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PearLirics et Warner Chapell accordent leurs violons

Après les fausses notes, une bossa nova

gibson guitare musiqueNous indiquions en fin de semaine dernière que les majors de la musique ont pour nouvelles cibles les sites de partitions, tablatures et d’accords de musiques. Dans ce cadre, la MPA (Music Publisher’s Association) lancera dès 2006, une campagne de nettoyage contre les sites proposant ces données échangées par les fans, musiciens en herbe. PearLyrics a été, sans le vouloir, l’un des précurseurs dans cette lutte. Ce logiciel, rappelons-le, permet de télécharger des paroles de chansons lues sous iTunes d’Apple, chansons identifiées à l’aide des tags ID3. L’auteur ne stocke rien sur son serveur, puisque les textes sont récupérés sur des sites en accès ouverts, la plupart du temps. Or, Walter Ritter avait reçu une injonction de Warner Chappell, éditeur important dans le secteur des paroles et des partitions. Sous menace non voilée de procès, il était invité à retirer le plus rapidement possible son logiciel de la circulation. Simple développeur peu à même de se lancer dans un combat juridique, Walter Ritter préférait baisser les armes et supprimer l’accès au téléchargement de son application.

Toutefois, il semblerait que la réaction de la communauté des usagers, mais aussi la lettre ouverte de l’EFF (Electronic Frontier Foundation) sur la question aient quelque peu changé la donne : Warner/Chappell Music a de nouveau contacté le père de PearLyrics pour lui adresser cette fois des excuses publiques sur la réaction initiale. Dans un retournement de situation surprenant, cette atitude a été jugée trop radicale. L’éditeur rappelle que tous les intéressés sur ce dossier ont pour objectif commun de proposer aux auditeurs les paroles qu’ils désirent. Toutefois, les « auteurs de paroles doivent recevoir une juste compensation pour leur travail et les sites officiels proposant des paroles ne doivent pas être minés par des sites non autorisés. »

Sans rien dévoiler de l’avenir, Warner Chappell promet de travailler main dans la main avec PearLyrics afin d’assurer une évolution bénéfique à la fois pour les artistes et pour les consommateurs. Si Walter Ritter considère ce nouvel épisode comme une bonne chose, son logiciel gratuit reste malgré tout hors ligne pour l’heure et l’on ne sait pour le moment quelle sera l’issue de ce conflit.
le 19 décembre 2005 à 09:17 (6 611 lectures)