Un ex-employé d'AOL va en prison pour revente d'emails
Jason Smathers apprécie certainement les jambonneaux. Au vue de ses ...
Jason Smathers apprécie certainement les jambonneaux. Au vue de ses récents exploits, il devait être adepte de son propre adage "le spam c'est bon, mangez-en". Cependant vu sa situation actuelle, il doit probablement se dire aujourd'hui que "le spam est un plat qui ne se mange pas toujours froid". Jason Smathers a en effet écopé de 15 mois de prison. La raison ? Il aurait vendu à des sociétés de spams pas moins de 92 millions d'adresses emails différentes, dont la conséquence directe a été l'envoi de sept milliards de courriers non sollicités.
Ironie du sort, le coupable est un ex-employé d'AOL. AOL, qui il y a quelques jours encore annonçait fièrement que sa lutte contre le fléau qu'est le spam portait ses fruits (voir actualités relatives). La société américaine a annoncé que les dégâts causés par son ancien employé lui auraient coûté 300 000 dollars, voire plusieurs millions.
Cependant le juge Alvin Hellerstein a fait remarquer à AOL que tout ceci n'était que pure spéculation, et a forcé Jason Smathers à payer 84 000 dollars à American Online, soit le triple de la somme qu'il avait encaissé pour cette magnifique vente de 92 millions d'adresses électroniques à une société peu recommandable.
Notre cher Smathers avait en effet reçu 28 000 $ pour son acte de sauvageon du cyberespace, ce qui peut paraître très peu au regard du nombre d’adresses qu'il a divulguées.
Cette peine de prison de quinze mois a surtout valeur de message envers toutes les personnes peu scrupuleuses spammant ou vendant les adresses électroniques des internautes. La plupart des pays n'ont dorénavant plus de trou juridique concernant la toile et ses dérives, ce qui n'est pas pour déplaire à la majorité des acteurs importants du marché (FAI etc).
Ironie du sort, le coupable est un ex-employé d'AOL. AOL, qui il y a quelques jours encore annonçait fièrement que sa lutte contre le fléau qu'est le spam portait ses fruits (voir actualités relatives). La société américaine a annoncé que les dégâts causés par son ancien employé lui auraient coûté 300 000 dollars, voire plusieurs millions.
Cependant le juge Alvin Hellerstein a fait remarquer à AOL que tout ceci n'était que pure spéculation, et a forcé Jason Smathers à payer 84 000 dollars à American Online, soit le triple de la somme qu'il avait encaissé pour cette magnifique vente de 92 millions d'adresses électroniques à une société peu recommandable.
Notre cher Smathers avait en effet reçu 28 000 $ pour son acte de sauvageon du cyberespace, ce qui peut paraître très peu au regard du nombre d’adresses qu'il a divulguées.
Cette peine de prison de quinze mois a surtout valeur de message envers toutes les personnes peu scrupuleuses spammant ou vendant les adresses électroniques des internautes. La plupart des pays n'ont dorénavant plus de trou juridique concernant la toile et ses dérives, ce qui n'est pas pour déplaire à la majorité des acteurs importants du marché (FAI etc).
Source :
Associated Press
Nil Sanyas
le 18 août 2005 à 12:26
(10 959
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 15 / 08 / 2005 : AOL lutte efficacement contre le spam et le fait savoir
- 25 / 07 / 2005 : Blue Frog, nouveau système de vengeance anti spam
- 05 / 07 / 2005 : La Chine adopte le plan anti-spam international
- 24 / 06 / 2005 : Un spammeur australien pointé du doigt
- 21 / 06 / 2005 : Microsoft attaque un spammeur allemand
- 03 / 05 / 2005 : Des alertes ouragans filtrées par l'antispam d'AOL...
- 09 / 04 / 2005 : 9 années de prison ferme pour un spammeur d'élite
- 22 / 02 / 2005 : Spim ? Spam ? Boum !
- 06 / 02 / 2005 : Un ex-employé d'AOL vendeur d'adresses à un spammeur






