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nForce 680i SLi DQ6 de Gigabyte

David Legrand le 30 mars 2007 (22 206 lectures)
Le BIOS utilisé par Gigabyte, est, comme d'habitude de type Award. Il reprend l'architecture habituelle de la marque, et il faudra toujours appuyer sur CTRL + F1 pour avoir accès à certaines fonctionnalités avancées.

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Parmi celles-ci on trouvera Link Boost ou GPU Ex, qui sont issues du chipset. La gestion des fréquences se fera, elle, toujours via trois modes : Auto, Linked ou Unlinked. La première détectera automatiquement le meilleur réglage pour le CPU et la mémoire.

Un BIOS différent de celui de NVIDIA, mais néanmoins simple et complet

La seconde agira comme on peut le faire avec un P965, c'est-à-dire que la fréquence mémoire ne sera qu'un ratio du FSB appliqué au CPU avec un minimum de 1:1.

En mode manuel, tout est désynchronisé, ainsi l'on pourra avoir un FSB de 450 MHz et une mémoire à 533 MHz (266 MHz réels), un rêve pour ceux qui ne veulent pas dépenser 500 € dans un kit de 2 Go de mémoire.

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Comme avec les DS3 et DS4, les tensions pourront être gérées automatiquement, mais dans les faits, c'est ici le mode manuel qu'il est préférable d'utiliser lors d'overclockings importants.

On pourra augmenter les différentes tensions en choisissant des valeurs complémentaires (-0,1 V, +0,1 V, +0,15 V...), sauf pour le CPU où l'on choisira une valeur qui pourra aller jusqu'à 2,375 V.

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Les fréquences des trois ports PCIe 16x pourront être gérées de manière séparée. Une fonction GPU Boost permettra aussi à la carte d'effectuer un overclocking automatique au niveau de la carte graphique, une fonction qui n'est, une fois de plus, pas très utile dans les faits.

Côté surveillance et refroidissement, c'est assez sobre et l'on retrouve la possibilité d'activer ou non la gestion automatique de la tension appliquée aux ventilateurs du CPU et du système. On regrettera toujours qu'aucun réglage avancé ne soit proposé comme chez certains concurrents.

Mais cela sera possible sous Windows avec le logiciel Smart Fan fourni par Gigabyte. Assez kitch au niveau de son design, celui-ci s'est révélé assez efficace selon nos tests, même s'il est encore largement perfectible, au niveau de sa réactivité notamment.

680i SLi DQ6

Des petites fonctionnalités en pagaille

Les amateurs d'overclocking seront heureux d'apprendre qu'en cas de mauvais réglage, la carte finira par redémarrer avec ses valeurs par défaut, même si cela prend parfois un peu de temps. Dans certains rares cas, il faudra tout de même user du Clear CMOS.

680i SLi DQ6 Pour la mise à jour, on pourra utiliser la fonctionnalité Q-Flash qui supporte désormais les clefs USB, ce qui simplifiera la vie de ceux qui n'ont que faire d'un lecteur de disquettes, objet désuet s'il en est !

Elle permettra de gérer le BIOS principal ainsi que le BIOS de sauvegarde. DQ6 oblige, on dispose en effet du Quad BIOS. Deux puces sont ainsi présentes disposant chacune d'une copie différente de manière matérielle.

Une autre copie sera automatiquement créée sur le disque dur et restaurée en cas de souci, une autre étant incluse sur le CD de drivers... Impossible, ainsi, de planter votre carte.

Depuis le BIOS, on pourra aussi accéder à un menu de boot permettant de choisir le périphérique de démarrage, ou encore à la fonctionnalité Easy Recovery 2 permettant de faire une sauvegarde de votre système et de le restaurer en cas de souci.

680i SLi DQ6Un BIOS un peu long au démarrage, qui sera bientôt mis à jour

Sur le site du constructeur, actuellement, la dernière version du BIOS disponible est la F3. Pour les besoins de nos tests, nous avions utilisé la version bêta F4b qui nous avait été fournie par le constructeur.

Celle-ci nous a permis de corriger quelques défauts tels qu'un boot un peu long à cause de la détection des périphériques IDE / S-ATA. Malheureusement, elle ne nous a pas satisfaite au niveau de l'overclocking avec différents processeurs ainsi que de la stabilité. Nous sommes donc resté sur la F3.

D'après Gigabyte France, la version finale du BIOS F4 devrait être disponible d'ici peu, les amateurs de prudence devraient donc voir leur patience récompensée.

Côté overclocking, pas de record, mais de très bonnes performances

Avec nos différents C2D, nous avons pu gérer sans problème le coefficient multiplicateur. Côté FSB, notre E6700 nous a permis d'atteindre de manière stable une valeur de 480 MHz qui a été validée par une bonne heure de double Stress Prime. Il nous a suffit de faire grimper la tension FSB de 0.1 volt pour cela.

Bien entendu, ceux qui veulent battre des records auront la possibilité de ventiler l'étage d'alimentation ou les puces du chipset, et ainsi se rapprocher des 500 MHz sans trop de mal.


Nos records personnels

Notre limite d'overclocking stable et performante (voir notre dossier sur le sujet) était de 3.2 GHz (7x 464 MHz) sous 1,35 volts avec ce même processeur. Côté mémoire, nous avons atteint sans peine les 1 GHz avec notre kit Crucial, avec des timings de 5-5-5-15 @ 2,2 volts.

Ici, Gigabyte dispose encore d'une certaine marge de progression puisque sur d'autres cartes mères,  nous avons pu atteindre les 3.5 GHz. Espérons que cela s'améliore avec les prochaines révisions du BIOS.

Le nForce 680i SLi : un petit gourmand ?

Reste un point important : la consommation. Et de ce point de vue les chipsets NVIDIA ne sont pas des modèles de sobriété. Nous avons d'ailleurs une fois de plus pu le constater avec cette carte, qui n'est certainement pas aidée par les nombreuses puces qu'elle embarque.

Ainsi, la consommation de notre machine équipée d'une 8800GTS et d'un E6700 oscille en 181 et 282 watts avec cette 680i SLi DQ6 alors que l'on obtenait une consommation de 151 à 249 watts avec une DS4. Un surplus qui n'est pas forcément négligeable...