Vers bien plus de dégroupage total en France ?
Les fractures numériques sont multiples dans l'Hexagone. On retrouve d'une ...
Les fractures numériques sont multiples dans l'Hexagone. On retrouve d'une part les personnes ayant la "chance" de goûter encore aux "joies" du RTC (56Kbps), avec tous ses désagréments, tels que les coûts élevés, la lenteur, les LIDD difficiles d'accès, la ligne téléphonible bloquée (liste non exhaustive) et les autres, en haut-débit. Mais les "malchanceux" détenteurs de lignes haut-débit sont eux aussi divisés en plusieurs catégories. Ainsi, on retrouve ceux bloqués entre 512Kbps et 2Mbps au débit montant (upload) assez faible, ceux à la ligne partiellement degroupée - souvent entre 4 et 6Mbps de téléchargement et 256Kbps d'upload - et enfin les plus malheureux de tous, ceux surfant entre 10 et 20Mbps et au débit montant de 1Mbps.
L'ARCEP (ex-ART) et le gouvernement ne souhaitent pas voir le haut-débit envahir le pays tout entier, mais plutôt le très haut-débit, les vitesses maximales atteignables aujourd'hui en attendant que la fibre optique fasse des émules durant leurs tests dans la ville de Pau. Selon les derniers chiffres du premier trimestre 2005, la France compterait exactement 1 884 479 lignes en dégroupage partiel, et 152 189 en dégroupage total. Mais le plus inquiétant reste leur croissance, avec seulement des hausses de l'ordre de 28 et 13% respectivement. Ces 13% sont évidemment bien trop faibles si l'on veut atteindre une large diffusion de certains services nécessitant des débits dépassant les 10Mbps, tels que la TV haute-définition.
Pour remédier à ce problème, l'ARCEP devrait modifier quelques tarifs. Actuellement, le tarif du dégroupage total d'une ligne est de 9,5 euros par mois (et par ligne). Certaines entreprises souhaitent que ce coût mensuel baisse aux alentours des sept euros, cependant l'ARCEP devrait maintenir ce prix encore quelques années. Mais d'ici deux à trois ans, il est possible que les prix diminuent plus que sensiblement grâce aux ventes en gros du dégroupage total. On parle d'une différence de quatre euros entre ces ventes et le prix de détail de l'abonnement. Cependant il semble que tout ceci prenne bien trop de temps et que les prix devraient, selon les sociétés, chuter bien plus rapidement.
Concernant les lignes non-dégroupées, le Bitstream devrait pointer le bout de son nez dès cette année, d'ici quelques jours ou semaines selon Paul Champsaur, le président de l'ARCEP. De quoi améliorer la situation, mais certainement pas atteindre une couverture totale de très haut-débit pour tous.
L'ARCEP (ex-ART) et le gouvernement ne souhaitent pas voir le haut-débit envahir le pays tout entier, mais plutôt le très haut-débit, les vitesses maximales atteignables aujourd'hui en attendant que la fibre optique fasse des émules durant leurs tests dans la ville de Pau. Selon les derniers chiffres du premier trimestre 2005, la France compterait exactement 1 884 479 lignes en dégroupage partiel, et 152 189 en dégroupage total. Mais le plus inquiétant reste leur croissance, avec seulement des hausses de l'ordre de 28 et 13% respectivement. Ces 13% sont évidemment bien trop faibles si l'on veut atteindre une large diffusion de certains services nécessitant des débits dépassant les 10Mbps, tels que la TV haute-définition.
Pour remédier à ce problème, l'ARCEP devrait modifier quelques tarifs. Actuellement, le tarif du dégroupage total d'une ligne est de 9,5 euros par mois (et par ligne). Certaines entreprises souhaitent que ce coût mensuel baisse aux alentours des sept euros, cependant l'ARCEP devrait maintenir ce prix encore quelques années. Mais d'ici deux à trois ans, il est possible que les prix diminuent plus que sensiblement grâce aux ventes en gros du dégroupage total. On parle d'une différence de quatre euros entre ces ventes et le prix de détail de l'abonnement. Cependant il semble que tout ceci prenne bien trop de temps et que les prix devraient, selon les sociétés, chuter bien plus rapidement.
Concernant les lignes non-dégroupées, le Bitstream devrait pointer le bout de son nez dès cette année, d'ici quelques jours ou semaines selon Paul Champsaur, le président de l'ARCEP. De quoi améliorer la situation, mais certainement pas atteindre une couverture totale de très haut-débit pour tous.
Source :
VNUnet
Nil Sanyas
le 5 juillet 2005 à 11:40
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