PCi Express : le Cloud OC de Gigabyte
Sébastien Gavois le 20 juillet 2010 (13 577 lectures)
Serveur web oblige, l'interface est accessible via n'importe quel appareil doté d'un navigateur. Elle s'adaptera d'ailleurs parfaitement à différentes largeurs, même si l'on voit qu'elle a été avant tout pensée pour des écrans compacts. Elle est à la fois simple et claire, un bon point. Trois onglets sont présents : « Tuner », « System Info » et « Control ».Une interface simple, qui se veut passe-partout
La première est dédiée à l'overclocking et les options y sont réparties en deux sous-menus : les fréquences et les tensions. Le principe reste le même que si vous étiez devant le logiciel « Easy Tune 6 » de la marque : certaines modifications sont faites à la volée (FSB et tensions) alors que d’autres nécessiteront le redémarrage du PC (fréquences PCIe et mémoire par exemple). Si la présence d'ET6 n'est pas indispensable, les limitations semblent être les mêmes et nous n'avons pas pu overclocker plus via « Cloud OC » que via ET6.
Une fois un changement effectué et pour qu'il soit validé il faudra passer par la case « Set », le changement est alors actif sur la machine et vous reviendrez sur l'onglet central à la page « System Info » afin de vérifier que votre modification est bien effective.
Cette seconde page est dédiée à la surveillance des composants et de leur température, fréquence, tension... Elle renseignera surtout sur le CPU et la carte mère, pour le GPU il semble que la présence d'une carte graphique Gigabyte soit préférable pour obtenir des informations. L'actualisation se fait de manière automatique via un rechargement entier de la page, malheureusement, qui interviendra toutes les 5 secondes environ. Un paramètre que l'utilisateur ne pourra pas modifier.
La dernière page, « Control », vous permettra pour sa part d'éteindre, redémarrer, mettre en veille ou en hibernation la machine de manière distante.
Et depuis un smartphone, ça donne quoi ?
Gigabyte nous avait promis que le fonctionnement depuis un smartphone était assuré, nous avons donc tenté le coup avec un HTC Desire. La navigation s'est avérée aussi aisée que sur un grand écran et les boutons sont parfaitement taillés pour une utilisation tactile. Aucune application spécifique n'est nécessaire, contrairement à ce que propose Asus : il suffit d’entrer l'adresse IP de la machine pour y accéder.
Ici nous avons utilisé la connexion 3G du téléphone. Nous avons donc du tout d'abord redirigé le port 80 de notre routeur vers l'IP locale de l'ordinateur de test. Cette opération n'est nécessaire que si vous souhaitez vous connecter à travers le web.
Gourmandise : 10 Mo en mémoire et aucun impact sur les performances
Nous avons aussi voulu déterminer si ce mini serveur avait un impact sur les performances de la machine. Tout d'abord, nous avons noté que le processus utilisé n’occupe que moins de 10 Mo en mémoire, ce qui est assez peu.
Nous avons ensuite utilisé Cinebench dans sa version 11.5 en 64 bits. Les résultats sont restés identiques avec 1.80 point. Il en est de même lorsque le CPU est overclocké, puisqu’un Bclk à 150 MHz nous avons atteint 2.01 points, là encore sans aucune différence lorsque le processus était, ou non, lancé.
Enfin, terminons par une petite vidéo proposée par Gigabyte (avec une musique de fond un rien stressante), qui vous permettra de juger du fonctionnement de cette technologie :
Et comme vous l'aurez remarqué, chez Gigabyte, ils sont tendances... ils utilisent un iPad !
Sommaire
- 1. Introduction & Installation
- 2. Le « Cloud Overclocking »... dans la pratique
- 3. Conclusion












