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CrossFire de X1800GTO : Yabon ?

David Legrand le 29 mai 2006 (17 248 lectures)
Pour notre test du jour nous avons commandé quelques jouets au père noël spécial auquel chaque testeur un tant soit peu vieux dans le métier (eh ouais, 5 ans déjà...) a droit. Il nous a tout d'abord livré deux belles X1800GTO de MSI que nous n'allons pas détailler outre mesure puisque ce sont des modèles de référence.

GeForce 7600GT et Radeon X1800GTO du jour... bonjour

Elles sont équipées de mémoire de 2 ns, d'un Rage Theater, et de tout l'ensemble de câbles auquel on peut s'attendre. Le bundle est bon, sans être excessif, on appréciera tout de même la présence de câbles ViVo et de rallonges S-Vidéo et Composite.


Par contre, aucun jeu ne sera de la partie. Elles sont garanties 1 an par MSI et sont actuellement affichées au tarif de 250 € TTC selon prix du net, ce qui est un peu cher pour un tel produit qu'ATI annonce à 199 € TTC...

Du côté de NVIDIA, nous avons utilisé nos bonnes vieilles GeForce 7600GT de Gigabyte que nous ne présenterons pas non plus en détail puisque nous l'avons déjà fait lors de notre comparatif de GeForce 7600GT. Fanless, elles sont bien compatibles avec la technologie SLi grâce à leur système de refroidissement Silent Pipe II pensé par Zalman.

Par contre, il faudra réellement faire attention au flux d'air puisque l'on atteint sans peine les 80 °C pour la température GPU... Elles sont garanties 3 ans par Gigabyte, comme toutes leurs cartes graphiques, et sont actuellement affichées aux alentours de 210 € TTC.


Pour monter tout cela nous avons utilisé d'un côté notre habituelle carte mère nForce 4 SLi GA-K8N SLi de Gigabyte, et de l'autre une Sapphire Pure CrossFire 3200 Advantage. Cette dernière est plutôt atypique puisque c'est tout bonnement la seule carte mère basée sur ce chipset qui ne dépasse pas un tarif de 120 € TTC.

Chez Sapphire : Enfin du XPress 3200 pas cher...

Bien entendu, cela ne se fait pas sans quelques coupes dans les caractéristiques. Déjà, le southbridge est le SB450, qui manifeste quelques réticences en termes de débit sur l'USB 2.0 et se voit ainsi souvent remplacé par le M1575 d'ULi.


Au niveau de la connectique, on n'a donc droit qu'à 4 ports S-ATA 1.5 Gbps, et deux S-ATA 3 Gbps gérés, eux, par un contrôleur Silicon Image. Dans les deux cas, seuls les RAID 0 et 1 sont supportés. Au niveau de l'USB 2.0, 8 ports au maximum pourront être utilisés, dont 4 via des brackets.


Le LAN aussi sera perfectible puisque bien que deux ports soient présents, l'un est en Gigabit via une puce Marvell, mais l'autre n'est "que" de 100 Mbps, via une puce Realtek. On retrouvera ce même fabricant pour la puce audio 8 canaux.

... Mais pas forcément ultra bien...

Bref, une carte qui conviendra aux utilisateurs qui ne sont pas dans les plus exigeants au niveau de la connectique, et qui recherchent avant tout une plate-forme stable. En effet, nous n'avons pas rencontré de problèmes spécifiques avec cette carte comme cela avait pu être le cas avec nos précédents produits à base de chipset ATI.

Seule l'installation des drivers est un peu longue puisqu'il faut tout se farcir manuellement. On aurait aimé que Sapphire fasse un système équivalent à l'XPress Install de Gigabyte qui est un bonheur sans nom sur les mobos disposant de nombreuses puces externes, comme c'est le cas ici.


Au niveau du CrossFire, c'est le même topo qu'avec nos X1300 Pro puisqu'aucun câble externe n'est nécessaire. Il faut mettre la carte principale sur le port PCIe du bas, ce que l'on ne pourra s'empêcher de trouver illogique, mais bon, il paraît que c'est un truc de Canadien qui a trop bu de jus de caribou séché (ou de la liqueur de sirop d'érable, c'est selon).

Installation du CrossFire : aussi facile que les X1300 Pro

Une fois sous Windows, et ce superbe outil qu'est le Control Center installé, il suffit de se rendre dans l'onglet CrossFire et de cocher la fameuse case. Comme toujours, on aura droit à un bon freeze de quelques secondes, mais rien de bien gravissime.

Une fois que c'est fait, on peut se lancer dans le monde merveilleux des benchs, et plutôt que d'en parler, on va s'y mettre...