Nous en parlions, la Finlande a transposé début octobre l’EUCD ou European Union's Copyright Directive. Avec ce texte, il sera désormais interdit de contourner des protections anti-copies qui protégent les « œuvres de l’esprit », comme disent les juristes. Cela concerne la musique, évidemment, mais aussi les textes, les programmes, les jeux, les films, etc. L’interdiction est lourde puisqu’elle vise aussi bien la circulation des outils anti-cadenas (gratuit ou payant) que le simple fait de parler d’une méthode de contournement. A chaque fois, ce sera assimilé à une contrefaçon. Un texte similaire est actuellement en pleine discussion au Parlement français avec le projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information (DADVSI).
Prenant les politiciens au mot et pour montrer les dangers ou la stupidité du système, un membre de l'université de Helsinki a eu une idée toute bête, citée par Linuxfr.org : celle de créer un virus protégeant les œuvres. Du coup, éradiquer ce virus engendre une possible condamnation pour contrefaçon. Sauf, bien sûr, si l’on supprime avec lui l’œuvre « infectée ».
Ce virus est un virus apprivoisé. Tout a été fait pour éviter sa propagation : il ne peut attaquer que le texte qui a été rédigé par Muzzi, son auteur. Et sa fonction principale n’est pas bien méchante : elle se limite pour l’heure à interdire la création de copie d’écran.
Face à la loi finlandaise en cours d’application, Muzzi ne sait toujours pas si son logiciel est légal ou non. Il note simplement que « s’il apparaît que mon virus est illégal en l’état, deviendrait-il subitement légal si je commence à vendre des licences d’utilisation pour les créateurs d’autres œuvres ? ». Du coup, en tout cas, si une variante de ce virus venait à pointer son nez, cela plongerait les logiciels antivirus dans une situation intenable.
Prenant les politiciens au mot et pour montrer les dangers ou la stupidité du système, un membre de l'université de Helsinki a eu une idée toute bête, citée par Linuxfr.org : celle de créer un virus protégeant les œuvres. Du coup, éradiquer ce virus engendre une possible condamnation pour contrefaçon. Sauf, bien sûr, si l’on supprime avec lui l’œuvre « infectée ».
Ce virus est un virus apprivoisé. Tout a été fait pour éviter sa propagation : il ne peut attaquer que le texte qui a été rédigé par Muzzi, son auteur. Et sa fonction principale n’est pas bien méchante : elle se limite pour l’heure à interdire la création de copie d’écran.
Face à la loi finlandaise en cours d’application, Muzzi ne sait toujours pas si son logiciel est légal ou non. Il note simplement que « s’il apparaît que mon virus est illégal en l’état, deviendrait-il subitement légal si je commence à vendre des licences d’utilisation pour les créateurs d’autres œuvres ? ». Du coup, en tout cas, si une variante de ce virus venait à pointer son nez, cela plongerait les logiciels antivirus dans une situation intenable.
Source :
Linuxfr
Marc Rees
le 20 octobre 2005 à 07:20
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