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Free : la liberté n'a pas de prix ?

Le nuage de fumée autour des courriers envoyés par Free et AOL à ...


Free est probablement le FAI le plus clean du web français, autant par ses tarifs et ses débits que par son éthique, du moins officiellement...

Le nuage de fumée autour des courriers envoyés par Free et AOL à quelques-uns de leurs abonnés usagers de logiciel de partages de fichiers commence à se dissiper. Les FAI ont agi à la demande d'une organisation d'éditeur mais n'ont pas révélé l'identité de leurs abonnés à des tiers et se sont contentés de faire la commission.

Free, en anglais, ça veut dire gratuit, et ça veut dire libre. À une certaine époque où haut-débit rimait avec utopie (en plus ça rime vraiment), où les lignes RTC régnaient en maîtres, et où le coût du surf était très élevé, c'est le premier sens du mot qui a établi la notoriété de Free.

En proposant un abonnement free/gratuit, Free s'est fait un nom sur la scène française. Depuis, cet aspect s'est banalisé : tous les FAI proposent des formules semblables. Mais comme vous le savez peut-être, certains abonnés AOL ont reçu une lettre recommandée que personne ne souhaite recevoir, détaillant par le menu leurs téléchargements de jeux vidéo sur Kazaa ou eDonkey. Peu de temps après, ce fut au tour d'un abonné de Free de recevoir une lettre du même genre. C'est plus par conséquent sur free/libre que se porte l'attention des internautes depuis quelques jours...

Notre confrère Présence-PC nous propose un résumé des dires du déjà célèbre Michael Boukobza, directeur adjoint de Free, qui prend souvent la parole sur le net. Selon lui, les lettres existent bel et bien, mais cela n'a rien à voir avec Free. Le FAI n'est dans cette histoire que l'intermédiaire entre les ayants-droits qui s'estiment lésés et les abonnés. Free ne joue donc pas au policier, pas plus qu'AOL : ils ne font que transmettre un message à leurs abonnés.

Contrairement à ce qu'insinuait celui d'AOL, le courrier envoyé par Free n'oblige aucunement l'abonné à s'exécuter. Mais si l'abonné reste sourd aux demandes du FAI et persiste à laisser ses fichiers en partage, la société lésée peut alors envisager de porter l'affaire devant les tribunaux. Si ces derniers jugent la plainte recevable, ils pourront alors exiger que Free dévoile l'identité de l'utilisateur indélicat, qui n'échangeait pas que des vidéos de vacances.

Ces informations, qui semblent tout à fait légales - et d'ailleurs totalement logiques -, rassurent au moins sur un point : les FAI (du moins officiellement pour Free) ne donnent pas les coordonnées de leurs abonnés comme ça sur simple demande d'une quelconque organisation. En même temps, avec les dernières lois votées, le doute était permis...

Source : Presence-PC
le 7 mars 2003 à 17:10 (4 959 lectures)

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