Il semblerait que l'opérateur historique à qui l'ART a imposé le dégroupage au plus tard à la fin du mois de janvier, fasse de la résistance.
En effet, suite aux récents propos de France Télécom, il semblerait que le mot d'ordre soit de ne pas se plier aux exigences de l'ART.
Cependant, un porte parole de l'opérateur a déclaré que « Jean-Michel Hubert s’est fixé comme priorité de traiter ce dossier avant la fin du mois, c’est un calendrier qu’il s’est fixé à lui-même. Nous n’avons pas, pour notre de part, de délai pour clore les discussions »
Un bras de fer entre France Télécom et l'ART semble être engagé, d'autant que depuis le 1er janvier 2001, la portion du réseau locale n'est plus censée être un monopole de l'opérateur qui permet donc aux opérateurs tiers de pouvoir tirer du câble chez les particuliers.
Mais comme l'affirment les opérateurs tiers, les tarifs de sous location restent bien trop élevés.
L'ART dans tout les cas semble bien vouloir stopper France Telecom dans son entrain à rester le seul maître à bord en lui imposant dès la fin du mois de janvier ses propres tarifs conformément à la législation européenne ce qui ne va sûrement pas être du goût de l'opérateur historique...
Par la multiplication d'offres concurrentielles, essentiellement dans le domaine de l'accès internet ADSL qui nécessite un accès par la boucle locale, l'ART espère donc faire baisser les prix de l'accès internet à haut débit en France, un marché estimé à 60 milliards de Fr. par an.
Pour l'instant, les opérateurs tiers semblent boudés l'accès à la boucle locale justement à cause des tarifs de sous locations abusifs de France Telecom.
Jean-Michel Hubert a montré du doigt les tarifs de France Télécom pour le dégroupage, jugés « trop élevés». L'offre de l'opérateur historique «prend en compte, mais partiellement, les recommandations de l'Autorité sur les procédures opérationnelles et les règles de pertinences pour le calcul des coûts nécessaires à l'établissement des tarifs», a-t-il déclaré.
Cette situation il est sur ne plaira pas du tout à France Telecom à qui on enlève « sa poule aux oeufs d'or », en observant déjà ce qu'il se passe chez nos voisins belges qui payent l'équivalant de Netissimo 2 une misère comparé à ce que l'on nous impose chez France Telecom, près de 1000 Fr. par mois...
A l'heure actuelle, l'ART a donné un délais de quelques jour à l'opérateur historique pour s'exécuter que cela lui plaise ou non.
« mon objectif est que cette question soit résolue pour la fin du mois, par la concertation si possible, et le cas échéant par la mise en oeuvre du règlement communautaire »
Ce qui signifie en gros pour France Télécom, ça passe ou ça casse...
L'opérateur historique de son coté reste calme et ne semble pas le moins du monde affoler par les propos de l'ART.
« Nous avons examiné attentivement la façon avec laquelle l’ART est arrivée à ses conclusions sur les tarifs, nous avons refaits les calculs en conséquence, tout cela est en cours» a déclaré un des portes paroles de France Télécom, dans tout les cas, si aucun accord à l'amiable n'est trouver entre les deux partis en présence, il y a fort a parier que L'ART va imposer des tarifs de sous location unique à l'opérateur qui n'aura d'autre choix que de les acceptés.
Source :
ZDNet
Mazzo
le 20 janvier 2001 à 12:12
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