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MSI P7NGM & GeForce 9300 : carte de rêve pour HTPC ?

MSI P7NGM & GeForce 9300 : carte de rêve pour HTPC ?

David Legrand le 15 octobre 2008
Comme souvent chez NVIDIA, surtout sur l'entrée de gamme, ce chipset n'est composé que d'une seule puce. Une manière de réduire les coûts, tout d'abord, mais aussi d'éviter de faire transiter les informations d'un northbridge au southbridge, et ainsi, perdre en performances.

Une connectique de base qui reste identique aux autres chipset NVIDIA

Côté connectique, cette puce ne se distingue pas grandement du MCP73. En effet, le nForce 730i comme NVIDIA le nomme,  dispose de 12 ports USB, 6 ports S-ATA avec gestion du RAID 0, 1, 0+1 et 5 et un port réseau Gigabit. Par contre 20 lignes PCIe 2.0, dont 16 peuvent être attribuées à une carte graphique sont désormais présentes.

MCP7A MCP7A

Le contrôleur mémoire lui aussi a été revu et corrigé, et il semble d'ailleurs que c'est lui qui soit à l'origine d'une bonne partie des retards de la puce. Il supporte la DDR-2 à 800 MHz, mais aussi, plus étrangement, la DDR-3 jusqu'à 1333 MHz, ces caractéristiques pouvant être dépassées par les constructeurs de cartes mères dans le cadre des options d'overclocking.

La DDR-3 à 1333 MHz de la partie... quelle drôle d'idée !

Quoi qu'il en soit, le support de la DDR-3 semble bien inutile pour un produit de ce genre, vu le faible gain de ce type de mémoire, surtout par rapport à son surcoût, qui bien qu'étant de moins en moins important, est toujours assez élevé. Il s'agissait sans doute pour NVIDIA de draguer une fois de plus les intégrateurs en leur permettant de construire des machines aux arguments marketing divers.

Bien entendu les cartes mères pourront supporter l'ensemble des processeurs Intel disposant d'un socket LGA775 et d'un FSB allant jusque 333 MHz. Même les dernières modèles en 45 nm, basés sur le coeur Penryn, qu'ils soient dotés de 2 ou quatre coeurs.

MCP7AMais c'est au niveau du multimédia que le caméléon semble avoir voulu faire le plus fort. En effet, cette puce embarque une partie graphique intégrée entièrement revue et corrigée depuis le MCP73, qui est issue de l'architecture du G92 qui équipe les GeForce 8 et 9 de dernière génération.

Une partie graphique qui se veut des plus complètes... et des plus efficaces

Bien entendu, elle est bien moins performante puisque l'on aura droit ici à seulement 16 unités de traitement, sans plus de précisions pour le moment. Le caméléon n'évoque d'ailleurs pas la possibilité d'accompagner sa partie graphique de mémoire dédiée sur une carte mère de bureau comme peut le faire AMD avec son SidePort, ce qui pourrait être un désavantage en terme de performances.

Par contre, tout comme le propose AMD avec son Hybrid CrossFire, et comme il était déjà possible de le faire avec les IGP de la série GeForce 8, on pourra cumuler les performances de la partie graphique intégrée avec une carte d'entrée de gamme.

L'Hybrid SLi toujours présent... mais l'Hybrid Power est aux abonnés absents

Pour le moment, seules les GeForce 8400GT et 8500GT sont supportées, étrangement, aucune GeForce 9 dans la liste des produits compatibles, même pas les 9500GT. Reste à voir si elles le seront dans les semaines à venir.

Bien que NVIDIA évoque la possiblité pour les constructeurs de l'intégrer, l'Hybrid Power ne sera pas présent. Officiellement le caméléon évoque l'inutilité de cette fonctionnalité vu les résultats des cartes de dernière génération au niveau de leur consommation au repos, qui approche de la trentaine de watts, et qui pourrait être réduite à 20 watts environ avec de prochains produits.

Mais même une vingtaine de watts n'est pas zéro. NVIDIA a sans doute préféré se focaliser sur les produits portables pour cette fonction, qui avait posé de nombreux problèmes à ses derniers chipsets destinés à la plate-forme AMD.

Deux versions seront mises sur le marché, le GeForce 9300 et le GeForce 9400, qui se distingueront uniquement de par leur fréquence GPU qui sera de 450 (GPU) / 1200 (Shaders) MHz pour le premier et de 580 / 1400 MHz pour le second.

GTX FoldingCôté TDP, NVIDIA annonce 35 watts pour sa puce, reste à savoir si sa consommation sera plus élevée que les solutions concurrentes telles que le G45 d'Intel ou le 780G d'AMD. Quoi qu'il en soit, le refroidissement sera effectué de manière passive sur la majorité des cartes, comme nous avons pu le voir auprès de différents constructeurs.

Même avec l'intégré NVIDIA mise sur CUDA : PhysX, BadaBOOM & compagnie...

Bien entendu, les dernières options à la mode de NVIDIA, issues de CUDA telles que PhysX ou encore le support d'applications de calcul telles que Folding @ Home ou BadaBOOM sont de la partie.

Ainsi, la carte graphique intégrée pourra être dédiée au calcul PhysX alors qu'un modèle plus puissant sera exploité pour la 3D. Une possibilité qui est aussi fonctionnelle, dès maintenant, lorsque deux GeForce compatibles sont présentes au sein de la machine.

Pour cela il suffit de se rendre dans le panneau de configuration PhysX et de préciser quel modèle est dédié aux calculs. Le tour est joué.