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Un ministre au Far Web, contre les cyber cowboys

Ce jeudi 3 mars, un colloque organisé par la Convention Démocrate a porté ...

shérifCe jeudi 3 mars, un colloque organisé par la Convention Démocrate a porté sur le thème " Internet : le paradis du crime ? : Lutter contre la cybercriminalité ". Brrrr.

Le ministère délégué à l’Industrie a annoncé, lors de son discours de clôture, sa position sur ce thème un peu chaud. Partant du principe que la cybercriminalité est " en passe de rattraper par son volume, sa diversité et ses profits la criminalité traditionnelle ", on ne pouvait s’attendre qu'à des sacrées initiatives.

Il note avant cela que "la surveillance a priori et exhaustive, c’est-à-dire le filtrage généralisé, est une chimère. Il n’est pas possible de placer un policier derrière chaque internaute.". Dommage ! Il souligne néanmoins que bientôt, 600 agents se spécialiseront en cybercriminalité, contre 300 actuellement.

Pour Patrick, il serait également souhaitable, toujours dans l'optique d’un réseau tout propre, que des logiciels de contrôle des activités de chaque PC pullulent ici et là : « un autre type d’action consiste à proposer aux internautes le téléchargement de logiciels de contrôle, leur permettant de protéger leur terminal contre les contenus illicites, et à les inciter à utiliser ces logiciels lors de la mise à jour de leur ordinateur ».

« Je souhaite, poursuit-il, que le téléchargement de ces logiciels de contrôle soit systématiquement proposé sur les pages d'accueil des fournisseurs d'accès et que cette action soit étendue à la lutte contre les contenus antisémites, racistes, pédopornographiques, contre les virus et contre la piraterie ». Bref, une sorte de potion magique logicielle qui nettoierait illico votre PC des MP3 racistes, pédophiles, infectés, racistes et antisémites (ok, on mélange un peu, mais lui aussi).

En faveur de cette auto nettoyage, Patrick rappelle que les termes de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique vont parfaitement en ce sens. Le texte prévoit que l’hébergeur lorsqu’il a eu « la connaissance effective du caractère illicite d'un contenu qu'il accueille, doit agir avec promptitude pour les retirer, sous peine de voir sa responsabilité civile et pénale engagée ».

Une action répressive, une surveillance préventive chez les hébergeurs et des logiciels de contrôle dans chaque foyer, voilà la solution ! Et, finit le ministre, « si nous le voulons tous, croyez-moi, dans ce nouveau Far Web, les cyber cowboys ne feront pas la loi ! ».

L'intervention de ce shérif est accessible sur cette page.
le 5 mars 2005 à 15:51 (5 899 lectures)