Du SCSI croisé avec du Serial ATA
Après l'USB, le Serial ATA, l'Hypertransport, le PCI-Express, grâce à des ...
Après l'USB, le Serial ATA, l'Hypertransport, le PCI-Express, grâce à des contrôleurs désormais capables de fonctionner à plusieurs gigahertz, la technologie série gagne du terrain. Sa prochaine victime : le SCSI tel qu'on le connaît aujourd'hui.
La SCSI Trade Association est en effet bien avancée dans son projet de Serial Attached SCSI, qui est au SCSI ce que le Serial ATA est à l'ATA : à peu près la même chose, mais en série plutôt qu'en parallèle. Les débits permis seront de 3Gbits/s dès le lancement. Cela représente 375Mo/s, et donc si on prend comme référence le Serial ATA, environ 300Mo/s laissés pour le transfert des données proprement dites. C'est un peu moins que la norme Ultra320 SCSI, mais les avantages sont pourtant multiples et ne se limitent pas aux performances pures :
- Le SAS (Serial Attached SCSI) n'est pas un bus, mais un protocole de transfert de données point à point. Cela signifie qu'entre chaque périphérique et le contrôleur existera un canal réservé de 300Mo/s.
- La latence devrait être considérablement réduite.
- La connexion sera plus pratique : des câbles plus fins, plus flexibles, plus longs.
- La norme a un gros potentiel d'évolution (par l'augmentation des fréquences et/ou de la largeur de la connexion)
- Le SAS sera compatible au niveau logiciel avec le SCSI (un peu comme ATA et SATA)
Avec l'apparition des premiers périphériques SAS, on assistera à un rapprochement - technologique sinon commercial - des familles ennemies ATA et SCSI. Dans les faits, ces deux familles sont déjà techniquement très proches (le tag command queuing vient de faire son apparition sur les disques ATA, idem pour le 10000RPM). Mais il y aurait carrément une compatibilité ascendante entre SATA et SAS : Un disque SATA pourra être pris en charge par un contrôleur SAS. L'inverse ne sera par contre pas possible.
Les premiers échantillons de disques SAS devraient apparaître fin 2003. La production et la commercialisation devraient débuter en 2004. Les disques durs SAS continueront sans doute d'être bien plus chers que leurs homologues SATA, ne serait-ce que parce que leur processus de validation, tout comme ceux des disques SCSI, sera beaucoup plus strict.





