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Les mille-pattes et les disques durs

Les systèmes micromécaniques et nanomécaniques feront partis des ...

Les systèmes micromécaniques et nanomécaniques feront partis des technologies de stockage de demain, c'est en tout cas sur quoi table IBM (International Business Machines) grâce à leur concept "Millipede" (Mille-pattes). Ce concept est un système de stockage de données hautes densités basé sur des composants micromécaniques empruntés à la Microscopie de Force Atomique (AFM : Atomic Force Microscopy) : des dépressions minuscules fondues par un "morceau" d'AFM dans un polymère moyen représentent les particules de données stockées qui peuvent alors être lues par le même "morceau". Cette technique de stockage thermomécanique est capable de réaliser des densités de données par centaines de Gb, soit bien au-delà des limites attendues pour l'enregistrement magnétique (60-70 Gb).

Tandis que le taux de retour de lecture d'une sonde individuelle est limité, des taux de données élevés peuvent être réalisés à l'aide du parallélisme massif : grâce au concept de système "Millipede", la tête de lecture/écriture consiste en un tableau de plus de 1000 sondes thermomécaniques, fabriquées sur un chip de silicium employant des techniques de microfabrication VLSI (Very Large Scale Integration), qui fonctionnent simultanément.

Le "Millipede" fonctionne sur le principe d'un balayage (scan) de parallèle x/y du chip. Un scanner électromagnétique fournit ce mouvement relatif (qui est égal à l'approche de deux avions). Les trois porte-à-faux à la périphérie du tableau sont consacrés à un rôle de détecteurs de distance. Les signaux qu'ils produisent sont employés pour assurer que le contact du "morceau" est maintenu et contrôlé tandis que le balayage x/y est exécuté pour la lecture et l'écriture.

L'image ci-dessous est un composé de 1024 images plus petites prises par les leviers individuels du "Millipede" dans une opération d'écriture-lecture rangée.



Les images ci-dessus et ci-dessous montrent des vues détaillées de certaines de ces petites images, avec différents numéros de modèles indiquants la position de la rangée et de la colonne dans le tableau. De telles images ont été obtenues sur des modèles de particule pouvant avoir une densité de 200 Gb, ce qui prouve, d'abord, qu'il est faisable d'écrire et lire avec un grand tableau de leviers et deuxièmement, qu'il est possible de tenir le tableau et le niveau moyen de stockage à une distance correcte l'un l'autre tout en faisant un balayage.

Tout ceci est d'une complexité assez élevée on peut le dire, mais ce qui compte ici, c'est de savoir que nos disques durs ont de grandes chances de voir leur densité s'accroître encore et encore...

Source : Ixbt
le 11 juin 2002 à 15:27 (1 822 lectures)

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