Face au coup de bec du Canard, les opérateurs répondent
Sur la défensive, Orange veut expliquer la situation
Les révélations du Canard Enchaîné hier n'ont pas laissé de marbre les opérateurs. On rappellera que selon le journal satyrique, de 2000 à 2003, il y aurait eu une sorte de pacte de paix entre les opérateurs pour se partager le marché de la téléphonie en France. D'abord respectant un silence de plomb tout en niant les faits, les langues se sont déliées depuis.
Orange a bien entendu vu rouge face aux coups de bec du volatile. Dans un communiqué, l'opérateur est venu apporter son éclairage, tout en réservant ses plus amples explications au Conseil de la Concurrence. Orange rappelle d'ailleurs qu'il s'agit d'une procédure en cours couverte par le secret de l'instruction. Selon la société, plusieurs analyses et études contredisent "la thèse du pilotage des mobiles et un gel des parts de marché". En clair : une entente pour se partager le fromage de la téléphonie.
D'une part, jouer ainsi de la télécommande face à un marché de 45 millions de clients s'approvisionnant auprès de 20.000 points de vente est "totalement irréaliste". D'autre part, des clients changent souvent d'opérateurs (20% parait-il) et la moitié des points de vente distribuant des offres mobiles sont ceux de distributeurs indépendants ou de grands groupes de distribution, lesquels "mettant constamment en concurrence les offres des différents opérateurs mobiles". Un second argument qui semble-t-il, dans l'esprit d'Orange, rend impossible les méga-ententes à l'échelle du pays.
"Le caractère effectivement concurrentiel de ce marché n'a cessé de profiter aux consommateurs" souligne au feutre jaune fluo la société qui avance une baisse de plus de 40% des prix entre 1998 et 2002 et des prix d'émission SMS qui fond de 50% (en deux ans).
"Aujourd'hui, avec 11 opérateurs mobiles, la France est l'un des marchés mobiles d'Europe qui compte le plus grand nombre d'opérateurs". Sous-entendu : 11 opérateurs sur un marché rend complexe voire impossible les tours de passe-passe concurrentiel. Quant à SFR et Bouygues, ils nient toujours les conclusions de ce dossier.
En 2002, l'association UFC Que Choisir avait tiré la sonnette d'alarme sur la situation de la téléphonie en France. Elle relevait des similitudes étranges sur les règles de facturation des trois gros opérateurs. A nos confrères de 01net, l'association confie que " Depuis 2000, les parts de marché ne bougent plus, les prix ne baissent pas, et la rentabilité des opérateurs est phénoménale ". On en saura plus en fin d'année, lorsque le Conseil de la Concurrence rendra son verdict.
Orange a bien entendu vu rouge face aux coups de bec du volatile. Dans un communiqué, l'opérateur est venu apporter son éclairage, tout en réservant ses plus amples explications au Conseil de la Concurrence. Orange rappelle d'ailleurs qu'il s'agit d'une procédure en cours couverte par le secret de l'instruction. Selon la société, plusieurs analyses et études contredisent "la thèse du pilotage des mobiles et un gel des parts de marché". En clair : une entente pour se partager le fromage de la téléphonie.
D'une part, jouer ainsi de la télécommande face à un marché de 45 millions de clients s'approvisionnant auprès de 20.000 points de vente est "totalement irréaliste". D'autre part, des clients changent souvent d'opérateurs (20% parait-il) et la moitié des points de vente distribuant des offres mobiles sont ceux de distributeurs indépendants ou de grands groupes de distribution, lesquels "mettant constamment en concurrence les offres des différents opérateurs mobiles". Un second argument qui semble-t-il, dans l'esprit d'Orange, rend impossible les méga-ententes à l'échelle du pays.
"Le caractère effectivement concurrentiel de ce marché n'a cessé de profiter aux consommateurs" souligne au feutre jaune fluo la société qui avance une baisse de plus de 40% des prix entre 1998 et 2002 et des prix d'émission SMS qui fond de 50% (en deux ans).
"Aujourd'hui, avec 11 opérateurs mobiles, la France est l'un des marchés mobiles d'Europe qui compte le plus grand nombre d'opérateurs". Sous-entendu : 11 opérateurs sur un marché rend complexe voire impossible les tours de passe-passe concurrentiel. Quant à SFR et Bouygues, ils nient toujours les conclusions de ce dossier.
En 2002, l'association UFC Que Choisir avait tiré la sonnette d'alarme sur la situation de la téléphonie en France. Elle relevait des similitudes étranges sur les règles de facturation des trois gros opérateurs. A nos confrères de 01net, l'association confie que " Depuis 2000, les parts de marché ne bougent plus, les prix ne baissent pas, et la rentabilité des opérateurs est phénoménale ". On en saura plus en fin d'année, lorsque le Conseil de la Concurrence rendra son verdict.
Source :
PlayScope
Marc Rees
le 25 août 2005 à 09:39
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