Un faux éditorial attribué à Bill Keller, ancien rédacteur en chef du New York Times, a été publié hier sur Internet, reprenant très fidèlement les caractéristiques originales du site du célèbre quotidien américain. L'objet de l'article en question, Wikileaks, ne semble pas anodin au regard des relations houleuses entre le New York Times et l'organisation fondée par Julian Assange, qui a d'ailleurs revendiqué ce piratage sur son compte Twitter.
La fameuse page en question est toujours disponible à cette adresse. On y voit clairement le titre « The Opinion Pages » ainsi qu’un design, réplique du site Internet du New York Times. Les liens hypertextes fonctionnent, renvoyant vers les pages du site du célèbre quotidien. Intitulée « Wikileaks, A Post Postcript », cette page s’inspire très fidèlement d’un précédent éditorial publié en février dernier, « Wikileaks, A Postcript », et signé lui aussi par Bill Keller, ancien rédacteur en chef du New York Times.
Bref, tout correspond. Ou presque. En effet, contrairement aux éditoriaux du New York Times qui sont publiés sous l’URL « http://www.nytimes.com/pages/opinion/ », celle du faux éditorial d’hier l’est à l’adresse « http://www.opinion-nytimes.com/ ».
Mais alors, pourquoi l’adresse en question, n’appartenant pas au domaine du New York Times, a-t-elle réussi à faire autant parler d’elle ? C’est parce qu’un journaliste du célèbre quotidien, Nick Bilton, a partagé ce faux éditorial avec les 130 000 personnes qui le suivent sur Twitter. Dans la foulée, le journaliste dont on a usurpé l’identité pour publier cet éditorial, Bill Keller, a clairement indiqué sur Twitter qu’il s’agissait d’un faux. Bilton a alors effacé son tweet original, indiquant qu’il avait suivi l’indication d’un faux compte de Bill Keller... Pour prouver sa bonne foi, Bilton a publié un peu plus tard une capture d’écran de ce faux compte sur Flickr.

Règlement de comptes entre Wikileaks et le New York Times
L’objet de ce hoax n’était pourtant pas anodin, puisqu’il traitait de Wikileaks, pomme de discorde entre le New York Times et l’organisation fondée par Julian Assange. En effet, après avoir relayé les câbles confidentiels que s’était procuré Wikileaks, le célèbre quotidien avait raconté l’histoire relative à la publication de ces documents, se faisant très critique à l’égard de Julian Assange, comme l’expliquaient en janvier 2011 nos confrères d’Arrêt sur images.
Dans ce faux éditorial, l’individu se faisant passer pour Bill Keller exhorte notamment « Visa, Mastercard, et American Express de prendre une position commune contre l'utilisation des embargos financiers pour interdire les partisans de contribuer ou de souscrire aux organisations de médias protégés par le Premier Amendement et les lois sur la liberté d'expression ».
L'organisation a d'ailleurs revendiqué ce piratage sur son compte Twitter, expliquant dans un second tweet que la censure économique dont elle faisait l'objet n'était, elle, pas un faux, et que le New York Times ne disait rien. « Les rats » est-il précisé si l'on traduit littéralement, ou plutôt « Les enfoirés ».

Un lien Pastebin signalé depuis le compte Twitter de Wikileaks renvoie quant à lui vers des captures d’écran, à partir desquelles on observe que des tweets ont été effacés par Bill Keller. D’après cette image, on remarque que cinq heures avant que Bill Keller indique sur Twitter que l’éditorial était un faux, il avait retweeté un message renvoyant justement vers la page en question... Un étrange message « Je suis maintenant un expert en dressage. Demandez-moi n’importe quoi » fut également publié sur son compte Twitter, puis supprimé, alimentant les spéculations autour d’un éventuel piratage du compte Twitter de Bill Keller.
Il y a 39 commentaires
Wikileaks fait tout ce qu'il faut pour perdre en crédibilité ...
Bienvenu sur Internet




Wikileaks fait tout ce qu'il faut pour perdre en crédibilité ...
Peut-être que c'est comme pour la pub, celle que tu ne comprends pas ne te sont pas destinées.
Réussir à faire passer des informations qu'ils considèrent comme censuré par la presse soit disant libre ?
Réussir à faire passer des informations qu'ils considèrent comme censuré par la presse soit disant libre ?
La presse ne diffuse pas des informations qui peuvent mettre en danger une personne, on appel ça de la logique, après si tu veux être irresponsable et avoir la mort de qqun sur le dos, pas de soucis……
le NYT qui n'a plus rien a prouver sur sa qualité comme the guardians refusent de mettre les noms ou poster des choses illégales, que Wikileaks derriere laisse les noms des sources encore en place dans certaines zone dangereuse je trouve ça complètement stupide………
Libre ne veut pas dire inconscient

La presse ne diffuse pas des informations qui peuvent mettre en danger une personne, on appel ça de la logique, après si tu veux être irresponsable et avoir la mort de qqun sur le dos, pas de soucis……
le NYT qui n'a plus rien a prouver sur sa qualité comme the guardians refusent de mettre les noms ou poster des choses illégales, que Wikileaks derriere laisse les noms des sources encore en place dans certaines zone dangereuse je trouve ça complètement stupide………
Libre ne veut pas dire inconscient


Le nom des sources est justement modifié.
Verifie tes sources
La presse et les média en général sont victime des lobby, c'est pas nouveau et faut pas chercher plus loin
Le nom des sources est justement modifié.
Verifie tes sources
La presse et les média en général sont victime des lobby, c'est pas nouveau et faut pas chercher plus loin

donne moi tes sources alors
Peut-être que c'est comme pour la pub, celle que tu ne comprends pas ne te sont pas destinées.
J'étais ironique sur ma première phrase, mais quel crédit accorder à Wikileaks qui ne rechigne pas sur la manipulation et la création de faux pour servir ses intérêts ?














