La criminalité du oueb dégaine plus vite que Lucky Luke
le pauvre cowboy solitaire déclare : " Mais j'étais là en premier !"
Qui dira que le cybercrime ne paie pas ? De l'avis d'une consultante américaine, rattachée au Département du Trésor, on ne connaîtrait pas plus rentables que les emplois et les vocations qu'il suscite. Pas plus éphémères non plus, d'ailleurs. « L'an passé connut l'année où les recettes du cybercrime dépassèrent celles des ventes de drogues. »
Car si Valerie McNiven évoque également la brièveté des actions, type "phishing", lesquelles « subsistent sur le Net durant une période de 48 heures maximum », la conseillère au Trésor ne manque pas de "rassurer" ses concitoyens en ajoutant : « Le cybercrime évolue à une vitesse que l'application des lois ne peut rattraper. »
Ca fait froid dans le dos, et à l'horizon des fêtes, on ajouterait volontiers que cela file la chair de dinde. Restant dans le domaine de la sécurité, Mme McNiven précise que : « Des liens évidents les [cybercrime et terrorisme] unissent. Or, plus important encore, c'est notre refus, ou notre incapacité à créer des systèmes sécurisés, que nous serions aptes à mettre en place, mais qui restent une question de coûts. » Le vol d'identité, la corruption et la manipulation d'informations s'affirment aussi comme des fléaux pour les pays en voie de développement, dans la mesure où ils compromettent les sytèmes à la racine.
Ces propos, tenus à Ryadh, en marge d'une conférence sur sur la sécurité bancaire se répercutent tout de même étrangement dans l'actualité. Car s'il est hors de question de nier la nécessité d'une action contre le cybercrime, fut-ce simplement pour nous épargner l'investissement dans un filtre anti-spam, d'aucun diraient que toute fumée n'annonce pas systématiquement de feu. Les lois actuellement en cours dépassent la simple protection du citoyen dans les domaines de la surveillance et Big Brother nous clignerait presque de l'oeil. En tenant compte d'une législation à même de contrer cette envolée criminelle, ne faudrait-il pas aussi tenir compte des applications abusives qu'elle générerait ?
Le concept ressemble d'ailleurs fort à un principe commercial connu des sociétés produisant des anti-virus. Annonçant l'émergence d'une nouvelle menace, l'on brandit la mise à jour impérative, et l'on exhibe le nouveau pack, certes un peu plus cher, mais bien plus efficace. Ainsi, arguer que la lutte contre le cybercrime peut se résumer à une question de budget, voilà un point bien délicat.
Pourtant, un autre point délicat est soulevé, lequel fait systématiquement grincer des dents. Il s'agit du trafic d'êtres humains et de la pédopornographie, justement décrits par Valerie McNiven, comme en développement libre : « lorsqu'ils disposent d'une facilité de communication. » Et pour ce genre de pratiques, malheureusement, pas de mise à jour, même payante...
Car si Valerie McNiven évoque également la brièveté des actions, type "phishing", lesquelles « subsistent sur le Net durant une période de 48 heures maximum », la conseillère au Trésor ne manque pas de "rassurer" ses concitoyens en ajoutant : « Le cybercrime évolue à une vitesse que l'application des lois ne peut rattraper. »
Ca fait froid dans le dos, et à l'horizon des fêtes, on ajouterait volontiers que cela file la chair de dinde. Restant dans le domaine de la sécurité, Mme McNiven précise que : « Des liens évidents les [cybercrime et terrorisme] unissent. Or, plus important encore, c'est notre refus, ou notre incapacité à créer des systèmes sécurisés, que nous serions aptes à mettre en place, mais qui restent une question de coûts. » Le vol d'identité, la corruption et la manipulation d'informations s'affirment aussi comme des fléaux pour les pays en voie de développement, dans la mesure où ils compromettent les sytèmes à la racine.
Ces propos, tenus à Ryadh, en marge d'une conférence sur sur la sécurité bancaire se répercutent tout de même étrangement dans l'actualité. Car s'il est hors de question de nier la nécessité d'une action contre le cybercrime, fut-ce simplement pour nous épargner l'investissement dans un filtre anti-spam, d'aucun diraient que toute fumée n'annonce pas systématiquement de feu. Les lois actuellement en cours dépassent la simple protection du citoyen dans les domaines de la surveillance et Big Brother nous clignerait presque de l'oeil. En tenant compte d'une législation à même de contrer cette envolée criminelle, ne faudrait-il pas aussi tenir compte des applications abusives qu'elle générerait ?
Le concept ressemble d'ailleurs fort à un principe commercial connu des sociétés produisant des anti-virus. Annonçant l'émergence d'une nouvelle menace, l'on brandit la mise à jour impérative, et l'on exhibe le nouveau pack, certes un peu plus cher, mais bien plus efficace. Ainsi, arguer que la lutte contre le cybercrime peut se résumer à une question de budget, voilà un point bien délicat.
Pourtant, un autre point délicat est soulevé, lequel fait systématiquement grincer des dents. Il s'agit du trafic d'êtres humains et de la pédopornographie, justement décrits par Valerie McNiven, comme en développement libre : « lorsqu'ils disposent d'une facilité de communication. » Et pour ce genre de pratiques, malheureusement, pas de mise à jour, même payante...
Source :
Reuters
Nicolas.G
le 29 novembre 2005 à 13:03
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