Notre confrère Ratiatum a révélé en exclusivité une activité ombrageuse pour Skype. Selon ses informations, les services de sécurité du ministère de l'Education et de la Recherche ont exigé le bannissement pur et simple de Skype de l’ensemble des universités et administrations attachées au ministère. Le logiciel est donc prié d’être expurgé de tous les ordinateurs trouvés en ces locaux, pour être renvoyé à la maison.
Plusieurs explications sont possibles pour fonder cette décision, mais en première ligne, on trouve nécessairement la question de la sécurité. Le logiciel de téléphonie par VoIP ne présenterait pas toutes les garanties qu’on peut espérer en ce domaine. Aucune précision n’a filtré sur la nature exacte des menaces ou des risques encourus. Selon 01net, la note envoyée aux responsables serait même estampillée «confidentiel défense », expliquant le peu d’éclairage à cet instant. Voir en tout cas le secteur de la recherche utiliser un logiciel fermé, dont on ne sait rien du protocole, ni sur les données relatives au chiffrement des échanges, a peut-être été considéré comme incongru dans l’esprit des décideurs.
Si la remarque a une chance d’être proche de la raison exacte de ce choix, d’autres souligneront que de nombreux sites officiels, centraux ou décentralisés, sont toujours hébergés sous des solutions propriétaires, qui du coup présentent les mêmes caractéristiques. Il est vrai cependant que toutes ne reposent pas sur une architecture identique à ce logiciel de VoIP. En attendant d’en savoir plus, le coup de griffe asséné au logiciel par le ministère de la recherche pourra peut-être donner naissance à d’autres réactions de rejet, par mimétisme, même dans le secteur privé.
Plusieurs explications sont possibles pour fonder cette décision, mais en première ligne, on trouve nécessairement la question de la sécurité. Le logiciel de téléphonie par VoIP ne présenterait pas toutes les garanties qu’on peut espérer en ce domaine. Aucune précision n’a filtré sur la nature exacte des menaces ou des risques encourus. Selon 01net, la note envoyée aux responsables serait même estampillée «confidentiel défense », expliquant le peu d’éclairage à cet instant. Voir en tout cas le secteur de la recherche utiliser un logiciel fermé, dont on ne sait rien du protocole, ni sur les données relatives au chiffrement des échanges, a peut-être été considéré comme incongru dans l’esprit des décideurs.
Si la remarque a une chance d’être proche de la raison exacte de ce choix, d’autres souligneront que de nombreux sites officiels, centraux ou décentralisés, sont toujours hébergés sous des solutions propriétaires, qui du coup présentent les mêmes caractéristiques. Il est vrai cependant que toutes ne reposent pas sur une architecture identique à ce logiciel de VoIP. En attendant d’en savoir plus, le coup de griffe asséné au logiciel par le ministère de la recherche pourra peut-être donner naissance à d’autres réactions de rejet, par mimétisme, même dans le secteur privé.
Source :
Ratiatum
Marc Rees
le 27 septembre 2005 à 06:58
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