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Le ministre de l'intérieur contre la cybercriminalité

Le ministre de l’intérieur, Dominique de Villepin a annoncé mardi un ...

Le ministre de l’intérieur, Dominique de Villepin a annoncé mardi un nouveau plan de lutte contre la cybercriminalité.

Ce plan vise surtout à renforcer les effectifs et les domaines de compétences de cette police et cette gendarmerie spécialisées. Le ministre a déclaré : «D'ici à la fin de la Lopsi (Loi d'Orientation et de Programmation de Sécurité Intérieure) en 2007, le nombre de policiers et de gendarmes spécialisés dans la cybercriminalité passera de 300 à plus de 600».

Le nouveau programme se fera sous le tutelle de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) et regroupera les équipes de l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN) et surtout de l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication (OCLCTIC), qui a été créé en 2000 pour enquêter principalement sur les crimes et les fraudes liées à ces technologies.

Voici les points clés de ce renforcement sur 3 ans :

- Création d’un réseaux d’experts : «Il existe déjà de manière informelle, mais nous allons le renforcer avec des missions précises», annonce un conseiller du ministre. «Les experts qui le composeront seront issus du public comme du privé, avec, par exemple, des ingénieurs des services de recherche et développement des FAI».

- Renforcement des compétences liées à deux domaines particuliers : la pédophilie (domaine de la gendarmerie), et la lutte contre l’antisémitisme, la haine raciale, le piratage informatique et le terrorisme (domaines de la PJ)

- L’anticipation des évolutions technologiques, afin de suivre les nouvelles techniques des cybercriminels.

- Des opérations de prévention, et certaines sont prévues pour les semaines qui viennent, en collaboration avec les FAI.

Le conseiller du ministre annonce que l’espace virtuel ne doit pas devenir une zone de non droit : «De la même manière qu'il a fallu sécuriser les espaces terrestre, maritime et aérien, il y a désormais un quatrième espace, celui de l'information, qui ne doit pas échapper à la règle»

A ceci près que ces espaces sont contrôlés et surveillés en dernier recours par l’armée, et que cette phrase soulève beaucoup de questions subsidiaires sur le concept de « l’espace sécurisé » et jusqu’où peut aller le droit de regard au nom de cette sécurité.
Source : Yahoo
le 9 septembre 2004 à 11:05 (4 920 lectures)