Philippe Bas, le ministre délégué à la Famille, constatant qu' « Internet est un formidable outil de communication et d’éducation [mais qu’il] présente aussi des risques non négligeables pour les enfants (contenus choquants, rencontres dangereuses, etc…) », a demandé aux FAI de trouver une solution jugée satisfaisante. La décision a été prise avec l’aide des associations familiales et de protection de l’enfance.
Grosso modo, les fournisseurs d’accès Internet se sont engagés à fournir à leurs abonnés un outil de contrôle parental « performant, facile à installer, et sans surcoût pour l’utilisateur ». Aucun logiciel n’a été à ce jour désigné, les discussions étant encore en cours.
On sait cependant que ce logiciel offrira des services différenciés, listes blanches pour les plus jeunes, listes noires pour les adolescents. Il sera disponible dans tous les kits de connexion à Internet au cours du 1er trimestre 2006 et donc proposé à tous les nouveaux abonnés, lesquels pourront toujours refuser de l’installer.
En sus de cette solution technique, des campagnes d’informations vont être martelées pour sensibiliser enfants et parents : courriers électroniques, bandeaux publicitaires, affichages sur les portails, fenêtres pop-up, campagnes à la TV et la radio, etc. Enfin, afin de bien mesurer l’INpact de cette campagne, « Les fournisseurs d’accès à Internet mettront en place des indicateurs permettant de mesurer le développement de ces outils de protection auprès des internautes ».
Cette intervention résulte des travaux de la Conférence de la Famille 2005, tenue en septembre 2005 et dédiée à la « protection des mineurs sur internet ». Le Premier ministre avait menacé de passer par le stade de la loi pour imposer ces mesures à défaut d’accords avec les FAI. Il avait déclaré alors qu’une solution logicielle à installer dans chaque foyer était « trop complexe d’utilisation » pour les parents. Qu’en sera-t-il en pratique ? Nul ne le sait. On n’en sait guère plus sur les dispositions filtrées et celles qui passeront les mailles du filet. Le ministre de la Famille citait le triptyque habituel de la « diffamation », la « pédopornographie » ou l’apologie « de violences de tous ordres », mais la liste n’est pas exhaustive. Par contre, il semblerait bien que cette solution ne soit pas activée par défaut, contrairement à ce qu'on avait déviné dans un projet de loi initial.
Grosso modo, les fournisseurs d’accès Internet se sont engagés à fournir à leurs abonnés un outil de contrôle parental « performant, facile à installer, et sans surcoût pour l’utilisateur ». Aucun logiciel n’a été à ce jour désigné, les discussions étant encore en cours.
On sait cependant que ce logiciel offrira des services différenciés, listes blanches pour les plus jeunes, listes noires pour les adolescents. Il sera disponible dans tous les kits de connexion à Internet au cours du 1er trimestre 2006 et donc proposé à tous les nouveaux abonnés, lesquels pourront toujours refuser de l’installer.
En sus de cette solution technique, des campagnes d’informations vont être martelées pour sensibiliser enfants et parents : courriers électroniques, bandeaux publicitaires, affichages sur les portails, fenêtres pop-up, campagnes à la TV et la radio, etc. Enfin, afin de bien mesurer l’INpact de cette campagne, « Les fournisseurs d’accès à Internet mettront en place des indicateurs permettant de mesurer le développement de ces outils de protection auprès des internautes ».
Cette intervention résulte des travaux de la Conférence de la Famille 2005, tenue en septembre 2005 et dédiée à la « protection des mineurs sur internet ». Le Premier ministre avait menacé de passer par le stade de la loi pour imposer ces mesures à défaut d’accords avec les FAI. Il avait déclaré alors qu’une solution logicielle à installer dans chaque foyer était « trop complexe d’utilisation » pour les parents. Qu’en sera-t-il en pratique ? Nul ne le sait. On n’en sait guère plus sur les dispositions filtrées et celles qui passeront les mailles du filet. Le ministre de la Famille citait le triptyque habituel de la « diffamation », la « pédopornographie » ou l’apologie « de violences de tous ordres », mais la liste n’est pas exhaustive. Par contre, il semblerait bien que cette solution ne soit pas activée par défaut, contrairement à ce qu'on avait déviné dans un projet de loi initial.
Marc Rees
le 17 novembre 2005 à 09:17
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