Coup de pouce de l'Etat pour l'industrie du jeux vidéo
Un coup de pouce contre les coups de poing du marché
En fin de semaine dernière, un coup de pouce a enfin été décidé par le Ministère de la Culture et de la Communication en faveur de l’industrie française du jeu vidéo.
L’état actuel du secteur n’est pas particulièrement enviable : ainsi en mai dernier, le Syndicat des Editeurs de logiciels de loisir (SELL) estimait que le marché du jeu vidéo français avait un « pied dans la tombe ». Il était alors demandé aux pouvoirs publics une ristourne fiscale (un crédit d'impôt) de 30 millions d'euros. L’objectif était alors de faire face à la fois aux charges sociales, aux studios étrangers et aux délocalisations en ce secteur (Canada notamment). « Tout le monde admet, en France, que l'Etat intervient beaucoup dans le domaine de la culture. C'est vrai pour le cinéma, pour la chanson, pourquoi pas pour le jeu vidéo ? Nous ne voulons pas l'exception culturelle, mais une aide parce que nous avons tous besoin d'employer » indiquait ainsi le SELL.
Fin mars 2004 (!), le Gouvernement annonçait déjà un plan de soutien. Mais ce plan était bloqué auprès du ministère de la Culture, justement, lequel préférait à l’époque se concentrer sur d’autres secteurs.
Il semblerait donc que les vannes soient enfin ouvertes et l’aide se fera donc par un crédit d’impôt de 30 millions d’euros, c'est-à-dire un remboursement des investissements faits en France. Après plus d'un an et demi d'attente, M. Donnedieu de Vabres, le ministre de la Culture a estimé que « il est nécessaire de reconnaître la création de produits multimédias interactifs et de jeux vidéo, comme une nouvelle industrie culturelle à part entière dans laquelle il faut protéger la diversité ». Toutefois, la décision devra encore passer le cap de Bruxelles. Le garant de la concurrence devra donner sa bénédiction à cette aide publique pour le secteur privé. La question sera alors de savoir si elle sera bien suffisante pour redresser la barre ou si ce n'est qu'une 'mesurette' temporaire destinée à apporter un peu d'oxygène.
« Ubisoft emploie déjà 1.400 personnes à Montréal pour des raisons économiques », a chiffré Jean-Claude Larue, le secrétaire général du Sell, cité par Reuters, « si rien n'est fait dans quelques années, plus aucun jeu ne sera produit en France ».
L’état actuel du secteur n’est pas particulièrement enviable : ainsi en mai dernier, le Syndicat des Editeurs de logiciels de loisir (SELL) estimait que le marché du jeu vidéo français avait un « pied dans la tombe ». Il était alors demandé aux pouvoirs publics une ristourne fiscale (un crédit d'impôt) de 30 millions d'euros. L’objectif était alors de faire face à la fois aux charges sociales, aux studios étrangers et aux délocalisations en ce secteur (Canada notamment). « Tout le monde admet, en France, que l'Etat intervient beaucoup dans le domaine de la culture. C'est vrai pour le cinéma, pour la chanson, pourquoi pas pour le jeu vidéo ? Nous ne voulons pas l'exception culturelle, mais une aide parce que nous avons tous besoin d'employer » indiquait ainsi le SELL.
Fin mars 2004 (!), le Gouvernement annonçait déjà un plan de soutien. Mais ce plan était bloqué auprès du ministère de la Culture, justement, lequel préférait à l’époque se concentrer sur d’autres secteurs.
Il semblerait donc que les vannes soient enfin ouvertes et l’aide se fera donc par un crédit d’impôt de 30 millions d’euros, c'est-à-dire un remboursement des investissements faits en France. Après plus d'un an et demi d'attente, M. Donnedieu de Vabres, le ministre de la Culture a estimé que « il est nécessaire de reconnaître la création de produits multimédias interactifs et de jeux vidéo, comme une nouvelle industrie culturelle à part entière dans laquelle il faut protéger la diversité ». Toutefois, la décision devra encore passer le cap de Bruxelles. Le garant de la concurrence devra donner sa bénédiction à cette aide publique pour le secteur privé. La question sera alors de savoir si elle sera bien suffisante pour redresser la barre ou si ce n'est qu'une 'mesurette' temporaire destinée à apporter un peu d'oxygène.
« Ubisoft emploie déjà 1.400 personnes à Montréal pour des raisons économiques », a chiffré Jean-Claude Larue, le secrétaire général du Sell, cité par Reuters, « si rien n'est fait dans quelques années, plus aucun jeu ne sera produit en France ».
Marc Rees
le 13 octobre 2005 à 15:50
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