ou INSCRIVEZ-VOUS Mot de passe oublié ?
Publicité

Boîtier Koolance PC2-601

Vincent le 02 septembre 2002 (23 914 lectures)
Montage et Watercooling :

- Waterblock HDD :

C'est la première manipulation à faire car elle implique un temps de séchage de 10 heures. J’avoue n’avoir jamais fait quelque chose d’aussi bizarre sur un PC…

Munissez-vous d’une cuillère et d’un bol. 2 produits liquides sont contenus dans un sachet plastique. Videz les deux poches dans un bol puis "touillez" jusqu'à obtenir une couleur uniforme.
Retournez votre disque dur et versez le liquide sur la partie électronique du disque ! Etalez le liquide de façon uniforme. Vissez ensuite le waterblock sur le disque et laisser sécher une nuit complète. Au final le produit se durcit et on obtient un genre de pâte thermique bubble-gum ( similaire à celle des ventilos Aqua Taisol). De nombreux waterblocks pour disque dur se placent sur les côtés des disques. Hors ce n’est pas à cet endroit que nos disques chauffent le plus. Le waterblock HDD Koolance se démarque de la concurrence en se plaçant exactement sous le disque dur.
Néanmoins gros point noir : le waterblock ne s’adaptait pas sur mes deux disques IBM, du coup impossible de le visser directement sur les disques avec la visserie de ce kit. Qu’à cela ne tienne, en fixant le disque et le waterblock sur le boîtier, l’obstacle est contourné. J’avoue avoir été extrêmement dubitatif envers le procédé : n’ayant pas lésiné sur le liquide (disque vraiment noyé). Une sourde angoisse montait en moi : mes deux disques allaient-ils se rallumer ?.
Résultat : aucun souci au démarrage, ni après un mois d’utilisation intensive. Concernant le démontage sachez qu’une fois la pâte durcit, elle peut s’enlever comme une galette. Mais de nombreuses traces restent et je signale que c’est un coup à perdre la garantie si vous ne nettoyez pas proprement le disque.


Pâte thermique HDD : nous n’avons pas lésiné dessus, d’où nos inquiétudes.

Ma rétine étant passé très prés du produit : attention lorsque vous manipulez le produit dans sa phase liquide. Comme avec tout produit chimique, munissez-vous de préférence de gants et faîtes bien attention à ne pas vous en coller dans les yeux. Également, effectuez la manipulation sur un plan de travail qui ne craint rien : ma moquette se souvient encore de l‘expérience.

- Kit Waterblock Carte Graphique

Démontez le ventilateur de votre carte graphique (très facile à réaliser sur ma Leadtek) . Un petit bloc de pâte thermique blanche est fournie dans ce kit. Une fois le ventilateur démonté, appliquez la pâte. Le système de fixation est le même pour le Waterblock du chipset : deux visses en plastique se placent par le dessous de la carte graphique, on fixe le tout avec deux boulons que l’on vissent à la main.
Premier gros couac dans le montage : un des boulons fournis dans ce kit présentait un défaut de construction (mauvais filetage)… impossible de bien fixer un des côtés du waterblock. Et aucun boulon supplémentaire n’est fourni dans les kits carte graphique Koolance…A 38 € le kit, c’est vraiment rageant.


A gauche, suite au mauvais filetage d’un boulon, impossible de fixer à fond le waterblock.

- Kit waterblock Chipset


Exactement le même type de montage que pour la carte graphique. Hormis une petite différence dans l’orientation de l’arrivée/départ de l’eau très pratique.


- Kit Waterblock KOCPU-200


Première constatation : ce waterblock s’adapte aussi bien sur les sockets 478 des P4 que sur les sockets A des Athlons. Deux types d’ergots en fer s’adaptent sur le waterblock selon votre type de Socket. J’avoue avoir été surpris par le système de fixation : c’est de très loin le meilleur que j’ai pu rencontrer. Non Seulement les ergots se posent facilement, mais surtout à aucun moment je n’ai eu besoin de forcer, et tout cela sans tournevis. Ensuite, une visse à main (thumbscrew) vous permet de fixer définitivement le waterblock : il y a juste à serrer jusqu’à ce qu ‘un « CLAC » bruyant vous signifie que tous est en place.


Le système de fixation du CPU-200, les ergots pour Socket 478 en haut et Socket A en bas.


A gauche, le CPU-200, à droite le CPU-100 (modèle Socket A uniquement)

Le waterblock CPU n’utilise pas un système de labyrinthe comme ces concurrents (DangerDen, etc.) mais de picots afin de créer des perturbations et ainsi assurer une meilleure efficacité de l’échange moléculaire. La sonde thermique dispose d’un emplacement et un petit « scotch » en métal est fourni pour la caler définitivement. Une dosette de pâte thermique est fournie avec le KOCPU-200. Chapeau à Koolance pour la facilité du montage du waterblock : c’est un vrai jeu d’enfant.


Fixation CPU-200 avec ergots socket A :


La bête dans sa tanière.

Une fois tous les waterblocks posés, il n’y a plus qu’à découper à coups de ciseaux les tubes et les fixer grâce aux bagues en acier fournies. Attention à celles-ci sur le waterblock cpu, ne serrez pas trop fort ou vous risquerez d’endommager celui ci : vous serrez sur une partie en plastique… Petite critique sur ces bagues : elles sont faciles à fixer et très sûres mais c’est beaucoup moins pratique à enlever que les systèmes Plug’n’cool ou Innovatek.

Une fois le système monté, votre hardware peut être placé sans brancher l’alimentation de la carte mère. On place un shunt électrique sur les broches 4 et 6 de l’alimentation ATX, afin de lui faire croire que la carte mère est branchée. Ce shunt est fourni avec le boîtier.

Retournez complètement la tour, placez un entonnoir, allumez l’alimentation du PC et remplissez le tout avec la moitié du liquide de refroidissement fournie et environ un demi-litre d’eau osmosée (trouvable dans un magasin d’aquariophilie), distillée ou déminéralisée (eau de batterie ou eau pour fer à repasser). Faîtes tourner 5 bonnes minutes le tout et vérifiez l’étanchéité du système. Après plusieurs heures de montage, c’est un vrai régal de voir l’eau se mettre à circuler parfaitement.

Dernière étape : rebranchez l’alimentation sur la carte mère et le tour est joué. Sauf que lors du test la Koolance PC2-601 a refusé obstinément de s’allumer ! Panique à bord pendant 5 minutes : après vérification voilà une petite photo de l’élément fautif :


La photo est floue, mais sachez que le plug est noté : SW POWER J

Le jumper du bouton d’allumage prémonté sur la carte électronique était branché …à moitié… ( le – sur le + et le +…dans le vide), donc pas de contact donc pas d’allumage du système. Un défaut de finition mineur mais qui nous a tout de même gratifié d’une belle frayeur.