Le haut-débit partout grâce au service universel ?
L'expression « fracture numérique », en continuité de la fracture sociale, ...
L'expression « fracture numérique », en continuité de la fracture sociale, revient souvent aux lèvres des internautes. Les mal lotis toujours en RTC voient même quelques fois leurs conditions régresser, les Fournisseurs d'Accès à Internet préférant privilégier l'ADSL. Les coûts trop élevés et le trop faible potentiel de bénéfices (s'il y en a) ne poussent évidemment pas les entreprises, France Télécom inclus, à investir dans les contrées reculées.
Dans un rapport d'information nommé Haut débit et territoires : enjeu de couverture, enjeu de concurrence, Claude Belot, sénateur de la Charente-Maritime (Poitou-Charentes), a proposé dans la Partie III grand D de "s'interroger sur l'intégration du haut-débit dans le service universel".
Cette sous partie propose ainsi que le service universel soit réévalué, ceci afin d'y introduire l'accès au haut-débit, ce qui aurait pour conséquence directe d'accélérer grandement son intégration sur tout le territoire. Mais ce sénateur remarque malgré tout que cela soulève certaines questions. Même si le haut-débit s'est développé à une vitesse faramineuse ces trois dernières années, principalement grâce à la concurrence et aux nouvelles directives de l'ART (maintenant ARCEP), Claude Belot précise qu'une partie de la population risque d'être encore pour longtemps sur le bas côté.
Ces personnes verront donc un fossé se creuser au fur et à mesure du temps, du fait du développement parallèle du haut-débit. Tandis que nous parlons de débits en plusieurs dizaines de Mbps, eux resteront en 56kbps... A l'image des personnes recevant mal certaines chaînes TV alors que d'autres ont la TNT. Cette lacune de haut-débit étant directement liée à la pauvreté de certaines collectivités territoriales, il n'y a pas de raison que l'Internet grande vitesse arrive avant un long laps de temps. D'où son intégration dans le service universel...
La solidarité nationale deviendrait par conséquent la raison première du développement du haut-débit dans toutes les communes de France, et tout ce qui se rapporterait aux coûts ou aux bénéfices en deviendrait secondaire. A noter la conclusion du sénateur : "Votre rapporteur souhaite que cette possibilité d'élargir le service universel au haut débit soit prise en considération, même si sa mise en oeuvre à court terme peut sembler prématurée. Cette réflexion doit être conduite prudemment, afin de ne pas casser la dynamique concurrentielle amorcée ces dernières années."
Dans un rapport d'information nommé Haut débit et territoires : enjeu de couverture, enjeu de concurrence, Claude Belot, sénateur de la Charente-Maritime (Poitou-Charentes), a proposé dans la Partie III grand D de "s'interroger sur l'intégration du haut-débit dans le service universel".
Cette sous partie propose ainsi que le service universel soit réévalué, ceci afin d'y introduire l'accès au haut-débit, ce qui aurait pour conséquence directe d'accélérer grandement son intégration sur tout le territoire. Mais ce sénateur remarque malgré tout que cela soulève certaines questions. Même si le haut-débit s'est développé à une vitesse faramineuse ces trois dernières années, principalement grâce à la concurrence et aux nouvelles directives de l'ART (maintenant ARCEP), Claude Belot précise qu'une partie de la population risque d'être encore pour longtemps sur le bas côté.
Ces personnes verront donc un fossé se creuser au fur et à mesure du temps, du fait du développement parallèle du haut-débit. Tandis que nous parlons de débits en plusieurs dizaines de Mbps, eux resteront en 56kbps... A l'image des personnes recevant mal certaines chaînes TV alors que d'autres ont la TNT. Cette lacune de haut-débit étant directement liée à la pauvreté de certaines collectivités territoriales, il n'y a pas de raison que l'Internet grande vitesse arrive avant un long laps de temps. D'où son intégration dans le service universel...
La solidarité nationale deviendrait par conséquent la raison première du développement du haut-débit dans toutes les communes de France, et tout ce qui se rapporterait aux coûts ou aux bénéfices en deviendrait secondaire. A noter la conclusion du sénateur : "Votre rapporteur souhaite que cette possibilité d'élargir le service universel au haut débit soit prise en considération, même si sa mise en oeuvre à court terme peut sembler prématurée. Cette réflexion doit être conduite prudemment, afin de ne pas casser la dynamique concurrentielle amorcée ces dernières années."
Source :
ZDNet
Nil Sanyas
le 7 juillet 2005 à 11:33
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