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COSIP : le président du CSA favorable à une extension de la taxe sur les FAI

Mais uniquement pour l'audiovisuel

Michel Boyon, président du CSA, a expliqué à Fontainebleau qu’il était favorable à l’extension de l'assiette de la contribution COSIP payée par les fournisseurs d’accès.


réseau local internet

 

Aux Journées de la Création, à Fontainebleau, Michel Boyon a milité pour une extension de la contribution COSIP sur les FAI : « à titre personnel, je ne trouverais pas anormal d’étendre, de façon progressive et mesurée, l’assiette de la contribution COSIP à la charge des fournisseurs d’accès à internet qui, jusqu’à présent, repose sur 45 % seulement du produit des abonnements ». Le Compte de soutien à l’Industrie des Programmes Audiovisuels (COSIP) est notamment alimenté par une taxe sur le chiffre d’affaires des intermédiaires. Le fonds est ensuite géré par le CNC qui le redistribue aux « oeuvres audiovisuelles originales à vocation patrimoniale qui présentent un intérêt particulier d’ordre culturel, social, technique, scientifique ou économique. »

 

Pour le président du CSA, l’assiette - 45% - sur laquelle on applique les barèmes COSIP, serait trop étriquée : « je me demande bien au nom de quoi, surtout si l’on constate le nombre de vidéos regardées, chaque année, sur l’internet ou le taux de pénétration de l’ADSL dans les foyers français ! » L’intéressé s’est cependant gardé de définir un nouveau périmètre de taxation.

 

A Fontainebleau, toujours, Boyon milite aussi pour de « nouvelles contributions adaptées à l’environnement numérique » : « Ceux qui me connaissent savent que je défends, depuis des années, un principe simple, de justice économique : tout service qui tire un revenu d’une œuvre audiovisuelle doit nécessairement contribuer à la création et à la production. Si la culture n’a pas de prix, elle a un coût ! C’est d’ailleurs dans cet esprit que s’inscrivent les travaux conduits par la commission de suivi des usages de la télévision connectée, présidée par Emmanuel Gabla, qui s’est réunie hier, en formation plénière, au Conseil ». Cette problématique pourrait viser à faire contribuer des plateformes comme Youtube ou Dailymotion. Problème : elles n’ont pas la qualité juridique de SMAd et sont du coup non assujetties.

La SACEM favorable au partage (de la manne)

D’autres acteurs lorgnent avec intérêt les caisses des FAI. Récemment, dans une interview sur Électron Libre, le nouveau directeur général de la SACEM milite pour un partage de la ponction. Une idée qui passe mal, côté audiovisuel. Selon lui, « il est normal et juste que le produit de cette taxe soit partagé, ne serait-ce que parce que notre industrie a souffert la première, historiquement, du piratage sur internet, et qu’elle a largement nourri la prospérité des FAI qui ont fait leur marketing sur le dos de l’industrie musicale. Je ne vois d’ailleurs pas pourquoi on s’obstine à enfermer cette taxe dans la seule logique des services audiovisuels, quand elle est pleinement justifiée pour toutes les industries culturelles qui souffrent d’un transfert de valeur injuste vers les télécoms et certains grands acteurs de l’internet, ce qui est vrai pour la musique autant que pour le cinéma ou l’audiovisuel ».

Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

Le 6 juillet 2012 à 10:37 (7 820 lectures)

Il y a 32 commentaires

Avatar de methos1435 INpactien
methos1435 Le vendredi 6 juillet 2012 à 10:43:24
Inscrit le jeudi 6 février 03 - 4919 commentaires
La sacem, ou comment reagir comme un vautour qui fonce vers la moindre taxe...

Nananère on étaient là les premiers ! ..... Pitoyable.
Avatar de TizeN INpactien
TizeN Le vendredi 6 juillet 2012 à 10:49:14
Inscrit le mercredi 23 décembre 09 - 118 commentaires
Mais ils ont pas fini de se plaindre encore une fois?
Ils ont pas d'autre truc à faire? Genre trouver des programmes/artistes originaux et VRAIMENT intéressant?
Avatar de tmtisfree INpactienne
tmtisfree Le vendredi 6 juillet 2012 à 10:50:54
Inscrite le mercredi 19 avril 06 - 1724 commentaires
un principe simple, de justice économique

Sous prétexte que certaines industries ont un modèle économique qui n'a pas su s'adapter aux évolutions de leur secteur, il faudrait subventionner et donc continuer à supporter leur absence de réactivité par de l'argent légalement volé à ceux qui travaillent et produisent.

