LCEN nouvelle version : du mieux mais...
La Loi sur la Confiance dans l'Economie Numérique a été adoptée en seconde ...
La Loi sur la Confiance dans l'Economie Numérique a été adoptée en seconde lecture la semaine dernière. Si elle n'a pas trop fait parler d'elle, c'est pour la simple raison qu'elle a été remaniée.
Ainsi exit la trop grande responsabilité des FAI et des hébergeurs, ainsi que les problèmes que cela aurait pu engendrer, notamment concernant les sites personnels. Même topo à propos du filtrage, même si le concept n'est pas totalement supprimé, il est néanmoins en grande partie atténué et ne devrait a priori pas poser de soucis...
Mais la nouvelle mouture de la LCEN nous a réservé une énième surprise. En effet, les sociétés spécialistes de la sécurité et du réseau ne pourront plus publier nos si chères et nombreuses vulnérabilités, se rendant complices des futurs faits et gestes des pirates ayant exploités les fameuses failles.
Il serait ainsi proscrit sans motif légitime, d'importer, de détenir, d’offrir, de céder ou de mettre à disposition un équipement, un instrument, un programme informatique ou toute donnée conçus ou spécialement adaptés pour commettre une ou plusieurs des infractions prévues par les articles 323-1 à 323-3 du code pénal (listant diverses infractions).
Alors que les hackeurs ont vu leur future peine s'allonger, ce qui n'est pas forcément un mal, les professionnels de la sécurité se sentent aujourd'hui menacés.
La notion dite "sans motif légitime" laisse d'ailleurs perplexes les spécialistes, notant que les pirates pourront d'autant plus facilement s'infiltrer où bon leur semblera, les informations concernant les failles et autres vulnérabilités étant tout bonnement inconnues du grand public, et même maintenant des personnes se tenant un minimum au courant.
Alors que la sécurité est l'un des sujets les plus importants pour les internautes, la LCEN n'arrangera certainement pas la situation...
Ainsi exit la trop grande responsabilité des FAI et des hébergeurs, ainsi que les problèmes que cela aurait pu engendrer, notamment concernant les sites personnels. Même topo à propos du filtrage, même si le concept n'est pas totalement supprimé, il est néanmoins en grande partie atténué et ne devrait a priori pas poser de soucis...
Mais la nouvelle mouture de la LCEN nous a réservé une énième surprise. En effet, les sociétés spécialistes de la sécurité et du réseau ne pourront plus publier nos si chères et nombreuses vulnérabilités, se rendant complices des futurs faits et gestes des pirates ayant exploités les fameuses failles.
Il serait ainsi proscrit sans motif légitime, d'importer, de détenir, d’offrir, de céder ou de mettre à disposition un équipement, un instrument, un programme informatique ou toute donnée conçus ou spécialement adaptés pour commettre une ou plusieurs des infractions prévues par les articles 323-1 à 323-3 du code pénal (listant diverses infractions).
Alors que les hackeurs ont vu leur future peine s'allonger, ce qui n'est pas forcément un mal, les professionnels de la sécurité se sentent aujourd'hui menacés.
La notion dite "sans motif légitime" laisse d'ailleurs perplexes les spécialistes, notant que les pirates pourront d'autant plus facilement s'infiltrer où bon leur semblera, les informations concernant les failles et autres vulnérabilités étant tout bonnement inconnues du grand public, et même maintenant des personnes se tenant un minimum au courant.
Alors que la sécurité est l'un des sujets les plus importants pour les internautes, la LCEN n'arrangera certainement pas la situation...
Nil Sanyas
le 12 avril 2004 à 15:50
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