GeForce GTX 280 : détails et premiers essais du GT200
David Legrand le 16 juin 2008 (35 837 lectures)
Juger la GTX 280 n'est pas simple. D'un point de vue architectural, certains seront tentés de dire que NVIDIA « ne s'est pas trop foulé ». GTX 280 : Encore une GeForce 8 de trop, mais double cette fois ?
Pas de DirectX 10.1 afin de ne pas trop toucher aux unités principales, des modifications utiles, mais mineures, et un simple doublement de la majorité des unités ainsi que de l'interface mémoire sont au programme.
Cumulé avec la gravure en 65 nm, on obtient un monstre qui est en soi un challenge pour n'importe quel fondeur, et une réussite technologique pour les équipes de TSMC... mais pas forcément pour NVIDIA.
Le GT200, une belle bête... qui n'avait pas sa place dans une carte graphique ?
En effet, le constructeur nous livre, près de 2 ans après son G80, une puce qui reprend les différentes améliorations mineures concédées jusqu'alors, avec une architecture qui tient plus de l'arme de destruction massive qu'autre chose.
Résultat, une carte un peu trop chère, bruyante, au GPU qui prend parfois de sacrés coups de chaleur... mais qui restera très certainement pendant encore longtemps inégalée en terme de performances pour une solution disposant d'un seul GPU.
Ainsi, si vous êtes un geek (trop) riche en puissance, achetez-vous une, deux, voire trois de ces bêtes pour épater tous vos amis avec un score folding qui déchire et un Crysis fluide sur 30 pouces avec filtrage, aux dépens du porte-feuille familial, il n'y a pas mieux.
GeForce GTX 280 : réservée au Geek inconscient et impatient, lancée pour marquer le coup
Maintenant, dans tous les autres cas, reportez-vous sur un modèle au rapport performances / prix bien plus attractif, même une 9800GX2 qui sera 5% moins véloce.... pour près de 150 € de moins ! Une différence de tarif qui ne justifiera pas pour tout le monde de s'éviter les désagréments d'une carte bi-GPU.
Reste maintenant à voir ce que le modèle GTX 260 a dans le ventre, ainsi que les Radeon HD 4k.... voire même à attendre un éventuel GT200b en 55 nm et ses dérivés. Là, peut-être, NVIDIA saura-t-il nous faire rêver malgré le manque cruel d'innovations qui nous transportent, avec l'élan que le caméléon sait pourtant si bien créer parfois.
Sommaire
- 4. GTX 280 : la carte, le protocole
- 5. L'épreuve du feu
- 6. Conclusion








