
Le
21ème Top 500 des supercalculateurs vient d'être publié. Ce Hit-Parade réunit les ordinateurs les plus rapides du monde, le critère de sélection étant le score obtenu à Linpack, un logiciel imposant à des processeurs innocents toute une série de calculs aussi compliqués qu'inutiles. Un benchmark, tout simplement.
Mais intéressons nous plutôt à la distribution de bons points :
Big Blue reste le plus fort en maths. Les machines estampillées IBM constituent 34,9% de la puissance de calcul total. HP est second, avec 24,1% du total, et est suivi par Nec, avec 11,7%.
En volume - si l'on peut dire -, HP prend sa revanche : 159 unités sur les 500 portent sa marque (ou celle du défunt Compaq). IBM est juste derrière avec 158 unités, et SGI complète le podium avec 54 machines.
Intel est un autre gagnant de cette édition : 119 des ordinateurs du Top 500 embarquent en effet des processeurs sortant de ses usines, contre 56 il y a seulement six mois.
La puissance de calcul cumulée des 500 ordinateurs du classement s'élève à 375Tflops, en hausse de 27% par rapport au total d'il y a 6 mois. Un chiffre en phase avec l'une des innombrables interprétations de la "loi de Moore", selon laquelle la puissance des ordinateurs double tous les 18 mois.
D'un point de vue géographique, l'ordinateur le plus rapide du monde a beau être japonais (il s'agit de l'Earth Simulator), les Etats-Unis gardent une main-mise presque totale sur le marché des supercalculateurs : 92% des machines du Top 500 ont été fabriquées au pays d'Al Bundy.