Trois jours après le début des hostilités, l’attaque DDoS qui a frappé la galaxie Wikileaks perdure. FDNN est également touché par ce flot de requêtes ininterrompues. L'association a décidé de porter plainte.
Depuis mercredi matin, Wikileaks est sous le feu d’une attaque DDoS, qui consiste à saturer un accès sous une pluie de requêtes. L’utilisateur légitime ne peut ainsi plus prendre connaissance des informations mises à disposition sur le site. Mais Wikileaks n'est pas la seule victime.
La plateforme de dons de l'association française FDNN est également prise pour cible. Cette émanation de French Data Network recueille depuis la mi-juillet les dons CB au profit de Wikileaks, comme elle le fait déjà pour la Quadrature du Net notamment. Avec cet intermédiaire, Julian Assange contourne ainsi le blocage de Visa, Mastercard et autre Paypal qui ont tous bloqué les versements vers Wikileaks depuis le « Cablegate » de décembre 2010.
« L’attaque a commencé mercredi matin à 10h15, elle se poursuit toujours » nous indique Benjamin Bayart, président de l’association FDNN. « Une plainte a été déposée hier après-midi vers 15h. La personne qui a réceptionné la plainte m’a rappelé quelques heures plus tard, la BEFTI voulant savoir où étaient hébergées les machines. Depuis, nous n’avons pas de nouvelle ». Dans tous les cas, la réponse est facile puisque, « FDNN est gracieusement hébergé par FDN. »
Saturation
En termes de volumétrie, difficile de jauger l’importance de l’attaque. « Tous les liens saturent. On est au-delà des 15 à 20 Gbits » estime Benjamin Bayart. Et l’origine des requêtes ? « Cela ne veut pas dire grand-chose. Principalement ce sont des machines provenant du cloud d’Amazon, car c’est l’un des très gros loueurs de machines de la planète. Une ou deux sources identifiées chez des opérateurs que nous connaissons correspondent à des machines pirates. Les autres, on ne sait pas ». Régulièrement, FDNN lève le black hole - une parade qui consiste à annoncer aux fournisseurs de transits que le trafic vers tel point doit être rerouter vers un « trou noir ». Mais à chaque levée, la saturation se poursuit de plus belle, le site FDNN étant dans tous les cas inaccessible.
Un plan B coûteux
En attendant, ce flood entraîne d’autres dommages collatéraux. « FDNN soutient quatre autres initiatives. On ne peut plus recevoir de dons pour personne ». L’association glane en effet les dons pour Framasoft, l’April, la Quadrature du Net et Globenet. La solution ? « Ce serait d’avoir recours à des infrastructures d’hébergement un peu plus solide, et donc avoir quelqu’un qui peut nous aider à financer tout cela. 60 serveurs chez OVH ou un autre hébergeur, cela fait des sous. »
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Il y a 70 commentaires
Une plateforme d'hébergement un peu plus solide semble en effet la solution adéquate, à moins que les ressources mobilisées dans cette attaque DDOS soient gigantesques, ce qui serait étonnant vu la durée relativement longue de l'attaque.
franchement ça devient ridicule.
D'un autre côté on pourra se consoler en se disant que ça doit être pareil de l'autre côté, c'est pas gratuit non plus la location de botnet.

Oui mais ainsi ils font passer des messages :
- en tant qu'individu on te pourrira au moins dix ans de ta vie privée si tu résistes à l'empire (cf Assange)
- en tant qu'association, si tu t'en mèles on détruira ta capacité à fonctionner, même si c'est via des moyens illégaux/mafieux
- nous contrôlons l'argent, les banques
- nous sommes les plus forts
- résistance is futile
- Arbeit macht frei
La diplomatie américaine c'est simple comme une baffe dans la gueule suivie d'un viol avec un poignard.
Ca suffit à dégouter 99,9% de la population de s'occuper de politique (consciemment ou pas) et de faire du people et des élections uniquement. C'est le but, ça marche très très bien.
Edité par Yvan le vendredi 10 août 2012 à 16:03
Pas grand chose vu qu'ils ont la possibilité de tester grandeur nature des cyber-attaques sans être vraiment inquiétés..
Au mieux, il place son site chez Amazon, là c'est assurer un uptime permanent, attaque DDOS ou pas
Et ça coûte vraiment pas cher. Nous on paie entre 5 et 10 centimes chaque mois pour du S3, pour un trafic suffisamment important pour que notre précédent serveur dédié (static-only) ne suffise pas.Edité par Commentaire censuré le vendredi 10 août 2012 à 16:03


Edité par kwak-kwak le vendredi 10 août 2012 à 16:02













