PC Commodore Gaming : le modèle G à l'épreuve
Bruno Cormier le 31 octobre 2007 (35 845 lectures)
Le boîtier, et sa peinture C-Kin
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On commence par la touche personnelle des PC de chez Commodore Gaming : la possibilité de choisir une C-Kin (une « skin », comprendre « peau ») à son goût parmi quelques centaines de propositions. On ira du simple C-Kin Commodore classique jusqu'au mannequin à moitié dénudé, en passant par les jeux vidéo et les peintures fantasques d'artistes branchés. Bref, tout est disponible sur cette page, chez Commodore, et il y a le choix, c'est le moins que l'on puisse dire.
Le boîtier est plutôt classique, mais de bonne qualité. La porte en façade est solide, et les fonctionnalités sont là : répétiteurs de ports à l'avant, lecteur de carte-mémoire multiformat, vis à manipuler à la main, aérations où il en faut. Rien à redire, on observe même des plaques de mousse isolante sur les deux portes latérales et la plaque au sommet du boîtier, qui prendront soin des tympans de l'utilisateur.
Le C-Kin s'avère être une très bonne surprise. Plutôt sceptique devant la réalisation d'une telle peinture, un simple coup d'oeil suffit à ôter les derniers doutes : c'est beau, bien fait, la peinture est épaisse, de bonne qualité, les couleurs sont vives, ça brille grâce à un verni en bonne et due forme. Bref, on aime beaucoup. Autant dire que celui qui achètera un PC Commodore Gaming sans C-Kin se retrouvera avec un boîtier noir, qui perdra alors tout son charme.
Le boîtier est plutôt classique, mais de bonne qualité. La porte en façade est solide, et les fonctionnalités sont là : répétiteurs de ports à l'avant, lecteur de carte-mémoire multiformat, vis à manipuler à la main, aérations où il en faut. Rien à redire, on observe même des plaques de mousse isolante sur les deux portes latérales et la plaque au sommet du boîtier, qui prendront soin des tympans de l'utilisateur.
Le C-Kin s'avère être une très bonne surprise. Plutôt sceptique devant la réalisation d'une telle peinture, un simple coup d'oeil suffit à ôter les derniers doutes : c'est beau, bien fait, la peinture est épaisse, de bonne qualité, les couleurs sont vives, ça brille grâce à un verni en bonne et due forme. Bref, on aime beaucoup. Autant dire que celui qui achètera un PC Commodore Gaming sans C-Kin se retrouvera avec un boîtier noir, qui perdra alors tout son charme.
Ventilation et système de dissipation
Notre avis est mitigé sur l'ensemble du système de dissipation du PC. On retrouve un ventilateur 250 mm latéral et un 120 mm en façade, de la même marque que celui du boîtier. Les deux aspirent l'air vers l'intérieur du boîtier, mais le 120 mm du PC que nous avons reçu était manifestement incapable de tourner, ses pâles étaient bloquées par la structure même du ventilateur, étonnant. Le 250 mm est plutôt une bonne surprise, car il ne fait pas tant de bruit que l'on aurait pu l'imaginer. Sa sonorité est sourde, pas de grésillement ni de bourdonnement, on se retrouve avec un bruit qui passe inaperçu, sans vibration aucune grâce à un boîtier de bonne qualité.
Au coeur de la dissipation de l'engin, on retrouve avec plaisir l'utilisation d'une marque bien connue du secteur : Arctic Cooling. Le ventilateur 120 mm en extraction à l'arrière du PC et le dissipateur du processeur sont tous les deux issus de cette marque : le 12025L en extraction, et un Freezer 7 Pro en dissipation CPU. Le 12025L tourne à 1000 tpm fixes, et ne pourra pas se régler via la carte mère, mais il est du coup très discret. De la qualité et du silence donc, même si le ventilateur du Freezer 7 Pro s'avère très bruyant à vitesse maximale (2900 tpm selon le capteur de la carte mère), l'activation du système de régulation Q-Fan de la carte mère Asus permettra alors de le faire taire (vraiment).
Le PC sera abondamment ventilé, mais il sera aussi bruyant si l'on ne touche pas à la vitesse des ventilateurs. Il est aussi dommage que le 250 mm latéral et le 120 mm en façade ne puissent pas modifier leur vitesse de rotation, ce qui aurait été infiniment plus utile que le fait de pouvoir changer la couleur de leur éclairage LED via des boutons en façade.
L'alimentation et sa technologie propriétaire Ice Cube
On retrouve dans l'engin une alimentation de 550 W dotée de quatre lignes 12 V indépendants. Commdore Gaming nous assure qu'elle pourra accueillir une seconde 8800GTS 320 Mo pour du SLI, même si la première configuration SLI de la marque utilise une version 750 W de cette alimentation. On remarque immédiatement un système de dissipation par caloduc, qui part de la base du bloc d'alimentation pour arriver juste devant le ventilateur du processeur. L'idée est plutôt sympathique au premier coup d'oeil, mais...
