La taxe technologique, moteur d'une solidarité numérique
Lundi à Genève, a été inauguré le Fonds de Solidarité Numérique (FNS). ...
Lundi à Genève, a été inauguré le Fonds de Solidarité Numérique (FNS). Nous l'évoquions le jour même. On en sait aujourd'hui un peu plus sur ce projet du fait de cette actualité.
Rappelons que ce fonds tente de trouver une solution pour réduire la fracture numérique entre les pays du Nord et ceux du Sud. L’idée est de lutter contre ces écarts afin de diminuer du même coup les disparités économiques entre ces deux blocs. Le projet FNS veut aussi taxer les investissements en nouvelles technologies des pays riches pour financer l'achat d'ordinateurs ou de téléphones portables pour les pays pauvres.
Cette « taxe » consiste en pratique à reverser 1 % sur l’ensemble des investissements consentis par les collectivités publiques, et en première ligne les municipalités. le FNS demande avant tout un ticket d’entrée de 300 000 euros.
Parler de « taxe » est en réalité un peu fort : la contribution n’est pas obligatoire, elle n'est pas un impôt. Les Etats-Unis étaient néamoins réticents à ce projet mais avec le mécanisme mis en place, des villes comme Washington ou New York pourront contribuer au FNS sans l'aval nécessaire de l'administration Bush. Genève et Lyon sont parmi les premières villes à avoir déjà mis la main à la poche.
Depuis début 2004, cinq millions d'euros ont été récoltés :
- 60% pour 49 pays les moins développés,
- 30% pour les pays en voie de développement,
- 10% pour financer le projet dans les pays riches.
Adbulaye Wade, président Sénégalais, a accordé une interview au Figaro. Il précise que « En Afrique, nous nous sommes rendu compte que tous ceux qui avaient accès à l'informatique, sociétés ou particuliers, progressaient deux fois plus vite que les autres car ils ont accès à la connaissance. (...) Certains fabricants de chaussures dans des villages reculés du Sénégal vendent aujourd'hui sur Internet, à des Noirs américains notamment. ». De même, « Si on continue à laisser les pays pauvres en marge des progrès technologiques, nous ne pourrons jamais rattraper notre retard ».
On compte aujourd’hui 1 ordinateur pour 1000 habitants en Afrique. Et, rapporte la Tribune de Genève, on dénombre davantage de téléphones à Manhattan que dans toute l'Afrique sub-saharienne...
Rappelons que ce fonds tente de trouver une solution pour réduire la fracture numérique entre les pays du Nord et ceux du Sud. L’idée est de lutter contre ces écarts afin de diminuer du même coup les disparités économiques entre ces deux blocs. Le projet FNS veut aussi taxer les investissements en nouvelles technologies des pays riches pour financer l'achat d'ordinateurs ou de téléphones portables pour les pays pauvres.
Cette « taxe » consiste en pratique à reverser 1 % sur l’ensemble des investissements consentis par les collectivités publiques, et en première ligne les municipalités. le FNS demande avant tout un ticket d’entrée de 300 000 euros.
Parler de « taxe » est en réalité un peu fort : la contribution n’est pas obligatoire, elle n'est pas un impôt. Les Etats-Unis étaient néamoins réticents à ce projet mais avec le mécanisme mis en place, des villes comme Washington ou New York pourront contribuer au FNS sans l'aval nécessaire de l'administration Bush. Genève et Lyon sont parmi les premières villes à avoir déjà mis la main à la poche.
Depuis début 2004, cinq millions d'euros ont été récoltés :
- 60% pour 49 pays les moins développés,
- 30% pour les pays en voie de développement,
- 10% pour financer le projet dans les pays riches.
Adbulaye Wade, président Sénégalais, a accordé une interview au Figaro. Il précise que « En Afrique, nous nous sommes rendu compte que tous ceux qui avaient accès à l'informatique, sociétés ou particuliers, progressaient deux fois plus vite que les autres car ils ont accès à la connaissance. (...) Certains fabricants de chaussures dans des villages reculés du Sénégal vendent aujourd'hui sur Internet, à des Noirs américains notamment. ». De même, « Si on continue à laisser les pays pauvres en marge des progrès technologiques, nous ne pourrons jamais rattraper notre retard ».
On compte aujourd’hui 1 ordinateur pour 1000 habitants en Afrique. Et, rapporte la Tribune de Genève, on dénombre davantage de téléphones à Manhattan que dans toute l'Afrique sub-saharienne...
Marc Rees
le 16 mars 2005 à 12:03
(5 638
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 14 / 03 / 2005 : La France investit dans le Fonds de Solidarité Numérique
- 02 / 03 / 2005 : Bill Gates sera fait Chevalier aujourd'hui
- 01 / 02 / 2005 : Le Libre au Forum social 2005
- 31 / 01 / 2005 : Un PC à 100$ pour les pays en voie de développement
- 20 / 01 / 2005 : Environnement : fin des bombes écologiques le 13 août ?
- 10 / 01 / 2005 : La ch'tite bête AMD pour surfer pour pas cher
- 05 / 01 / 2005 : Bill Gates et Bono unis contre la pauvreté
- 05 / 12 / 2004 : George W. Bush refuse une taxe sur l'accès Internet
- 28 / 11 / 2004 : Le SolarLite : Le pari tenu du PC à 100 Dollars





