Les annonceurs mis à l'index par l'industrie de film
Grosse bataille en perspective entre les professionnels de l'image ? La ...
Grosse bataille en perspective entre les professionnels de l'image ? La Chambre syndicale des producteurs de films et d'autres géants du secteur(*) viennent d'émettre un communiqué où est mis à l'index certaines pratiques en matière de pub et de communication.
Dans ce texte, on dénonce ainsi vertement "les agissements d'annonceurs qui, par leurs investissements publicitaires, contribuent à financer les réseaux de téléchargement illicite de films". Est-ce que le crime profite aux annonceurs... ? Pas de doute pour ce groupe : "se mesurant en millions d’internautes, le niveau de fréquentation des sites de téléchargement illicite leur confère une valeur publicitaire substantielle que ne manquent pas d’exploiter les opérateurs de ces sites et certains annonceurs par le biais de bannières publicitaires ou de pop up.". Du contenu illégal, de l'audience, des annonceurs, plus de contenu illégal, plus d'audience, etc. Une boucle bien bouclée.
Du coup, l'industrie du film vient de délivrer une citation directe contre plusieurs grosses entreprises. Ont été citées Neuf Telecom, Telecom Italia, AOL, La française des Jeux, la SNCF, Finaref ou encore le groupe Partouche. La plainte évoque une complicité de contrefaçon, pas moins.
"L’implication directe et visible de grandes entreprises, dont des Fournisseurs d’Accès à Internet, confère à ces sites et réseaux pirates un vernis de respectabilité trompeur pour les internautes" insiste le communiqué.
Au passage, les signataires n'hésitent pas à secouer de vieux démons : ils placent sur le dos des fournisseurs d’accès "une responsabilité supplémentaire dès lors que leur activité apparaît susceptible de relever de la provocation au délit", pointant cette fois "les moyens techniques nécessaires à l’accomplissement du délit" offerts à l'internaute. Aucune précision dans ces propos : est ce la mise à disposition de connexion très haut débit ou bien l'absence de filtrage éventuel qui est visé ici ? Ils concluent en tout cas par un coup de pied implicite à la charte signée justement par les FAI pour moraliser le réseau : "exiger de chaque internaute qu’il adopte une ligne de conduite conforme aux dispositions légales passe également par l’exemplarité du comportement des Fournisseurs d’Accès Internet et de l’ensemble des annonceurs".
(*) Ont signé ce communiqué : Galatee Films, Pathé, API [Association des Producteurs Indépendants] – L’ARP [Société Civile des Auteurs Réalisateurs Producteurs] - CSPF [Chambres Syndicale des Producteurs de Films] - FICAM [Fédération des Industries du Cinéma,de l'Audiovisuel et du Multimédia] - FNCF [Fédération Nationale des Cinémas Français] - FNDF [Fédération Nationale des Distributeurs de Films] - GNCR [Groupement National des Cinémas de Recherche] - SEV [Syndicat de l’Édition Vidéo] - SNAC [Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs] – SPFA [Syndicat des Producteurs de Films d’Animation] - SPI [Syndicat des Producteurs Indépendants] - PROCIREP [Société Civile des Producteurs de Cinéma et de Télévision] - SRF [Société des Réalisateurs de Films] - UNEVI [Union de l’Édition Vidéographique Indépendante] - UPF [Union des Producteurs de Films]
Dans ce texte, on dénonce ainsi vertement "les agissements d'annonceurs qui, par leurs investissements publicitaires, contribuent à financer les réseaux de téléchargement illicite de films". Est-ce que le crime profite aux annonceurs... ? Pas de doute pour ce groupe : "se mesurant en millions d’internautes, le niveau de fréquentation des sites de téléchargement illicite leur confère une valeur publicitaire substantielle que ne manquent pas d’exploiter les opérateurs de ces sites et certains annonceurs par le biais de bannières publicitaires ou de pop up.". Du contenu illégal, de l'audience, des annonceurs, plus de contenu illégal, plus d'audience, etc. Une boucle bien bouclée.
Du coup, l'industrie du film vient de délivrer une citation directe contre plusieurs grosses entreprises. Ont été citées Neuf Telecom, Telecom Italia, AOL, La française des Jeux, la SNCF, Finaref ou encore le groupe Partouche. La plainte évoque une complicité de contrefaçon, pas moins.
"L’implication directe et visible de grandes entreprises, dont des Fournisseurs d’Accès à Internet, confère à ces sites et réseaux pirates un vernis de respectabilité trompeur pour les internautes" insiste le communiqué.
Au passage, les signataires n'hésitent pas à secouer de vieux démons : ils placent sur le dos des fournisseurs d’accès "une responsabilité supplémentaire dès lors que leur activité apparaît susceptible de relever de la provocation au délit", pointant cette fois "les moyens techniques nécessaires à l’accomplissement du délit" offerts à l'internaute. Aucune précision dans ces propos : est ce la mise à disposition de connexion très haut débit ou bien l'absence de filtrage éventuel qui est visé ici ? Ils concluent en tout cas par un coup de pied implicite à la charte signée justement par les FAI pour moraliser le réseau : "exiger de chaque internaute qu’il adopte une ligne de conduite conforme aux dispositions légales passe également par l’exemplarité du comportement des Fournisseurs d’Accès Internet et de l’ensemble des annonceurs".
(*) Ont signé ce communiqué : Galatee Films, Pathé, API [Association des Producteurs Indépendants] – L’ARP [Société Civile des Auteurs Réalisateurs Producteurs] - CSPF [Chambres Syndicale des Producteurs de Films] - FICAM [Fédération des Industries du Cinéma,de l'Audiovisuel et du Multimédia] - FNCF [Fédération Nationale des Cinémas Français] - FNDF [Fédération Nationale des Distributeurs de Films] - GNCR [Groupement National des Cinémas de Recherche] - SEV [Syndicat de l’Édition Vidéo] - SNAC [Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs] – SPFA [Syndicat des Producteurs de Films d’Animation] - SPI [Syndicat des Producteurs Indépendants] - PROCIREP [Société Civile des Producteurs de Cinéma et de Télévision] - SRF [Société des Réalisateurs de Films] - UNEVI [Union de l’Édition Vidéographique Indépendante] - UPF [Union des Producteurs de Films]
Source :
Mass Media
Marc Rees
le 27 juin 2005 à 12:08
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