On comprend mal l'utilité réelle de ce système, il faut le dire, totalement délirant à nos yeux. Depuis quand une alimentation, surtout de 550 W, nécessite-t-elle un tel dispositif ? Et à l'usage, les choses sont pires : l'alimentation chauffe beaucoup, et tire donc très rapidement ses deux ventilateurs 80 mm au maximum de leur vitesse de rotation. Et là, c'est le drame : le ventilateur 80 mm en extraction à l'arrière fait un boucan de tous les diables, l'air expulsé est très chaud, et comble du comble : le système de caloducs Ice Cube reste sensiblement froid, sans grand effet manifeste sur la dissipation de la chaleur de l'alimentation.
L'alim est estampillée ChannelWell Technology, un fabricant spécialisé dans le domaine, qui a lancé l'idée Ice Cube dans une de ses gamme de produits. Les ingénieurs de Commodore ont ensuite amélioré (en théorie ?) le système par l'ajout de caloducs et du bloc de dissipation placé juste devant le ventilateur du processeur. L'idée originelle de ChannelWell est détaillée sur le site officiel du fabricant, et les explications semblent un peu fumeuses, à notre avis (voir le schema et les explications sur cette page de leur site officiel, à limite du cohérent !).
Aujourd'hui, le marché ne compte plus les alimentations aux alentours de 600 W, uniquement dotées d'un ventilateur de 120 ou 140 mm en guise de dissipation. Ce système est très silencieux, et très efficace, on conseille donc à Commodore Gaming d'aller voir très sérieusement du côté de chez Seasonic, par exemple.
Le reste des composants :
La carte mère est une P5N-E SLI, un bon milieu de gamme à base de chipset nForce 650i SLI de chez NVIDIA. Elle garantira l'évolutivité du PC en SLI, mais elle nous a créé quelques difficultés en overclocking, on verra ça dans la page suivante. Toujours est-il que la bête permettra aussi l'évolution vers les processeurs en 45 nm de chez Intel, avec un FSB de 1333 MHz.
Le processeur est un quadricoeur Q6600 d'Intel, à 2,4 GHz sur un FSB de 1066 MHz. Le choix s'avère plutôt judicieux, tant en terme de bureautique que pour les jeux, qui exploiteront de plus en plus tous les coeurs d'un CPU. La mémoire vive est elle aussi une bonne surprise : un kit de 2 Go Dual Channel de marque Corsair, plus précisément le kit TWIN2X-6400C4, certifié à 800 MHz en 4-4-4-12 à 2,1 V, et garanti à vie. Un très bon argument pour les fans du genre. Notez que Commodore offre désormais aussi de la mémoire Patriot dans ses PC, pour les clients qui en font la demande.
La carte graphique est une carte de référence fabriquée par Point of View. Du bon matos au potentiel d'overclocking sympathique, on le verra par la suite, mais cela reste une carte de référence.
Le disque dur de 500 Go est signé Samsung, et il nous a offert aussi une bonne surprise : son silence de fonctionnement. Ce modèle HD501LJ est doté de 16 Mo de mémoire tampon, et ses technologies SilentSeek et NoiseGuard le rendent totalement inaudible dans le PC, même en plein fonctionnement.
Le graveur DVD est aussi signé Samsung, c'est le modèle Writemaster SH-S183A, qui s'avère relativement silencieux en lecture. Bref, c'est un graveur de DVD, inutile de faire de la masturbation technologique sur ce genre de périphérique, mais on regrettera tout de même l'absence de fonction LightScribe ou LabelFlash.
Et enfin, le grand absent de l'engin : la carte son. Commodore Gaming a sacrifié cette partie pour économiser sur le prix final, mais on aurait tout de même aimé voir ne serait-ce qu'une petite carte d'entrée de gamme, capable de délivrer un son toujours plus cristallin que celui des circuits audio intégrés aux cartes mères, ici un Realtek ALC883 6 cannaux.
La note de frais du PC : un excellent point pour Commodore Gaming
Tentons de faire un PC équivalent à partir des prix exhibés sur notre vénéré comparateur Prix du Net. Seuls le boîtier et l'alimentation seront des modèles différents, mais équivalents, voire même mieux en ce qui concerne l'alimentation. Faisons ensuite la note, sachant que le modèle Commodore G que nous avons entre les mains coûte précisément 1491 euros chez CDiscount.
