Déroulement du procès d'Alexis, ou plutôt d'Alain
On a désormais un peu plus de détails sur Alexis, l'enseignant de 28 ans ...
On a désormais un peu plus de détails sur Alexis, l'enseignant de 28 ans accusé d'avoir téléchargé l'équivalent de 614 albums de musique sous format MP3.
Premièrement, il ne s'appelle pas Alexis, mais Alain. On sait maintenant que le logiciel utilisé pour les téléchargements est Direct Connect, et que le hub sur lequel il se connectait réclamait un partage minimal de 3Go de données. Alain en offrait 30, ce sur quoi l'attaque s'est engouffrée.
"Du Springsteen, vous êtes amateur ? C'est très bien"
Le juge est pourtant un personnage semblant sympathique, ne semblant pas sincèrement s'attacher aux détails techniques, et écoutant Alain présenter sa défense : il n'a pas mis à disposition ses MP3. Et là, rien ne va plus.
Car la défense connaît Direct Connect et ses règles plus que strictes concernant le partage obligatoire des fichiers pour espérer pouvoir télécharger. Alain déclare avoir triché : une fois qu'il était connecté au hub, il changeait une lettre dans son pseudo (Altapunk) et rendait ainsi ses fichiers inaccessibles.
Un argument balayé par les parties civiles, car il est impossible, connaissant les règles régissant l'univers de Direct Connect, qu'Alain ait pu télécharger des milliers de MP3 pendant un an sans rien envoyer en retour. Ce double "pillage" constitue sa seule défense, a priori bien faible, d'autant que son avocate a déclaré qu'Alain avait téléchargé dans le cadre de la copie privée, alors que sur son propre site, elle écrit que tout ""internaute qui télécharge et partage des fichiers illégaux est responsable de ses actes. Il pourra être poursuivi pour délit de contrefaçon, recel voire délit en bande organisée". Elle n'a pas manqué d'être elle-même attaquée sur ce point là pendant la séance.
Les parties civiles demandent 28 366 € de dommages et intérêts, car "le téléchargement en lui-même, à partir du moment où la source est illicite, est contrefaçon". Ce tarif correspond tout simplement à ce qu'Alain aurait payé sur un site de téléchargement légal : 1€ par morceau. Le procureur quant à lui a déclaré qu'il aurait été plus tolérant si Alain avait reconnu les faits plutôt que de présenter une mauvaise défense.
Le jugement définitif est toujours prévu pour le 2 Février 2005.
Premièrement, il ne s'appelle pas Alexis, mais Alain. On sait maintenant que le logiciel utilisé pour les téléchargements est Direct Connect, et que le hub sur lequel il se connectait réclamait un partage minimal de 3Go de données. Alain en offrait 30, ce sur quoi l'attaque s'est engouffrée.
"Du Springsteen, vous êtes amateur ? C'est très bien"
Le juge est pourtant un personnage semblant sympathique, ne semblant pas sincèrement s'attacher aux détails techniques, et écoutant Alain présenter sa défense : il n'a pas mis à disposition ses MP3. Et là, rien ne va plus.
Car la défense connaît Direct Connect et ses règles plus que strictes concernant le partage obligatoire des fichiers pour espérer pouvoir télécharger. Alain déclare avoir triché : une fois qu'il était connecté au hub, il changeait une lettre dans son pseudo (Altapunk) et rendait ainsi ses fichiers inaccessibles.
Un argument balayé par les parties civiles, car il est impossible, connaissant les règles régissant l'univers de Direct Connect, qu'Alain ait pu télécharger des milliers de MP3 pendant un an sans rien envoyer en retour. Ce double "pillage" constitue sa seule défense, a priori bien faible, d'autant que son avocate a déclaré qu'Alain avait téléchargé dans le cadre de la copie privée, alors que sur son propre site, elle écrit que tout ""internaute qui télécharge et partage des fichiers illégaux est responsable de ses actes. Il pourra être poursuivi pour délit de contrefaçon, recel voire délit en bande organisée". Elle n'a pas manqué d'être elle-même attaquée sur ce point là pendant la séance.
Les parties civiles demandent 28 366 € de dommages et intérêts, car "le téléchargement en lui-même, à partir du moment où la source est illicite, est contrefaçon". Ce tarif correspond tout simplement à ce qu'Alain aurait payé sur un site de téléchargement légal : 1€ par morceau. Le procureur quant à lui a déclaré qu'il aurait été plus tolérant si Alain avait reconnu les faits plutôt que de présenter une mauvaise défense.
Le jugement définitif est toujours prévu pour le 2 Février 2005.
Source :
TF1
Vincent_H
le 20 décembre 2004 à 10:59
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