Mardi, la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) tenait son assemblée générale annuelle. Pascal Nègre, qui se trouve être aussi le président de cette organisation, a profité de l’occasion pour déjeuner avec certains journalistes, dont Rémi Bouton. Ce dernier a mis en ligne un extrait sonore (disponible sur son blog), dans lequel on entend le célèbre patron d’Universal Music France s’exprimer au sujet d’Hadopi.
Sur l’efficacité de la riposte graduée, le quinquagénaire reprend les chiffres officiels de la Haute autorité : « À l’arrivée, il s’est passé ce que l’on avait dit depuis le départ : sur 1 million d’emails envoyés, 95 % des gens arrêtent. Les gens ne veulent pas d’emmerdes... Et sur ceux qui remettent ça, la centaine de milliers de lettres recommandées, il y en a à nouveau 90 % qui arrêtent ».
« les autistes, il faut leur parler ; et les énervés, il faut leur foutre un coup sur la gueule »
Jusque là, tout allait bien. Seulement, sur le diagnostic, le point de vue se fait plus virulent : « À l’arrivée, il reste trois autistes et cinq énervés. Alors les autistes, il faut leur parler ; et les énervés, il faut leur foutre un coup sur la gueule, ça les calme » s’emporte Pascal Nègre (à 2' sur l'extrait audio). Les autistes apprécieront. Tout autant que ceux qui s'estiment injustement accusés par la Hadopi jusqu’à la troisième recommandation (comme ce fut le cas de Robert Thollot, cet enseignant qui a obtenu finalement gain de cause après un an de procédure).
Pascal Nègre a enfin rappelé que la Haute autorité avait de manière indiscutable « un effet », lequel était d’après lui « spectaculaire ». Il s’est ainsi réjoui des « 18 millions de visiteurs uniques sur les sites légaux de musique alors qu’il n’y en a que 4 sur les réseaux P2P (source Médiamétrie) ».
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Il y a 298 commentaires


Faut lui parler en lui mettant sur la gueule c'est ça?












