Un projet d’accord va être examiné à la loupe. La Commission européenne a lancé une consultation pour un potentiel accord de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis.
Les autorités anglaises, dans un courrier que nous avons pu nous procurer, annoncent « le plus grand accord bilatéral au monde, lequel pourrait drainer des milliards aux relations d’échanges et d’investissements significatifs entre l’Europe et les États-Unis ».
Compte tenu de l’importance de cet accord en gestation, l’intellectual Property Office (IPO, office de la propriété intellectuelle) s’attend déjà à « des effets induits dans le développement et l’adoption de normes internationales ».
Outre-Manche toujours, le Department for Business, Innovation and Skills (BIS) ou Département des Affaires, de l'Innovation et du Savoir-faire, demande aux milieux d’affaires anglais de répondre à la consultation organisée par la Commission européenne jusqu’au 27 septembre. La consultation demande spécialement à l’industrie de lui pointer les difficultés rencontrées dans plusieurs domaines, dont celui de la propriété intellectuelle, sans plus de détail.
Des pans entiers d’ACTA avaient été copiés collés dans le cadre d’un tel accord négocié entre la Commission Européenne et le Canada (Canada EU Trade Agrement). Bruxelles avait été contraint de s’expliquer alors que le Parlement Européen venait de rejeter massivement le traité anticontrefaçon.
Pour justifier le clonage d’une partie d’ACTA dans CETA, Jean-Charles Van Eeckhaute avait indiqué dans un courrier que « tous les accords de libre-échange négociés par l’Europe, y compris CETA, contiennent des chapitres sur le renforcement de la propriété intellectuelle. » Mais l’administrateur de la Direction générale du Commerce au sein de la Commission européenne l’assurait dans le même temps: « la Commission respecte pleinement le vote des eurodéputés sur ACTA et le passage de CETA relatif à CETA est en cours d’examen afin de supprimer ou adapter les éléments considérés comme problématiques par les avis et les rapports adoptés par le Parlement Européen ». Le futur accord de libre-échange entre l’UE et les États-Unis sera l’excellente occasion de mesurer en pratique les promesses de la Commission européenne.
Il y a 33 commentaires
Les principes de liberté (dont économique comme le libre-échange), soit disant primordiaux, sont foulés au pied pour renforcer le pouvoir des institutions en place et du contrôle du super-état centralisé et dirigé par les Kommisars non-élus.
Le marché européen est peut-être unique, sa politique est inique.
Les principes de liberté (dont économique comme le libre-échange), soit disant primordiaux, sont foulés au pied pour renforcer le pouvoir des institutions en place et du contrôle du super-état centralisé et dirigé par les Kommisars non-élus.
Le marché européen est peut-être unique, sa politique est inique.
Le libre échange ça ne marche que si totu le monde joue le jeu.
Faire du libre échange pendant que els autres sont protectioniste on voit ce que ça donne avec la Chine...
Le libre échange ça ne marche que si totu le monde joue le jeu.
Faire du libre échange pendant que els autres sont protectionniste on voit ce que ça donne avec la Chine...
Les USA en premiers, la Chine ne fait que copier l'exemple américain pour ne pas se faire avoir alors qu'ils sont partis d'un niveau largement moins développé et moins riche.
Car les USA, ce sont quand même les rois du "faites ce que je dis, pas ce que je fait".
Le libre échange ça ne marche que si totu le monde joue le jeu.
Faire du libre échange pendant que els autres sont protectioniste on voit ce que ça donne avec la Chine...
Le protectionnisme n'est pas le problème. Le vrai problème du libre-échange aujourd'hui, bien au-delà de l'arbitrage salarial, c'est les arbitrages écologiques. Bien sûr qu'une ampoule "économique" coûte beaucoup moins cher à produire en Chine qu'en France: ils rejettent les déchets de fabrication (mercure...) dans les rivières, qui les rejettent dans la mer, histoire que le monde entier bouffe leur merde. Pareil pour les circuits imprimés (acide nitrique en pleine terre
)... j'en passe et des meilleures. L'arbitrage salarial, on peut se battre en augmentant la productivité. Les arbitrages écologiques, faut d'abord passer en dictature. Oui, c'est en cours, je sais.
Oui les USA sont protectionistes dans le sens où ils n'hesitent pas à favoriser leur entreprises nationales, tout comme la france le fait et a l'intension d'encore plus le faire.
Mais c'est très loin de ce qui se fait au Magreb, au Moyen-Orient, en Chine et quelques autres pays où des règles extrêmements strictes s'assurent que les bénéfices d'une entreprise employant ou vendant la bas reviennent en priorités aux locaux.
Edité par bejarid le samedi 4 août 2012 à 11:24
"Le passage de CETA relatif à ACTA" plutôt non ?
Les principes de liberté (dont économique comme le libre-échange), soit disant primordiaux, sont foulés au pied pour renforcer le pouvoir des institutions en place et du contrôle du super-état centralisé et dirigé par les Kommisars non-élus.
Le marché européen est peut-être unique, sa politique est inique.
Et beh perso je ne suis pas d'accord, quelques exemples:
les semensiers
l'élevage (OGM & Cie)
la chine (un libre échange de notre coté serait tout à fait catastrophique, même si c'est déjà un peu le cas)
Il y a plein de cas où on est protégé par le non "libre-échange", et heureusement!
Le libre échange ça ne marche que si totu le monde joue le jeu.
Faire du libre échange pendant que els autres sont protectioniste on voit ce que ça donne avec la Chine...
C'est justement le but d'un accord de libre-échange : retirer les barrières, pas en poser d'autres.
Et beh perso je ne suis pas d'accord, quelques exemples:
les semensiers
l'élevage (OGM & Cie)
la chine (un libre échange de notre coté serait tout à fait catastrophique, même si c'est déjà un peu le cas)
Il y a plein de cas où on est protégé par le non "libre-échange", et heureusement!
Avec ce raisonnement, ceux qui sont en prison (privés de liberté) sont aussi protégés de l'extérieur.
De quoi les 3 soit-disant exemples sont-ils des exemples ? Les semenciers créent des nouvelles variétés chaque année plus vite que la Nature pour que tu puisses payer ta bière, ton pain ou ton huile, par exemple, moins cher. Les OGM, c'est comme le nuage de Tchernobyl : il n'y a que les bouffons verts pour croire que le progrès s’arrête avec les frontières. Concernant la Chine, tu as déjà donné la réponse.