On a choisit un Antec P182 SE pour le boîtier, et remplacé la ventilation par 2 Arctic Cooling 12025L chez OpenJL. Avec l'outil de composition de PC au meilleur prix de notre comparateur, on s'en tire pour un peu plus de 1000 euros, en chopant presque tous les meilleurs prix des revendeurs en ligne. On ne compte donc pas les frais de port, ni Windows Vista Familial Premium OEM, ni les jeux Tomb Raider Anniversary, Rayman Raving of Rabbits, Hammer of Fate, Heroes of Might and Magic 5 inclus dans le bundle de Commodore, encore moins le prix d'assemblage, la peinture du boîtier, la garantie de deux ans pièces et main d'oeuvre, et quelques LED pour faire joli, et on constate que le prix de 1500 euros environ pour ce PC Commodore G est judicieusement compressé !
MaJ : Il faudra en plus rajouter une alimentation, que l'on a (lamentablement) oubliée. On comptera donc 115 euros de plus pour une Seasonic 550 W, valeur sûre en termes de silence et de rendement. Ce qui rend finalement le prix du PC plus attractif encore !
On se demande presque d'où Commodore Gaming tire ses marges, de rudes négociations avec les fabricants certainement. Bref, un PC de joueur à un prix très honnête, un effort que l'on salue bien bas, alors que chez Alienware par exemple, un PC comparable coûte, au bas mot, 2000 euros.
Notre avis est mitigé sur l'ensemble du système de dissipation du PC. On retrouve un ventilateur 250 mm latéral et un 120 mm en façade, de la même marque que celui du boîtier. Les deux aspirent l'air vers l'intérieur du boîtier, mais le 120 mm du PC que nous avons reçu était manifestement incapable de tourner, ses pâles étaient bloquées par la structure même du ventilateur, étonnant. Le 250 mm est plutôt une bonne surprise, car il ne fait pas tant de bruit que l'on aurait pu l'imaginer. Sa sonorité est sourde, pas de grésillement ni de bourdonnement, on se retrouve avec un bruit qui passe inaperçu, sans vibration aucune grâce à un boîtier de bonne qualité.
Au coeur de la dissipation de l'engin, on retrouve avec plaisir l'utilisation d'une marque bien connue du secteur : Arctic Cooling. Le ventilateur 120 mm en extraction à l'arrière du PC et le dissipateur du processeur sont tous les deux issus de cette marque : le 12025L en extraction, et un Freezer 7 Pro en dissipation CPU. Le 12025L tourne à 1000 tpm fixes, et ne pourra pas se régler via la carte mère, mais il est du coup très discret. De la qualité et du silence donc, même si le ventilateur du Freezer 7 Pro s'avère très bruyant à vitesse maximale (2900 tpm selon le capteur de la carte mère), l'activation du système de régulation Q-Fan de la carte mère Asus permettra alors de le faire taire (vraiment).
Le PC sera abondamment ventilé, mais il sera aussi bruyant si l'on ne touche pas à la vitesse des ventilateurs. Il est aussi dommage que le 250 mm latéral et le 120 mm en façade ne puissent pas modifier leur vitesse de rotation, ce qui aurait été infiniment plus utile que le fait de pouvoir changer la couleur de leur éclairage LED via des boutons en façade.
L'alimentation et sa technologie propriétaire Ice Cube
On retrouve dans l'engin une alimentation de 550 W dotée de quatre lignes 12 V indépendants. Commdore Gaming nous assure qu'elle pourra accueillir une seconde 8800GTS 320 Mo pour du SLI, même si la première configuration SLI de la marque utilise une version 750 W de cette alimentation. On remarque immédiatement un système de dissipation par caloduc, qui part de la base du bloc d'alimentation pour arriver juste devant le ventilateur du processeur. L'idée est plutôt sympathique au premier coup d'oeil, mais...
On comprend mal l'utilité réelle de ce système, il faut le dire, totalement délirant à nos yeux. Depuis quand une alimentation, surtout de 550 W, nécessite-t-elle un tel dispositif ? Et à l'usage, les choses sont pires : l'alimentation chauffe beaucoup, et tire donc très rapidement ses deux ventilateurs 80 mm au maximum de leur vitesse de rotation. Et là, c'est le drame : le ventilateur 80 mm en extraction à l'arrière fait un boucan de tous les diables, l'air expulsé est très chaud, et comble du comble : le système de caloducs Ice Cube reste sensiblement froid, sans grand effet manifeste sur la dissipation de la chaleur de l'alimentation.
L'alim est estampillée ChannelWell Technology, un fabricant spécialisé dans le domaine, qui a lancé l'idée Ice Cube dans une de ses gamme de produits. Les ingénieurs de Commodore ont ensuite amélioré (en théorie ?) le système par l'ajout de caloducs et du bloc de dissipation placé juste devant le ventilateur du processeur. L'idée originelle de ChannelWell est détaillée sur le site officiel du fabricant, et les explications semblent un peu fumeuses, à notre avis (voir le schema et les explications sur cette page de leur site officiel, à limite du cohérent !).
