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Dossier Aircooling : les bases

Tophe le 01 septembre 2005 (55 339 lectures)
Le problème du bruit
 

Comme on vous l’a dit précédemment, une pièce en mouvement ça fait du bruit, donc, par définition, un ventilateur génère un certain volume sonore. Plus le ventilateur va tourner rapidement et plus il va brasser d’air, donc plus il sera efficace, mais en contrepartie il sera également plus bruyant. Sachant qu’ici ce qui importe ce n’est pas la vitesse avec laquelle l’air se déplace, mais bien le volume d’air déplacé, une solution consiste donc à opter pour un ventilateur plus gros. Ainsi, on peut obtenir les mêmes résultats, en terme d’efficacité, avec un ventilateur de 120 mm « lent » qu’avec un ventilateur de 60 mm très rapide (et donc potentiellement assourdissant).

Pour ce qui est de la vitesse de rotation la solution la plus simple consiste à jouer sur la tension d’alimentation du ventilateur. Plus il reçoit de courant et plus il va vite. C’est ainsi que fonctionnent la plupart des rhéobus et autre variateur de vitesse. On dispose d’un potentiomètre qui permet de faire varier la tension d’alimentation et donc la vitesse de rotation du ventilateur.

Bien sûr l’idée ici est de trouver le bon équilibre entre efficacité et bruit. A l’aide d’un bon rhéobus on peut alors affiner au mieux ce réglage voire, en cas de besoin, augmenter la vitesse de rotation du ou des ventilateurs.

Outre la taille du ventilateur on peut également travailler sur son système de fixation. En effet, un ventilateur a tendance à vibrer : si on l’attache à l’aide de vis, ces vibrations sont transmises au boîtier et un bruit supplémentaire est généré. Pour éviter cela on peut donc utiliser des petits amortisseurs en caoutchouc qui atténuent ce phénomène. Bien évidemment, la règle de base ici est tout de même avant tout d’opter pour un ventilateur de bonne qualité… Passer par un 120 mm de mauvaise facture ne réduira en rien la nuisance sonore !


Le problème du support

 

Si Intel et AMD avaient pour ambition de nous simplifier la vie, ça se saurait… Malheureusement, c’est loin d’être le cas et les deux fondeurs ont pour habitude de ne rien normaliser entre eux si ce n’est l’architecture de leurs puces, et encore… Du coup les supports pour ventilateurs que l’on retrouve sur les processeurs Intel sont souvent incompatibles avec ceux disponibles pour processeur AMD (et inversement).

Le problème vient alors du système de fixation. Certain fabriquant de ventirads ont la bonne idée de proposer plusieurs systèmes compatibles avec chaque formats, d’autres par contre proposent des références différentes suivant le modèle de processeur à refroidir. Dans tous les cas, un bon système de fixation est primordial. En effet, il faut impérativement que la plaque du ventirad soit le plus possible en contact avec le processeur.

Afin d’améliorer ce contact on a recours à de la pâte thermique. Cette pâte permet d’optimiser le transfert thermique entre le processeur et le ventirad et améliore la surface de contact, mais elle ne peut pas non plus réaliser des miracles. Aujourd’hui elle est devenue indispensable avec les processeurs les plus récents, elle doit donc être utilisée en combinaison avec un système de fixation conforme, mais, contrairement à ce que certain semblent penser, elle ne permet pas d’installer un ventirad prévu pour Athlon 64 sur un Pentium au format 775 par exemple. Bref, il est important de disposer du bon format de ventirad pour le bon processeur…

Mais même dans ce cas certains systèmes de fixation seront plus efficaces (et/ou plus simples à mettre en place) que d’autres et certains ventirads seront plus efficaces sur un type de support que sur un autre même s’ils disposent des bons systèmes de fixation dans les deux cas. Ici il n’y a pas vraiment de solution miracle et les constructeurs ont chacun leur méthode, de la version la plus basique aux solutions de fixation les plus poussées.




L’offre du moment

 

Si on jette un coup d’oeil rapide à la rubrique refroidissement de Prix du net, on s’aperçoit très vite que l’offre en matière de ventirads est plus que conséquente. Les marques, mais aussi les références sont très nombreuses et certaines solutions peuvent paraître comme particulièrement exotiques. Ici tout y passe, du radiateur on ne peut plus basique en aluminium et surmonté d’un ventilateur simple aux solutions particulièrement élaborées et donc souvent plus coûteuses. La théorie voudrait que ces solutions soient plus efficaces que les systèmes de base, mais comme on le sait, la théorie n’est pas toujours respectée dans le monde PC… La seule chose qui soit sûre c’est qu’avec une solution en aircooling, sachant que l’on brase l’air ambiant, on ne pourra jamais faire descendre la température du processeur sous celle de l’air de la pièce ou est installé le PC. Mais malgré cela, suivant la solution adoptée la différence entre la température du processeur et celle de l’air qui l’entoure pourra être plus ou moins importante. Le but est alors de ramener la température du processeur le plus proche possible de celle de l’air ambiant. Pour illustrer cela nous vous préparons un petit comparatif d’une cinquantaine de ventirads qui devrait être disponible d’ici quelques jours…