Une position protectionniste vielle comme le monde mais toujours aussi anti-économique et fallacieuse : la seule justice serait de les laisser s'adapter ou disparaître sans gaspiller l'argent des autres. Qui a dit qu'on avait un système capitaliste en France/Europe ?

Edité par tmtisfree le vendredi 6 juillet 2012 à 10:52
Avatar de CryoGen INpactien
CryoGen Le vendredi 6 juillet 2012 à 10:52:26
Inscrit le jeudi 12 mai 05 - 1446 commentaires
Le premier parle d'aide pour supporter la culture audiovisuelle et la SACEM debarque avec le piratage...
Avatar de CryoGen INpactien
CryoGen Le vendredi 6 juillet 2012 à 10:52:26
Inscrit le jeudi 12 mai 05 - 1446 commentaires
doublon.
vive la version HTML 5.

Edité par Cryogen le vendredi 6 juillet 2012 à 10:56
Avatar de Mavelic INpactien
Mavelic Le vendredi 6 juillet 2012 à 11:00:29
Inscrit le samedi 15 septembre 07 - 774 commentaires
La sacem, ou comment reagir comme un vautour qui fonce vers la moindre taxe...


Je trouve que comparer cette organisation et ces volatiles est méprisant pour ces derniers : le vautour est très utile pour nettoyer la nature et joue ainsi le rôle peu envié d'éboueur, évitant les épidémies ; peut-on en dire autant de la SACEM ?

Par contre, on peut comparer cette organisation privée à droits publics (!?!) à des pirates : dès qu'ils sentent qu'il y a des valeurs à prendre quelque part, ils se précipitent et attaquent violemment...
Avatar de mckro INpactien
mckro Le vendredi 6 juillet 2012 à 11:06:30
Inscrit le lundi 28 juin 10 - 87 commentaires
En même temps le président du CSA il est pour tout ce qui pourrait garder l'audiovisuel français dans le 20e siècle, en gardant un pouvoir discrétionnaire de censure et des sous pour ses potes les chefs de l'industrie de l'entertainment.
Avatar de tazvld INpactien
tazvld Le vendredi 6 juillet 2012 à 11:14:11
Inscrit le jeudi 10 novembre 11 - 621 commentaires
Bon, la encore, j'ai toujours rien compris avec les raccourcis qu'ils prennent pour justifier leur taxe? En gros, parce que l'on peut regarder des vidéo sur internet, il faut payer une taxe qui reviendra à je ne sais qu'elle acteur de la culture par un chemin tellement tournée et détourné que finalement ma contribution forcé servira peut être pas le véritable destinataire. Surtout, à qui cette argents devrait être normalement destiné (je ne parle pas des intermédiaire, mais du acteur de la culture)? Car si c'est encore pour "Poubelle la vie" et autre "Johnny", non merci, je ne bois pas de cette eau là moi monsieur, et je dirait même que cette source est boudé des internaute.
Avatar de 2show7 INpactien
2show7 Le vendredi 6 juillet 2012 à 11:18:28
Inscrit le vendredi 24 juillet 09 - 7360 commentaires
Il est un fait que si vous payiez directement les artistes, il y aurait énormément de chômeur et moins de majors aux gros appétits

Edité par 2show7 le vendredi 6 juillet 2012 à 11:19
Avatar de tmtisfree INpactienne
tmtisfree Le vendredi 6 juillet 2012 à 11:31:52
Inscrite le mercredi 19 avril 06 - 1724 commentaires
En même temps le président du CSA il est pour tout ce qui pourrait garder l'audiovisuel français dans le 20e siècle, en gardant un pouvoir discrétionnaire de censure et des sous pour ses potes les chefs de l'industrie de l'entertainment.

Bien vrai. Le but de toute organisation publique, une fois créée, est de justifier son existence en offrant aux politiciens le seul langage qu'ils comprennent : taxes et subventions.
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