L'Optimus de NVIDIA à l'épreuve de la pratique
Damien Labourot le 24 novembre 2010 (3439 lectures)
NVIDIA a introduit la technologie Optimus en février dernier (voir cette actualité). Pour rappel, son but premier était de rendre transparent et automatique le basculement de l'IGP à une carte graphique maison. Un vieux rêve de constructeur sur lequel ces derniers se sont bien souvent cassé les dents. Car outre le bénéfice évident pour l'utilisateur, cela permet d'amplifier l’intérêt d'avoir un GPU au sein d'un ordinateur portable. On peut en effet profiter de l'ensemble de ses fonctionnalités comme l'accélération vidéo ou le « GPU Computing », sans forcément nuire à l'autonomie de la machine lors d'un usage bureautique, et ce, sans avoir à se soucier du mode de fonctionnement sélectionné.
Il fallait donc une technologie qui permette d’utiliser la carte graphique comme un « accélérateur » qui ne s'activerait qu'en cas de besoin, et ce, en toute transparence pour l’utilisateur. Car il faut bien avouer que des technologies du genre, au fonctionnement plus ou moins approximatif... nous y avons eu droit. Dernier en date chez NVIDIA : HybridPower.
Marier un IGP et un GPU au sein d'un portable... un véritable casse-tête pour les constructeurs
Outre la complexité qu'elle impliquait au niveau matériel, ce qui se ressentait forcément sur le coût de la machine, il fallait absolument posséder un chipset maison tel que le GeForce 9100M G et et une carte graphique compatible (voir cette liste). De plus, dans la pratique, le passage d'une carte à une autre ne se faisait pas sans un clignotement de l'écran, avec un certain délai et comme si cela ne suffisait pas, l'utilisateur était limité à certains pilotes spécifiques. Lorsque l'on connaît la capacité des constructeurs de portables à mettre à jour les pilotes proposés à leurs clients, on se doute que tout cela tenait du calvaire plus qu'autre chose.
Alors que nous posions des questions à plusieurs utilisateurs dans notre entourage disposant d'ordinateurs équipés de technologies du même genre, en préparant cet article, nous avons d'ailleurs été plutôt étonnés qu'ils nous avouent rester finalement la quasi-totalité de leur temps sur l'IGP, celui-ci étant bien souvent suffisant. Il semble d'ailleurs que le caractère non automatique du « switch » ne soit pas pour rien dans ce constat.

Optimus arrivera-t-il à faire mieux et à nous surprendre après quelques mois de maturité ? C'est ce que nous allons tenter de voir dans ce dossier.
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