Aujourd'hui, le marché ne compte plus les alimentations aux alentours de 600 W, uniquement dotées d'un ventilateur de 120 ou 140 mm en guise de dissipation. Ce système est très silencieux, et très efficace, on conseille donc à Commodore Gaming d'aller voir très sérieusement du côté de chez Seasonic, par exemple.
Le reste des composants :
La carte mère est une P5N-E SLI, un bon milieu de gamme à base de chipset nForce 650i SLI de chez NVIDIA. Elle garantira l'évolutivité du PC en SLI, mais elle nous a créé quelques difficultés en overclocking, on verra ça dans la page suivante. Toujours est-il que la bête permettra aussi l'évolution vers les processeurs en 45 nm de chez Intel, avec un FSB de 1333 MHz.
Le processeur est un quadricoeur Q6600 d'Intel, à 2,4 GHz sur un FSB de 1066 MHz. Le choix s'avère plutôt judicieux, tant en terme de bureautique que pour les jeux, qui exploiteront de plus en plus tous les coeurs d'un CPU. La mémoire vive est elle aussi une bonne surprise : un kit de 2 Go Dual Channel de marque Corsair, plus précisément le kit TWIN2X-6400C4, certifié à 800 MHz en 4-4-4-12 à 2,1 V, et garanti à vie. Un très bon argument pour les fans du genre. Notez que Commodore offre désormais aussi de la mémoire Patriot dans ses PC, pour les clients qui en font la demande.
La carte graphique est une carte de référence fabriquée par Point of View. Du bon matos au potentiel d'overclocking sympathique, on le verra par la suite, mais cela reste une carte de référence.
Le disque dur de 500 Go est signé Samsung, et il nous a offert aussi une bonne surprise : son silence de fonctionnement. Ce modèle HD501LJ est doté de 16 Mo de mémoire tampon, et ses technologies SilentSeek et NoiseGuard le rendent totalement inaudible dans le PC, même en plein fonctionnement.
Le graveur DVD est aussi signé Samsung, c'est le modèle Writemaster SH-S183A, qui s'avère relativement silencieux en lecture. Bref, c'est un graveur de DVD, inutile de faire de la masturbation technologique sur ce genre de périphérique, mais on regrettera tout de même l'absence de fonction LightScribe ou LabelFlash.
Et enfin, le grand absent de l'engin : la carte son. Commodore Gaming a sacrifié cette partie pour économiser sur le prix final, mais on aurait tout de même aimé voir ne serait-ce qu'une petite carte d'entrée de gamme, capable de délivrer un son toujours plus cristallin que celui des circuits audio intégrés aux cartes mères, ici un Realtek ALC883 6 cannaux.
La note de frais du PC : un excellent point pour Commodore GamingTentons de faire un PC équivalent à partir des prix exhibés sur notre vénéré comparateur Prix du Net. Seuls le boîtier et l'alimentation seront des modèles différents, mais équivalents, voire même mieux en ce qui concerne l'alimentation. Faisons ensuite la note, sachant que le modèle Commodore G que nous avons entre les mains coûte précisément 1491 euros chez CDiscount.
On a choisit un Antec P182 SE pour le boîtier, et remplacé la ventilation par 2 Arctic Cooling 12025L chez OpenJL. Avec l'outil de composition de PC au meilleur prix de notre comparateur, on s'en tire pour un peu plus de 1000 euros, en chopant presque tous les meilleurs prix des revendeurs en ligne. On ne compte donc pas les frais de port, ni Windows Vista Familial Premium OEM, ni les jeux Tomb Raider Anniversary, Rayman Raving of Rabbits, Hammer of Fate, Heroes of Might and Magic 5 inclus dans le bundle de Commodore, encore moins le prix d'assemblage, la peinture du boîtier, la garantie de deux ans pièces et main d'oeuvre, et quelques LED pour faire joli, et on constate que le prix de 1500 euros environ pour ce PC Commodore G est judicieusement compressé !
MaJ : Il faudra en plus rajouter une alimentation, que l'on a (lamentablement) oubliée. On comptera donc 115 euros de plus pour une Seasonic 550 W, valeur sûre en termes de silence et de rendement. Ce qui rend finalement le prix du PC plus attractif encore !
On se demande presque d'où Commodore Gaming tire ses marges, de rudes négociations avec les fabricants certainement. Bref, un PC de joueur à un prix très honnête, un effort que l'on salue bien bas, alors que chez Alienware par exemple, un PC comparable coûte, au bas mot, 2000 euros.
Sommaire
- 1. Introduction : Commodore revient pour les joueurs
- 2. Examen du matos et surtout de son prix
- 3. La tentation de l'overclocking






























