon 64 X2 BE-2350 pensé pour les PC de salon, ainsi qu'une barrette de 1 Go de DDR-2 Crucial PC 6400 et un lecteur Blu-Ray BDC-202 de Pioneer.Côté 3D, comme nous l'avons dit, la partie graphique intégrée de NVIDIA n'est pas pensée pour la puissance avant tout puisqu'il s'agit ici d'une GeForce 7025. Sous 3DMark 2006, elle n'obtient d'ailleurs qu'un score de 236 points, ce qui est assez léger.
Elle permet tout de même, selon nos tests, de jouer à des jeux peu gourmand en ressources tels que World of Warcraft ou HL² dans des résolutions limitées et en utilisant des réglages peu gourmand. Il ne faudra donc pas espérer le 1024x768 sans filtres.
Nous avons donc fait nos relevés en l'utilisant, mais aussi avec une Radeon HD 2600XT GDDR-4 de chez AMD qui est simple slot et ne nécessite pas de connecteur d'alimentation PCIe. Elle propose aussi un décodage complet des formats haute définition H.264 et VC-1, tout en proposant une sortie HDMI grâce au dongle d'AMD, de quoi transformer ce Shuttle en platine de salon.
Sous 3DMark 2006, on est ainsi passé à 4457 points. Pour rappel, une telle carte permet de jouer plus que correctement aux titres actuels dans des résolutions allant jusque 1280x1024 avec quelques filtrages, ce qui conviendra parfaitement à une télévision HD Ready 720p. Des résolutions supérieures pourront êtres utilisées, mais il faudra alors éviter d'activer trop de fonctionnalités 3D gourmandes, afin de ne pas trop baisser le framerate.
Bien entendu, nous avons tenté de lire des Blu-Ray, télévision HD Ready de 94 cm à l'appui, le tout en HDMI, ou en VGA lorsque l'IGP était utilisé. Autant le dire, celui-ci étant dépourvu de Pure Video HD, il nous a été impossible de visionner un film sans saccade, le BE-2350 étant largement dépassé par les événements.
Ce n'était bien entendu plus le cas avec notre Radeon HD 2600XT puisque celle-ci dispose de l'UVD. Les amateurs de NVIDIA pourront se tourner vers les 8500GT et 8600GT pour disposer de fonctions équivalentes. Attention, le VC-1 n'est pas entièrement décodé par les puces du caméléon, mais l'utilisation d'un processeur dual core permet de pallier cette différence.
Des températures relativement faibles. Un PC compact, mais au frais
Côté températures, ce Shuttle est une petite merveille ainsi équipée. Dans une pièce à 24°C de température ambiante, avec l'IGP et au repos, le processeur affichait 28°C seulement. Le ventilateur était alors à 780 tpm en mode « Smart Fan », de quoi être totalement silencieux. En charge, après une petite heure à 100% d'utilisation, le CPU est monté à 50°C, le ventilateur était alors à 1100 tpm et n'était guère plus audible.
Une fois la Radeon HD 2600XT installée, on ne constate pas une grande différence. Le ventilateur garde, lui, le même comportement, alternant entre 780 tpm et 1100 tpm. Le processeur a atteint au maximum les 52°C lorsque nous lancions la fenêtre 3D d'ATI Tool en même temps que nous faisions tourner le processeur à 100 %.La carte graphique voyait sa température alterner entre 53°C et 61°C, ce qui reste raisonnable, d'autant plus que le panneau latéral du Shuttle restait à une température assez fraîche, pas de risque de brûlure, donc.
Une consommation mesurée, pour le plus grand plaisir de notre facture EDF
La consommation de l'ensemble était aussi une assez bonne surprise. Avec l'IGP, elle allait de 41 watts à 83 watts pour l'ensemble de la machine, le tout mesuré à la prise. Avec la Radeon HD, nous passions à des valeurs de 61 watts à 131 watts en charge, alors que le CPU et la carte 3D sont sollicités. En lecture HD, nous affichions un peu plus de 90 watts.
Au final, ce Shuttle respecte donc bien la plupart de nos attentes. Il est silencieux, consomme peu lorsque l'on choisit bien les composants qui l'accompagneront, et peut aussi bien être une machine de bureau qu'un PC de salon paré pour la haute définition. Cerise sur le gâteau, son BIOS est assez bien conçu et permet même d'overclocker le processeur de manière aisée.
Malheureusement, il n'est pas dépourvu de défauts. On aurait en effet aimé que le constructeur apporte quelques petites améliorations à son design G2. La présence de bagues anti-vibration au niveau du disque dur, la présence de ports PS/2, d'un port DVI ou la possibilité de modifier la luminosité de la diode en façade auraient été les bienvenus.Un Shuttle peu couteux, prévu pour ne pas gêner les modèles supérieurs
L'alimentation aurait aussi gagné à être équipée d'un connecteur PCIe pour ceux qui veulent utiliser des cartes telles qu'une X1950Pro ou une 8600GTS sans avoir à utiliser une multitude de doubleurs. On aurait aussi aimé avoir la possibilité d'utiliser une carte graphique double slot, en inversant l'emplacement des ports PCI et PCIe 16x, mais Shuttle semble avoir réservé ces fonctionnalités à des modèles supérieurs basés sur le GeForce 7050, dont nous vous reparlerons très bientôt.
Ainsi, le père des XPC nous signe ici un produit aux qualités nombreuses, mais au public ciblé, qui vise une machine à bas coût disposant d'une connectique complète bien qu'imparfaite, mais aussi à ceux qui veulent se monter une machine de salon en utilisant une carte 3D tierce, sans avoir envie d'avoir des performances 3D très élevées. En cela, ce produit est réussi, et mérite bien un PC INpacted.
Sommaire
- 4. SN68SG2 : BIOS & Overclocking
- 5. SN68SG2 : Quelques chiffres & Conclusion











