Après avoir subi une attaque DDoS d’envergure il y a deux semaines, le célèbre site Demonoid a vu ses serveurs copiés puis saisis par les autorités ukrainiennes. Alors que l’on s’interrogeait sur les raisons de cette intervention, il s’avère que c’est suite à des plaintes de la fédération internationale de l’industrie phonographique, l’IFPI, qu’Interpol a coordonné une opération internationale. Des responsables du site de torrents auraient ainsi été arrêtés par la police mexicaine, ce qui rappelle de plus en plus les événements survenus autour de la fermeture de MegaUpload.

Dans un communiqué publié hier et pointé par TorrentFreak, l’IFPI se félicite de la fermeture de Demonoid. L’institution affirme avoir déposé plusieurs plaintes à l’encontre de ce site qui a « à plusieurs reprises violé les droits de ses membres ». D’ailleurs, l’IFPI explique que c’est suite à ses sollicitations qu’Interpol a « coordonné les efforts internationaux qui ont conduit à la fermeture du site ainsi qu’à la saisie de ses serveurs par la police ukrainienne ».
« Demonoid était un acteur mondial majeur en matière de piratage de musique numérique, qui concurrençait de manière déloyale plus de 500 services d’offre légale proposant de la musique de qualité aux consommateurs, tout en respectant les droits des artistes, des auteurs-compositeurs et des maisons de disques », a déclaré Jérémy Banks, directeur de la lutte contre le piratage de l’IFPI.
Plusieurs arrestations au Mexique
Mais ce n’est pas tout. L’IFPI ajoute qu’une enquête criminelle a été lancée au Mexique à l’encontre des responsables du site. Selon l’institution, il en aurait résulté « un certain nombre d’arrestations et de saisies de biens », sans plus de détails. L’IFPI souligne d'autre part avoir « assisté » l’ensemble des autorités ayant mené toutes ces opérations, aussi bien en Europe qu’en Amérique.

« Des forces de police de différents coins du globe ont travaillé ensemble avec Interpol et l'industrie de la musique pour réussir à interrompre [cette] chaîne de distribution », s’est réjouit John Newton, responsable de la lutte contre les trafics illicites de biens pour Interpol. Même son de cloche à l’IFPI, qui a indiqué via son directeur de la lutte contre le piratage que « l'opération ayant conduit à la fermeture de Demonoid était un excellent exemple de coopération internationale », dans la mesure où celle-ci avait permis « de s'attaquer à un service qui facilitait la distribution illégale de musique à grande échelle ».
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Il y a 92 commentaires
Il est OU le service d'offre légale qui me permet de taper des animes en VOST en HD ? L'offre légale, ils me font bien rire, ils ont toutes les clés en main pour la développer.
Bah techniquement, les pirates et autres contrefacteur sont des criminels (des délinquants si on veut être précis mais tous les pays ne font pas le distinguo entre les deux
) Après traiter sur un pied d'égalité de "vrais criminels" (traffic de drogue/armes/humains) avec de gens facilitant le partage d’œuvre sous copyright, sûr que y a des question à se poser.
Deux poids deux mesures.
FAKE !
flûte le projet d'intervention a fuité ?









