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Un site français de liens P2P illégaux fermé !

L'opération Buccaneer au USA, qui a abouti à l'arrestation de leaders de ...

L'opération Buccaneer au USA, qui a abouti à l'arrestation de leaders de groupes pirates les plus influents, vient juste de se terminer.

Cette enquête de quatorze mois du service des douanes américaines à envoyer en prison plus d’une quarantaine de personnes pour leurs activités dans le groupe Razor1911 ainsi que dans d’autres groupes pirates, tels que DrinkOrDie, RiSC, RiSCISO, Request To Send (RTS), AMNESiA, ShadowRealm (SRM), We Love Warez (WLW), et POPZ!.

Mais revenons dans notre pays où un communiqué de l'ALPA (Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle) nous informe de la fermeture d'un site internet français, lequel permettait le téléchargement illégal de films récents et même inédits en France.

Ainsi il facilitait l'accès à une cinémathèque de quelque 4 500 films, composée d'oeuvres récentes comme Le Dernier Samouraï ou encore Frères des Ours, mais également de films encore inexploités en France tel Big Fish, le prochain Tim Burton.

Il s'agissait de " l'un des plus importants accès au téléchargement de films utilisant le réseau de P2P E-donkey. Le site répertoriait des fichiers validés permettant de trouver tel ou tel film. Il classait ensuite ces fichiers en fonction de la qualité de la source. Il évitait ainsi à l'internaute le téléchargement de fichier incomplet ou de fake ", explique Frédéric Delacroix, délégué général de l'ALPA.

Celui-ci était dans le collimateur de l'ALPA malgré le fait qu'il n'hébergeait lui-même aucun film.

" Nous nous attaquons à ceux qui permettent la diffusion illégale et massive de films. Nous nous employons également à trouver les sources, ceux qui ont diffusé en premier le film sur un réseau peer to peer, même si leur identification est plus compliquée ", détaille Frédéric Delacroix.

Les internautes ayant utilisé ce site, ne seront quant à eux pas poursuivis : " Nous ne nous attaquons pas aux internautes. En revanche, lors du démantèlement d'un réseau par les forces de l'ordre, il peut arriver que des internautes se fassent prendre dans la masse des interpellations ", prévient-on à l'Alpa...

L'ALPA précise que le responsable du site qui a été interpellé encourt jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende...
Source : AFP
le 14 février 2004 à 09:00 (12 498 lectures)