Depuis la sortie de la console portable de Sony aux États-Unis, plusieurs grandes villes ont vu fleurir des graffitis dans leurs rues. Ces « tags » représentent des personnages à la mode urbaine, pantalon large, casquette, baskets, jouant avec une PSP en guise de skate, de sucette, de raquette, etc. La petite blague aura duré quelques mois avant que certains habitants ne répondent à leur manière à Sony.Les graffitis sont peints à la bombe de peinture directement sur les murs des bâtiments qui ont croisé la route de ces mystérieux graffeurs, apparemment fans de la console portable japonaise. Les principales agglomérations touchées sont New York, Chicago, Atlanta, Philadelphie, Los Angeles et Miami. Dans chacune d'elles, des opposants se sont même attaqués directement aux graffitis, les couvrant de peinture fraîche et de certains messages virulents, comme « hors de notre ville », ou encore « publicité ciblée sur votre contre-culture » qui s'adressent directement aux skaters, graffeurs et jeunes branchés urbains du milieu.
Sur ces graffitis sauvages, le nom de Sony n'apparaît jamais, ni celui de la PSP, mais la console y est particulièrement bien représentée. Selon le magazine Wired, il ne fait aucun doute que ces peintures proviennent directement d'une commande effectuée par l'agence de publicité responsable de la promotion de la PSP aux USA. C'est Molly Smith, porte-parole de Sony, qui a confirmé la campagne peu banale de Sony dans chacune des villes précédemment citées.
Depuis la saga du rootkit de Sony, une histoire qui aura fortement entamé l'image de Sony, ces graffitis sont sujets aux critiques les plus vives sur Internet. Les opposants soupçonnent la marque de vouloir acheter un courant culturel et artistique pour assurer sa promotion et en tirer profit. Molly Smith, répond : « La PSP étant un produit portable, notre cible est ce que nous appelons les nomades urbains, les gens qui sont constamment en mouvement. »
Si certains habitants sont irrités par les graffitis de Sony, d'autres approuvent la campagne pour son originalité. Sony n'est pas le premier à utiliser ce genre de média atypique. IBM avait déjà dû payer 120 000 dollars aux villes de San Francisco et de Chicago pour avoir peint des logos de Linux à même les trottoirs, et Microsoft avait aussi été condamnée par New York pour avoir peint le papillon de MSN sur le sol.
Toujours selon Wired, Sony affirme payer les graffeurs et même les propriétaires des immeubles qui ont servi de support aux peintures, ce que n'avaient pas fait IBM ni Microsoft.
Bruno Cormier
le 6 décembre 2005 à 15:47
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