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Après GTA, Rockstar n'en finit pas avec les critiques

L'éditeur traine son jeu "Bully" comme un boulet

RockstarAprès le scandale intergalactique provoqué par GTA (on m'apprend à l'instant que la planète XP502-3 est en pleine révolte pour la légalisation du Hot Coffee Mod), l'éditeur Rockstar Interactive se fait encore remarquer avec son prochain jeu Bully, dont nous vous parlions dans cette actualité.

Expliquons brièvement. Le bullying consiste en un bully qui martyrise certains élèves de son établissement, de préférence les petits faibles à lunettes avec une tête de vainqueur, car on n'est jamais trop cruel après tout. Le bully, c'est celui qui va se charger de mener les brimades, c'est le caïd du lycée en quelque sorte, le gros méchant que tout le monde craint. J'oubliais, le parfait bully est de préférence un gros boulet, mais si, souvenez-vous...

Les premiers débats soulevés par le titre en Angleterre avaient déjà repoussé le jeu au mois d'avril 2006, histoire que la tempête se calme. Mais que nenni. Il semble désormais que c'est Rockstar qui va servir de défouloir dès qu'une affaire de « bullying » tourne mal dans les écoles anglo-saxonnes, et pourquoi pas dans d'autres pays.

Ici, c'est une mère d'élève du Texas qui fait circuler une pétition contre la sortie du jeu Bully de Rockstar. Après le suicide de sa fille causé par des brimades répétées dans son école, Rochelle Sides exige  que Rockstar « reconsidère la sortie de ce jeu » dans sa pétition.

Déjà plus de 350 signatures sont venues garnir la pétition en ligne. Il faut dire que l'histoire de la victime est pour le moins choquante. Corinne Sides s'est suicidée à 13 ans d'une balle dans la tête après s'être fait brimer durant plusieurs mois par... des filles de son collège ! Les bully girls frappaient la victime à longueur de journée, lui répétant qu'elle devait « rentrer chez elle se suicider », ce qu'elle fit...

On peut comprendre que chez cette mère endeuillée le thème du bullying s'adapte mal à un jeu vidéo. Le phénomène est très répandu dans les établissements scolaires anglo-saxons, autant au Royaume-Uni qu'aux États-Unis, ou en Australie. Aux USA, 16 suicides par an sont causés par ces brimades scolaires.

« Nous vous demandons de ne pas sortir ce jeu, en tant qu'adulte responsable membre de cette société » demande Rochelle Sides à Rockstar, opposant le prix de la vie d'un enfant aux bénéfices d'un éditeur de jeux vidéo.

Bully est déjà classé M (17 ans et plus) aux USA et 18 (18 ans et plus) en Angleterre. Personne n'a encore pu essayer le jeu, mais le thème suffit à en choquer beaucoup. Rockstar se retrouve dans une position délicate, même si l'éditeur s'offre aussi de la publicité gratuite avant même la sortie de son titre. Du marketing viral selon Machiavel...

le 13 octobre 2005 à 15:27 (25 593 lectures)