Core i5 ou Phenom II X4 : le test
David Legrand le 08 septembre 2009 (100 533 lectures)
Comme nous le disions dans notre précédent dossier, les processeurs de la génération Lynnfield sont très bons. Intel montre ici une fois de plus les qualités de son architecture Nehalem, de sa gravure en 45 nm et sa capacité à intégrer de plus en plus de fonctions au sein de ses processeurs.
Lynnfield : le deuxième effet Kiss Cool de l'architecture Nehalem
De plus, le fondeur se paie le luxe d'améliorer la gestion des fréquences avec une valeur au repos plus basse et une fonction Turbo qui permet de gagner deux fois plus de MHz lors d'un usage intensif de l'un des coeurs.
La maitrise de la finesse de gravure de 45 nm semble donc ici payer puisque bien que le die de ses Core i5 / i7 est plus gros que celui des Phenom II X4, Intel peut afficher des fréquences identiques mais avec une tension moindre, ce qui se ressent nettement sur la consommation, surtout avec la gestion fine de ces valeurs permises par la PCU (Power Control Unit).
De bonnes performances, mais pas de révolution
Côté performances, comme nous avons pu le voir, l'i5 750 n'a rien à envier au Phenom II X4 955, malgré son déficit de fréquences. Il est même d'ailleurs souvent devant ce dernier, excepté dans les jeux où l'impact du CPU est limité.
Chacun dispose de ses atouts propres, bien entendu, mais avec les applications réellement gourmandes les deux processeurs arrivent souvent au même niveau à quelques pour cent près. Pas de quoi réellement distinguer l'un ou l'autre.
Il faudra donc se tourner vers d'autres considérations pour prendre votre décision.
Comme toujours, la consommation de l'ensemble de la machine ira à la faveur d'Intel. Les efforts du fondeur sur ce point paient clairement au niveau de la prise, mais aussi au niveau de l'échauffement et de la nuisance sonore.
La consommation : toujours le point fort d'Intel, mais Lynnfield enfonce le clou
Les amateurs de silence devront néanmoins se passer du ventirad de référence d'Intel qui est, certes silencieux, mais qui aura tendance à monter dans les tours dès que le CPU sera fortement utilisé. Il en sera d'ailleurs de même du côté de chez AMD.
L'évolutivité semble aussi jouer en faveur du géant de Santa Clara, mais de manière limitée. En effet, les sockets LGA 775, AM2+ et AM3 arrivent en fin de vie. Bien entendu, des processeurs continueront à être disponibles pendant un ou deux ans, mais aucune réelle nouveauté n'est à attendre.
Du côté du LGA 1156, celui-ci devrait être la référence d'Intel pour le milieu de gamme pour les générations de processeurs des prochaines années.
On regrettera néanmoins que les roadmaps du fondeur manquent de clarté sur ce point et l'on pourra être échaudé par les pratiques sur le socket LGA 775, utilisé pendant plusieurs années alors qu'il fallait changer de carte mère pour les nouvelles générations de processeurs... en raison de l'étage d'alimentation des cartes mères.
LE gros point noir : les choix d'Intel concernant la plateforme et les sockets
Le coût de la plateforme enfin, semble une fois de plus profiter clairement à AMD. Les cartes mères sont en effet moins coûteuses à caractéristiques égales, et la gamme de processeurs disponibles est plus large.
Il vous faudra donc juger en fonction de vos besoins, de votre budget et de vos préférences.
Au final, on ne pourra que féliciter Intel de continuer à améliorer sa gamme de processeurs, tant au niveau de la performance que de la consommation. On regrettera néanmoins que cela se fasse au détriment de la plateforme qui n'est pas encore aussi abordable qu'on le voudrait et d'une politique de sockets que l'on a encore du mal à cerner.
