Nous avons consacré en début de semaine un long article consacré à Gauss, nouveau venu dans la famille des malwares de type Stuxnet et Flame. Au centre de ce cheval de Troie se trouve un module dont le fonctionnement est inconnu, car entièrement chiffré. Kaspersky lance de fait un appel aux cryptologues du monde entier.

L’une des particularités de Gauss est qu’il peut copier sur une clé USB un module conçu pour s’exécuter trente fois avant de s’auto-détruire. L’action précise est inconnue, même si Kaspersky a observé des mécanismes de réplication qui montrent que Gauss cherche à se répliquer, tout en ignorant les actions réellement menées. En outre, ce module semblerait ne s’exécuter qu’en fonction de paramètres qui, eux non plus, ne sont pas connus.
Dans un nouveau billet, l’éditeur russe indique avoir tenté la méthode de force brute pour percer le chiffrement des données. Des millions de combinaisons ont été essayées, mais la société avoue désormais que cette méthode ne mène à rien. Elle se penche désormais sur le système de chiffrement lui-même, dont elle estime qu’il a été conçu pour déjouer les systèmes SCADA (Supervisory Control And Data Acquisition), utilisés dans certaines infrastructures critiques telles que les raffineries de pétrole.
Kaspersky indique du coup sur son blog : « Bien entendu, il est désormais évident qu’il n’est pas possible de casser le chiffrement avec une simple attaque par force brute. Nous demandons à tous ceux qui sont intéressés par la cassure de ce code et par la découverte du fonctionnement du module de nous rejoindre. »
Pour l’éditeur, il est cependant évident que Gauss a été conçu pour des cibles hautement stratégiques. Stuxnet lui aussi pouvait déjouer les systèmes SCADA. C’est la raison pour laquelle l’aide des cryptologues a été demandée : pour découvrir le fonctionnement exact du module, les méthodes d’infection complète et en apprendre tout simplement plus sur les auteurs.
Tous ceux qui pensent être capables de fournir de l’aide à ce sujet pourront envoyer un email à l’adresse theflame@kaspersky.com.
Vincent Hermann
Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.
Il y a 130 commentaires

Bof, ça passera pas le windows store ça normalement.
Un nouveau projet BOINC ?

Se débarrasser n'est pas le problème. C'est de savoir comment il agit pour mieux "prévenir" les infections. Au même titre que ton système immunitaire; dès qu'il détecte un intrus ou des signes de celui ci, il produit la réponse appropriée. C'est mieux de le tuer aux frontière plutôt qu'au cœur d'un système.
Je trouve ça bizarre tout de même. Si le code s'exécute à un moment ou à un autre, il est donc compréhensible par la machine (ou le moteur de script) et c'est donc qu'il a été décrypté à un moment donné... Il faut un lecteur qui comprenne les instructions à exécuter... ...enfin.

Bof, bit defender propose déjà un outil.
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Je trouve ça bizarre tout de même. Si le code s'exécute à un moment ou à un autre, il est donc compréhensible par la machine (ou le moteur de script) et c'est donc qu'il a été décrypté à un moment donné... Il faut un lecteur qui comprenne les instructions à exécuter... ...enfin.
Globalement d'accord, si le code s’exécute sur la machine c'est qu'il se trouve forcément sous forme décompressée quelquepart dans la mémoire de la machine. (ou alors le virus charge aussi son propre interpréteur capable de comprendre directement le code compressé/chiffré ce qui est aussi possible)
Après j'imagine que si une boite comme Kasperky se casse les dents là dessus c'est que ça doit être "un peu" plus compliqué que ça
C'est qu'il doit y avoir des sacrés cadors dans les services informatiques des états qui ont mis ce truc au point
Edité par guinnness le mercredi 15 août 2012 à 10:30
Justement Kaspersky n'arrive pas à créer l'environnement nécessaire pour que cette partie du code s'exécute.










