SCO versus Linux : Sans foi ni loi !
L'éditeur informatique continue sa croisade contre la communauté ...
L'éditeur informatique continue sa croisade contre la communauté
Open-Source.
Petit rappel des faits...
SCO considère que Linux est un dérivé non autorisé d'un autre système, un plagiat d'Unix, dont il détient les droits.
SCO Group, éditeur informatique en difficulté, y voit l'occasion rêvée pour réclamer son dû auprès des millions d'utilisateurs de Linux à travers le monde et ainsi se refaire une santé financière. Elle réclame, par exemple, 1 milliard de dollars à IBM qui a vendu des ordinateurs équipés de Linux. Elle entame des poursuites contre Novell l'accusant de revendiquer, à tort, la possession d'une partie des droits du code d'Unix. Elle menace d'attaquer Google, le célèbre moteur de recherche...
Du coup, la défense s'organise. Un fond commun, doté pour commencer de 3 millions de dollars, a été créé pour parer aux attaques judiciaires et aider les Linuxiens à se défendre. IBM et Intel y participent.
L'affaire a éclaté l'an dernier et promet de nombreux remous au cours de cette année.
Plaintes auprès du Congrès Americain...
Le scandale prend une nouvelle ampleur avec la lettre envoyée au Congrès Américain le 8 janvier dernier.
L'Open-Source, Linux et La licence GPL notamment (dont je rappelle que l’éditeur distribue lui-même des produits incluant des logiciels régis par cette licence) y sont dépeints comme une menace pour:
- L'économie du pays
- Notre capacité incéssante à tenir les rennes de l'innovation technologique mondiale
- Notre capacité à nous maintenir dans le secteur compétitif international de l'industrie du logiciel
- La sécurité nationale
SCO continue d'être incapable de prouver ses allégations sur les infractions liées à la propriété intellectuelle et maintien le fait que les utilisateurs de Linux minent l'économie en s'obstinant à ne pas acheter des produits basés sur des architectures propriétaires et plus couteuses comme ceux de SCO notamment.
OSAIA contre-attaque...
Ed Black, Président de OSAIA contre-attaque en déclarant :
“Une compagnie qui est en dehors de toute innovation Open-Source, veut nous faire admettre une notion bien étrange: à savoir que les entreprises de software qui produisent à faible coût sont une menace pour l'économie. De tels logiciels adoptés par des centaines de grandes entreprises du secteur technologique ou autre, sont véritablement un danger pour ceux qui ne sont pas capables d'innover et en mesure de rester compétitifs. Des logiciels supportés par des entreprises telles que Novell, Oracle, IBM, HP, Gateway, Sun et des dizaines de milliers de compagnies à travers le monde représentent une vague de changement dans notre industrie. C'est une source d'émulation en matière d'innovation et un gage de compétitivité qui soutiendra notre pays."
SCO affirme que Linux est une menace pour la sécurité nationale du fait qu'il est librement à la disposition de n'importe quel dictateur. Mais les faits sont que toutes les entreprises de logiciels quelqu'elles soient sont régies par les même règles à l'exportation US.
Au final, SCO poursuit sa campagne de désinformation et d'attaques. Cependant, du fait que cette croisade arrive jusqu'au porte du Congrès, OSAIA a voulu aller de l'avant. Elle s'engagera activement auprès du Congrès Américain pour expliquer l'interêt majeur des logiciels Open-Source dans l'économie, affirmer en quoi GPL est valide au regard de la loi sur le copyright, et refuter les réclamations sans fondements de SCO concernant le vol de propriété intellectuelle.
Une telle chasse aux sorcières nous rappelle les temps sombres du maccarthysme...
Source :
OSAIA
veda
le 24 janvier 2004 à 10:17
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