Une faille dans laquelle AMD semble bien continuer de s'engouffrer pendant les mois qui viennent en continuant à proposer ses Phenom II qui deviennent de plus en plus INtéressant, au prix d'une fréquence élevée et de baisses de tarif continues, mais qui sont soutenus par une plateforme stable et efficace qui a fait ses preuves.
Lynnfield : le deuxième effet Kiss Cool de l'architecture Nehalem
De plus, le fondeur se paie le luxe d'améliorer la gestion des fréquences avec une valeur au repos plus basse et une fonction Turbo qui permet de gagner deux fois plus de MHz lors d'un usage intensif de l'un des coeurs. La maitrise de la finesse de gravure de 45 nm semble donc ici payer puisque bien que le die de ses Core i5 / i7 est plus gros que celui des Phenom II X4, Intel peut afficher des fréquences identiques mais avec une tension moindre, ce qui se ressent nettement sur la consommation, surtout avec la gestion fine de ces valeurs permises par la PCU (Power Control Unit).
De bonnes performances, mais pas de révolution
Côté performances, comme nous avons pu le voir, l'i5 750 n'a rien à envier au Phenom II X4 955, malgré son déficit de fréquences. Il est même d'ailleurs souvent devant ce dernier, excepté dans les jeux où l'impact du CPU est limité.
Chacun dispose de ses atouts propres, bien entendu, mais avec les applications réellement gourmandes les deux processeurs arrivent souvent au même niveau à quelques pour cent près. Pas de quoi réellement distinguer l'un ou l'autre.
Il faudra donc se tourner vers d'autres considérations pour prendre votre décision.
Comme toujours, la consommation de l'ensemble de la machine ira à la faveur d'Intel. Les efforts du fondeur sur ce point paient clairement au niveau de la prise, mais aussi au niveau de l'échauffement et de la nuisance sonore. La consommation : toujours le point fort d'Intel, mais Lynnfield enfonce le clou
Les amateurs de silence devront néanmoins se passer du ventirad de référence d'Intel qui est, certes silencieux, mais qui aura tendance à monter dans les tours dès que le CPU sera fortement utilisé. Il en sera d'ailleurs de même du côté de chez AMD.
L'évolutivité semble aussi jouer en faveur du géant de Santa Clara, mais de manière limitée. En effet, les sockets LGA 775, AM2+ et AM3 arrivent en fin de vie. Bien entendu, des processeurs continueront à être disponibles pendant un ou deux ans, mais aucune réelle nouveauté n'est à attendre.
Du côté du LGA 1156, celui-ci devrait être la référence d'Intel pour le milieu de gamme pour les générations de processeurs des prochaines années. On regrettera néanmoins que les roadmaps du fondeur manquent de clarté sur ce point et l'on pourra être échaudé par les pratiques sur le socket LGA 775, utilisé pendant plusieurs années alors qu'il fallait changer de carte mère pour les nouvelles générations de processeurs... en raison de l'étage d'alimentation des cartes mères.
LE gros point noir : les choix d'Intel concernant la plateforme et les sockets
Le coût de la plateforme enfin, semble une fois de plus profiter clairement à AMD. Les cartes mères sont en effet moins coûteuses à caractéristiques égales, et la gamme de processeurs disponibles est plus large.
Il vous faudra donc juger en fonction de vos besoins, de votre budget et de vos préférences. Au final, on ne pourra que féliciter Intel de continuer à améliorer sa gamme de processeurs, tant au niveau de la performance que de la consommation. On regrettera néanmoins que cela se fasse au détriment de la plateforme qui n'est pas encore aussi abordable qu'on le voudrait et d'une politique de sockets que l'on a encore du mal à cerner.
Une faille dans laquelle AMD semble bien continuer de s'engouffrer pendant les mois qui viennent en continuant à proposer ses Phenom II qui deviennent de plus en plus INtéressant, au prix d'une fréquence élevée et de baisses de tarif continues, mais qui sont soutenus par une plateforme stable et efficace qui a fait ses preuves.
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