ou INSCRIVEZ-VOUS Mot de passe oublié ?
Publicité

Des Lego pour les administrateurs

Eh oui, il n’y a pas que les Jackys qui aiment faire joujou avec les ...

Eh oui, il n’y a pas que les Jackys qui aiment faire joujou avec les briques en plastique. En tout cas, c’est ce que semble penser une équipe d’ingénieurs IBM du laboratoire d’Almaden qui vient d’achever un prototype basé sur son architecture « Ice Cube ». Venant d’IBM, il ne s’agit évidemment ni de rap ni de jouet, mais de serveurs de données haute densité, que l’on peut organiser et faire évoluer très simplement : en ajoutant des briques. L’ensemble peut former indifféremment un mur, un cube, un bateau de pirates, une caserne de pompiers ou un poste de police. Hum… pour ce qui est des trois derniers, Big Blue n’a encore rien confirmé. En tout cas, l’idée est de faciliter l’upgrade et de minimiser le sacro-saint coût total d’exploitation (le TCO, Total Cost of Ownership), tout en maximisant la densité.

Dans le prototype actuel, chaque « brique » dispose de douze disques durs IDE de 80 Go 2"½ (IBM ? Hitachi ?), d’un processeur x86, d’un giga-octet de RAM, d’un switch gigabit 8 ports et d’une alimentation de 200W. Pourquoi intégrer un switch dans chaque élément ? Pour qu’il y ait un port disponible sur chacune des six faces du cube ce qui permet d’augmenter la bande passante, de minimiser la latence, et d’éliminer le besoin d’une armoire dédiée, donc de gagner encore de la place. Pour le refroidissement, IBM a opté pour un refroidissement liquide (couplé à des heat-pipes), seul capable de maîtriser une telle quantité de watts par unité de volume. Le liquide passe dans un conduit parcourant chaque cube et relié aux autres. Il n’y a donc qu’une seule « pompe », et chaque PC peut être considéré comme un « waterblock » monté en série. La taille est comparable à celle d’un Shuttle (qui a d’ailleurs été utilisé pour constituer un supercalculateur ). Innovation intéressante, l’interconnexion Gigabit Ethernet entre chaque cube et ses voisins se fait par l'intermédiaire de plaques de céramique. Voilà, en gros, pour le hardware

Plus de détails (en anglais) sur le site d’IBM
Le « cube » fait environ 25 cm de côté.


Pour le software, les ingénieurs d’IBM ont porté leurs efforts sur un système de virtualisation des données et sur les fonctions d’autoréparation. Un élément peut tomber en panne, le système ne nécessitera pas d’intervention humaine et ne sera pas bloqué. Les données contenues sur l’élément défaillant seront reconstruites sur un autre. C’est valable à l’intérieur de chaque élément (RAID 5), mais c’est aussi valable à l’échelle de la « ferme ». Le coût total de la redondance reste limité à 20% de la capacité de stockage. Un module hors service situé à "l’intérieur" de l'assemblage ne sera pas stricto sensu remplacé ; il sera automatiquement désactivé et ses données seront reconstruites à un autre endroit. L’administrateur se contentera de poser en périphérie une brique de puissance équivalente ou supérieure pour préserver la capacité, la performance et la redondance globale. Une extension du concept de serveur « jetable » rendue possible par le coût a priori modéré de l’équipement utilisé (IDE plutôt que SCSI, processeur x86, RAM standard) et par la facilité d’installation de nouveaux éléments, réduisant au maximum le coût de l’intervention.


le 4 janvier 2003 à 12:37 (4 102 lectures)

Actualités et brèves relatives