Progrès technologiques chez Intel ?
Intel annonce avoir mis au point un nouveau type de transistor, baptisé ...
Intel annonce avoir mis au point un nouveau type de transistor, baptisé TeraHertz, qui permettra de produire des semi-conducteurs beaucoup plus rapides et consommant beaucoup moins d'énergie.
Selon le numéro un mondial des microprocesseurs, cette nouvelle technologie résout deux problèmes majeurs: la consommation d'énergie et la chaleur, principaux obstacles actuels sur la voie de processeurs, qui, pour être plus performants, doivent contenir toujours plus de transistors.
L'une des innovations d'Intel consiste à insérer les transistors à la fois dans une couche ultra-mince de silicium et dans une couche d'isolant.
Autre problème: la perte de puissance. Plus les composants sont miniaturisés plus il devient difficile de canaliser les électrons au sein d'un transistor. Intel dit avoir réglé cette question en utilisant un nouveau matériau - sur lequel il ne donne aucun détail - en remplacement du dioxyde de silicium pour la fabrication des wafers, les "galettes" sur lesquelles sont posés les transistors.
Cette nouvelle matière permettrait de réduire de plus de 10.000 fois la perte de puissance d'un processeur, affirme Intel.
Le transistor TeraHertz effectue mille milliards de commutations par seconde. Il faudrait plus de 15.000 ans à un être humain pour allumer et éteindre une lampe autant de fois.
Pour Intel, ce nouveau transistor permettra à terme le développement d'appareils électroniques de plus en plus petits, plus performants, dont la durée de fonctionnement sera décuplée.
"La vraie portée (de cette annonce) c'est qu'ils ont inventé une nouvelle technologie pour les transistors qui est radicalement différente et qui peut être produite à grande échelle", explique Dan Hutchinson, analyste du cabinet VLSI Research.
"Ils ont complètement transformé la façon de fabriquer des transistors telle que nous la connaissions", ajoute-t-il.
La perte de courant électrique à l'intérieur d'un transistor peut conduire à des erreurs dans le traitement des données par le micro-processeur - ce qui génère tellement de chaleur que le silicium peut fondre - et à une surconsommation d'énergie.
"Tout le monde est confronté à ce problème de chaleur", estime Nathan Brookwood du cabinet de consultants Insight 64.
"Ces développements nous permettent assurément de rester sur la voie de la Loi de Moore. Cela représente des changements très importants dans notre façon de faire les choses", ajoute Brookwood.
La Loi de Moore, énoncée en 1965 par le co-fondateur d'Intel, Gordon Moore, stipule que le nombre de transistors que compte un processeur double tous les 18 ou 24 mois parallèlement à une baisse de moitié de son prix.
"Ce qui va freiner la performance des transistors, c'est bien la consommation d'énergie, pas leur vitesse ni leur taille", explique Gerald Marcyk, qui dirige la département de recherche sur les composant au sein d'Intel.
Grâce à cette technologie, Intel espère pouvoir intégrer 25 fois plus de transistors dans ses futurs processeurs, qui travailleront dix fois plus vite sans consommer plus.
Cette nouvelle génération de transistors, qu'Intel devrait présenter lors de l'International Electron Device Meeting à Washington la semaine prochaine, pourrait être intégrée aux microprocesseurs dès 2005.
Selon le numéro un mondial des microprocesseurs, cette nouvelle technologie résout deux problèmes majeurs: la consommation d'énergie et la chaleur, principaux obstacles actuels sur la voie de processeurs, qui, pour être plus performants, doivent contenir toujours plus de transistors.
L'une des innovations d'Intel consiste à insérer les transistors à la fois dans une couche ultra-mince de silicium et dans une couche d'isolant.
Autre problème: la perte de puissance. Plus les composants sont miniaturisés plus il devient difficile de canaliser les électrons au sein d'un transistor. Intel dit avoir réglé cette question en utilisant un nouveau matériau - sur lequel il ne donne aucun détail - en remplacement du dioxyde de silicium pour la fabrication des wafers, les "galettes" sur lesquelles sont posés les transistors.
Cette nouvelle matière permettrait de réduire de plus de 10.000 fois la perte de puissance d'un processeur, affirme Intel.
Le transistor TeraHertz effectue mille milliards de commutations par seconde. Il faudrait plus de 15.000 ans à un être humain pour allumer et éteindre une lampe autant de fois.
Pour Intel, ce nouveau transistor permettra à terme le développement d'appareils électroniques de plus en plus petits, plus performants, dont la durée de fonctionnement sera décuplée.
"La vraie portée (de cette annonce) c'est qu'ils ont inventé une nouvelle technologie pour les transistors qui est radicalement différente et qui peut être produite à grande échelle", explique Dan Hutchinson, analyste du cabinet VLSI Research.
"Ils ont complètement transformé la façon de fabriquer des transistors telle que nous la connaissions", ajoute-t-il.
La perte de courant électrique à l'intérieur d'un transistor peut conduire à des erreurs dans le traitement des données par le micro-processeur - ce qui génère tellement de chaleur que le silicium peut fondre - et à une surconsommation d'énergie.
"Tout le monde est confronté à ce problème de chaleur", estime Nathan Brookwood du cabinet de consultants Insight 64.
"Ces développements nous permettent assurément de rester sur la voie de la Loi de Moore. Cela représente des changements très importants dans notre façon de faire les choses", ajoute Brookwood.
La Loi de Moore, énoncée en 1965 par le co-fondateur d'Intel, Gordon Moore, stipule que le nombre de transistors que compte un processeur double tous les 18 ou 24 mois parallèlement à une baisse de moitié de son prix.
"Ce qui va freiner la performance des transistors, c'est bien la consommation d'énergie, pas leur vitesse ni leur taille", explique Gerald Marcyk, qui dirige la département de recherche sur les composant au sein d'Intel.
Grâce à cette technologie, Intel espère pouvoir intégrer 25 fois plus de transistors dans ses futurs processeurs, qui travailleront dix fois plus vite sans consommer plus.
Cette nouvelle génération de transistors, qu'Intel devrait présenter lors de l'International Electron Device Meeting à Washington la semaine prochaine, pourrait être intégrée aux microprocesseurs dès 2005.
Source :
Reuters
Frédéric
le 26 novembre 2001 à 12:25
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