Règle Incubator Club: N'en parlez pas à MS
Vouloir migrer du logiciel propriétaire vers du logiciel libre n'est pas ...
Vouloir migrer du logiciel propriétaire vers du logiciel libre n'est pas chose aisée de nos jours pour une société.
"Si vous décidez de faire des infidélités aux produits Microsoft, faites-le dans le plus grand secret." déclare en substance Eddie Bleasdale, l'un des pionniers du logiciel libre, aujourd'hui à la tête d'une société de conseil: Netproject.
C'est au cours d'une conférence organisée à Londres sur les logiciels libres et les collectivités locales en février dernier qu'il révèle l'existence de l'Incubator Club : une association pour le moins "discrète", voir secrète.
"La règle numéro un de l'Incubator Club, c'est de ne pas parler de l'Incubator Club", a-t-il ironisé en référence au film de David Fincher, Fight Club.
Quand Microsoft rôde...
Concrètement, Bleasdale explique que son association à "pour but de réunir les entreprises, collectivités locales ou institutions désireuses d'abandonner les logiciels de la firme de Bill Gates pour adopter le système Linux et, plus généralement, les logiciels libres. Et qu'elles puissent opérer cette mutation le plus sereinement et le plus discrètement du monde!"
En parallèle, l'accent est mis sur le "dumping" que dénoncent depuis longtemps les partisans du logiciel libre : Ces opérations de "hard discount" qu'utilise Microsoft pour garder son client, chose qu'il réussit assez souvent. Au point que l'on ne se demande plus vraiment en quelle mesure la menace de passer à Linux ne sert pas seulement à faire baisser le prix des produits Microsoft.
Un mémo confidentiel dévoilé le 14 mai 2003 dans une enquête de l'International Herald Tribune tend à prouver que face aux systèmes Linux, Microsoft est prêt à tout. Même à perdre beaucoup d'argent en jouant sur le prix de ses licences.
C'est une lettre interne écrite été 2002 par le grand chef des ventes à l'époque, Orlando Ayala, qui met tout à plat: "Dans AUCUNE circonstance ne perdre (un marché) contre Linux", écrit-il à l'adresse de ses équipes et du président Ballmer. Une enveloppe de 180 millions de dollars par an est dés lors constituée à cette effet. Une réalité confirmée par le patron Europe, Philippe Courtois.
J'avance masqué...
L'Incubator Club représente à cet effet la première entité d'aide à "la migration secrète du logiciel payant vers le logiciel libre".
"Les directeurs de sociétés, les responsables de services informatiques d'administrations, de collectivités membres de The Incubator Club peuvent échanger leurs expériences. Ceux qui travaillent déjà sous Linux démontrent à ceux qui hésitent encore à franchir le pas la valeur ajoutée du système libre. Et tout cela, sans que Microsoft sache qui va basculer vers Linux", détaille Eddie Bleasdale.
Pour lui, la création d'une organisation comme The Incubator Club était devenue une nécessité criante. "A chaque fois que le nom d'une entreprise qui a choisi de migrer vers Linux est rendu public, Microsoft déboule aussitôt et offre d'inimaginables rabais pour l'inciter à ne rien changer..., raconte Eddie Bleasdale. Et lorsque Microsoft monte au créneau, personne ne peut rivaliser avec sa proposition commerciale."
Cure de désintoxication...
Il est vrai même lorsque vous voulez vraiment décrocher, la tentation est toujours très forte. Plus vous dites : "Non, non, je ne veux plus", plus il reviendra vers vous, torturant votre volonté, vous incitant à replonger.
Si vous aussi vous êtes dans cette situation, ne désesperez plus. Entamez une cure de désintoxication. Adressez-vous à l'Incubator Club ou aux windowsiens anonymes! ;-)
"Si vous décidez de faire des infidélités aux produits Microsoft, faites-le dans le plus grand secret." déclare en substance Eddie Bleasdale, l'un des pionniers du logiciel libre, aujourd'hui à la tête d'une société de conseil: Netproject.
C'est au cours d'une conférence organisée à Londres sur les logiciels libres et les collectivités locales en février dernier qu'il révèle l'existence de l'Incubator Club : une association pour le moins "discrète", voir secrète.
"La règle numéro un de l'Incubator Club, c'est de ne pas parler de l'Incubator Club", a-t-il ironisé en référence au film de David Fincher, Fight Club.

Quand Microsoft rôde...
Concrètement, Bleasdale explique que son association à "pour but de réunir les entreprises, collectivités locales ou institutions désireuses d'abandonner les logiciels de la firme de Bill Gates pour adopter le système Linux et, plus généralement, les logiciels libres. Et qu'elles puissent opérer cette mutation le plus sereinement et le plus discrètement du monde!"
En parallèle, l'accent est mis sur le "dumping" que dénoncent depuis longtemps les partisans du logiciel libre : Ces opérations de "hard discount" qu'utilise Microsoft pour garder son client, chose qu'il réussit assez souvent. Au point que l'on ne se demande plus vraiment en quelle mesure la menace de passer à Linux ne sert pas seulement à faire baisser le prix des produits Microsoft.
Un mémo confidentiel dévoilé le 14 mai 2003 dans une enquête de l'International Herald Tribune tend à prouver que face aux systèmes Linux, Microsoft est prêt à tout. Même à perdre beaucoup d'argent en jouant sur le prix de ses licences.
C'est une lettre interne écrite été 2002 par le grand chef des ventes à l'époque, Orlando Ayala, qui met tout à plat: "Dans AUCUNE circonstance ne perdre (un marché) contre Linux", écrit-il à l'adresse de ses équipes et du président Ballmer. Une enveloppe de 180 millions de dollars par an est dés lors constituée à cette effet. Une réalité confirmée par le patron Europe, Philippe Courtois.
J'avance masqué...
L'Incubator Club représente à cet effet la première entité d'aide à "la migration secrète du logiciel payant vers le logiciel libre".
"Les directeurs de sociétés, les responsables de services informatiques d'administrations, de collectivités membres de The Incubator Club peuvent échanger leurs expériences. Ceux qui travaillent déjà sous Linux démontrent à ceux qui hésitent encore à franchir le pas la valeur ajoutée du système libre. Et tout cela, sans que Microsoft sache qui va basculer vers Linux", détaille Eddie Bleasdale.
Pour lui, la création d'une organisation comme The Incubator Club était devenue une nécessité criante. "A chaque fois que le nom d'une entreprise qui a choisi de migrer vers Linux est rendu public, Microsoft déboule aussitôt et offre d'inimaginables rabais pour l'inciter à ne rien changer..., raconte Eddie Bleasdale. Et lorsque Microsoft monte au créneau, personne ne peut rivaliser avec sa proposition commerciale."
Cure de désintoxication...
Il est vrai même lorsque vous voulez vraiment décrocher, la tentation est toujours très forte. Plus vous dites : "Non, non, je ne veux plus", plus il reviendra vers vous, torturant votre volonté, vous incitant à replonger.
Si vous aussi vous êtes dans cette situation, ne désesperez plus. Entamez une cure de désintoxication. Adressez-vous à l'Incubator Club ou aux windowsiens anonymes! ;-)
Source :
Le Monde
veda
le 30 mars 2004 à 10:36
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