L’eurodéputé Marc Tarabella nous a indiqué que c’est dans six semaines que José Manuel Barroso devra répondre à sa question parlementaire sur CETA. Cet accord passé avec le Canada par la Commission européenne au nom de l’Union suscite interrogations et critiques puisqu’il reprend plusieurs passages d’ACTA, pourtant massivement rejeté par le Parlement européen.
Pour le chef de délégation PS belge au Parlement européen, ce qui compte n’est pas tant le contenu de la réponse, mais l’effectivité du traitement. « Ce qui est important, nous précise son bureau parlementaire, c’est qu’ils changent l’accord. L’important est que le résultat final n’aille pas à l’encontre de la protection des droits des citoyens. Si le texte comporte les mêmes dangers qu’ACTA, il ne faut pas que la Commission s’attende à une autre réponse de celle qui fut donnée sur ACTA. »
Et sur l'analyse faite s'agissant des deux accords internationaux, pas de doute : « s’il y a les mêmes passages entre CETA et ACTA, c’est qu’il y a les mêmes plumes et donc les mêmes personnes. Il peut y avoir une coïncidence sur une phrase, non sur une vingtaine d’articles similaires mot pour mot ! » Cette similarité, cet effet miroir entre ACTA et CETA donne du coup un fort crédit à la toute-puissance des multinationales dans les négociations. La crainte est qu’un jour des textes passent au travers, sans actionner les signaux d’alerte (parlementaires, citoyens, presse, etc.). « Il est vraiment temps qu’on légifère sur ce qu’est le droit d’auteur, la protection des données dans le cadre d’une législation européenne updatée. Avec une législation forte, on a moins à s’inquiéter. Les textes flous iront juste rebondir contre elle. »
« Notre problème sur ACTA ou CETA n’est pas lié à une question de légalité. Notre problème principal est de juger de la dangerosité des termes. Un texte peut être légal, mais dangereux. Les eurodéputés sont là pour sanctionner cette dangerosité. Nous donnons donc une réponse politique, non juridique. »
La réponse du président de la Commission européenne est attendue dans les 6 semaines. Elle a été posée sous la forme d’une procédure d’urgence.
Il y a 34 commentaires
Normal, au final, on vise toujours les mêmes pigeons
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c'est la CATA
Edité par Manu114 le mercredi 11 juillet 2012 à 17:40

Edité par tot0che le vendredi 18 janvier 2013 à 19:33
Pour ACTA / CETA, c'est la même : refusé dans un premier temps, on va trouver une autre porte ou aller frapper, ça finira bien par passer.
Pas évident ça. Un patch powered by ACTA pourrait très bien se greffer sur la "législation forte" et entrer en vigueur dans l'indifférence générale
Faut vraiment qu'on garde nos "hommes de confiance" (ça inclu aussi les femmes hein) à l'oeil aussi bien en France qu'en Europe :/
Edité par werewindle le mercredi 11 juillet 2012 à 18:11
Mon petit doigt me dit que ça ne doit pas être le seul projet qui reprend les mêmes termes que l'ACTA.
Il doit sans doute y avoir une ribambelle de ce genre d'"accords" qui attendent sagement que le précédent se fasse dégommer. A force, un des projets ACTA-like finira bien par passer.
C'est ce qu'on appelle la stratégie de l'usure...
Pour préciser ce que certains ne veulent pas comprendre. Mais je ne suis pas sûr qu’avec toutes ces précisions cela les convainc d’approuver ACTA parce que c’est de l’idéologie, du fantasme. Il faudrait aussi changer le nom parce qu’ACTA personne ne sait ce que c’est, mais tout le monde est contre.
On peut se dire qu'elle devait déjà savoir que ça allait revenir.











