Les nouvelles technologies dans l'Éducation : un risque ?
« Maintenant que les ordinateurs sont essentiels dans les écoles au sein ...
« Maintenant que les ordinateurs sont essentiels dans les écoles au sein du pays, peut-être que les machines devraient être livrées avec une étiquette d'avertissement à l'égard des professeurs : ' Attention : Les étudiants pourraient bientôt ne plus écouter une seule de vos paroles. ' »
Cette remarque caustique de la part de Lisa Guernsey du New York Times n'est peut-être si exagérée que cela tant les nouvelles technologies occupent une place importante au sein du système d'enseignement nord-américain. Les chiffres de cette diffusion à l'échelle continentale parlent d'eux-mêmes. En effet, un centre de recherche privé sur l'enseignement (Market Data Retrieval) révèle que 80% des écoles publiques disposent d'une connexion à haut-débit dans au moins une de leurs classes. En outre, selon le même centre, 70% des collèges américains dotés d'une telle connexion disposent également d'un réseau sans-fil.

© William Colgin for The New York Times
L'explosion importante de ces moyens de communication a un effet assez négatif sur le déroulement de certains cours, comme en témoigne Bill Walsh, étudiant au célèbre MIT, qui déclare ne pas connaître de cours durant lequel les étudiants ne surveillent pas au moins une fois leurs e-mails au lieu de travailler.
Le fait que certaines classes ne soient pas (encore) équipées ne pose pas de problème pour nombre d'étudiants qui amènent leurs technologies avec eux par le biais de leurs portables, lecteurs MP3 et autres assistants personnels, détournant ainsi leur attention du cours.
Ce fléau ne se cantonne pas aux États-Unis d'Amérique et se développe en Europe. Ainsi, ce phénomène pourrait se révéler très dangereux pour le continent, dont la France.
Cependant, des professeurs américains semblent avoir trouvé quelques solutions pour enrayer ce détournement d'attention sans toutefois nuire à l'utilité des nouvelles technologies de l'information.
Mark Greenberg a eu l'idée d'imbriquer la connaissance d'une manière ludique. Ce professeur de lycée à Phoenix a ainsi créé une dizaine de jeux éducatifs à l'attention de ses propres élèves, et a remarqué qu'ils obtenaient de meilleures notes aux tests dans sa matière (l'anglais).
Cette notion d'interaction entre l'ordinateur et l'élève est appliquée d'une manière un peu différente chez Nancy Kemp, assistant au MIT, qui laisse à disposition de 9 élèves autour d'une table ronde des ordinateurs qui communiquent sans fil afin d'optimiser les échanges, sans toutefois renier le dialogue humain et omettre de surveiller les applications lancées.
Cette utilisation de l'informatique pour captiver les élèves est illustrée sensiblement de la même manière chez Greg Malone, professeur de lycée à Santa Fe qui utilise un microphone à cravate pour son enseignement. Cette méthode permet selon lui aux étudiants de se concentrer sur le cours tout en manipulant l'outil informatique.
Mais tous ne réagissent pas de cette manière et n'hésitent pas à limiter l'utilisation de l'informatique. C'est le cas de Donna Lee qui contrôle l'utilisation des ordinateurs par ses élèves à travers NetOp, un logiciel qui permet entre autres de figer l'écran ou d'afficher par exemple « Faites attention » en grosses lettres. Nancy Kemp, quant à elle, préfère utiliser des méthodes plus éprouvées comme le défilement d'un film sur la surface blanche du tableau tout en apposant sur ce dernier des annotations, ce qui, selon elle, lui permet d'avoir « (...) la classe entière dans la paume de [la] main pendant une heure et demi. »
Cependant, des professeurs américains semblent avoir trouvé quelques solutions pour enrayer ce détournement d'attention sans toutefois nuire à l'utilité des nouvelles technologies de l'information.
Mark Greenberg a eu l'idée d'imbriquer la connaissance d'une manière ludique. Ce professeur de lycée à Phoenix a ainsi créé une dizaine de jeux éducatifs à l'attention de ses propres élèves, et a remarqué qu'ils obtenaient de meilleures notes aux tests dans sa matière (l'anglais).
Cette notion d'interaction entre l'ordinateur et l'élève est appliquée d'une manière un peu différente chez Nancy Kemp, assistant au MIT, qui laisse à disposition de 9 élèves autour d'une table ronde des ordinateurs qui communiquent sans fil afin d'optimiser les échanges, sans toutefois renier le dialogue humain et omettre de surveiller les applications lancées.
Cette utilisation de l'informatique pour captiver les élèves est illustrée sensiblement de la même manière chez Greg Malone, professeur de lycée à Santa Fe qui utilise un microphone à cravate pour son enseignement. Cette méthode permet selon lui aux étudiants de se concentrer sur le cours tout en manipulant l'outil informatique.
Mais tous ne réagissent pas de cette manière et n'hésitent pas à limiter l'utilisation de l'informatique. C'est le cas de Donna Lee qui contrôle l'utilisation des ordinateurs par ses élèves à travers NetOp, un logiciel qui permet entre autres de figer l'écran ou d'afficher par exemple « Faites attention » en grosses lettres. Nancy Kemp, quant à elle, préfère utiliser des méthodes plus éprouvées comme le défilement d'un film sur la surface blanche du tableau tout en apposant sur ce dernier des annotations, ce qui, selon elle, lui permet d'avoir « (...) la classe entière dans la paume de [la] main pendant une heure et demi. »

© Jeff Topping for The New York Times
De fait, deux réactions différentes peuvent être dégagées de ces exemples : face à la quasi-obligation d'utiliser les nouvelles technologies dans l'enseignement, on peut soit adopter une position multi-interactionnelle élève-ordinateur-professeur et donc subséquemment élève-enseignement ; ou alors limiter extrêmement cette relation par un contrôle absolu ou l'utilisation de techniques plus « archaïques. »
Quoi qu'il en soit, ce problème ne semble pas réglé au niveau de l'Amérique, et encore moins de ses États seuls ; mais les réactions individuelles qu'il engendre devrait amener à un questionnement national, et se poser par conséquent en France. L'inconnue n'est peut-être pas le temps que mettra cette prise de conscience dans notre pays, mais plutôt la place des nouvelles technologies dans l'enseignement.
Source :
New York Times
Guijnor
le 22 août 2004 à 10:02
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